Affichage des articles dont le libellé est terrorisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est terrorisme. Afficher tous les articles

dimanche 19 août 2018

Métro Z


©Rageot
💀💀💀💀
 Titre : Métro Z
Auteur : Fabien CLAVEL
Maison d'édition : Rageot (thriller)
Date d'édition : juin 2014
Nombre de pages : 215

Lecture effectuée dans le cadre de la sélection pour le deuxième Prix Les Imaginaires. 
Voir ici l'organisation de ce prix qui s'adresse aux adolescents :  http://blogsenclasse.fr/23-benevent-college-les-imaginaires/

 La petite histoire


Emma est excédée quand son métro reste bloqué à la station Châtelet. Déjà qu'elle doit s’occuper de Natan, son petit frère autiste... Quand une explosion retentit dans le wagon voisin, elle se rue, paniquée, dans les couloirs envahis par une épaisse fumée jaunâtre. Emma réalise que tous les accès sont condamnés et que Natan n’est plus avec elle ! Partant à sa recherche, elle observe le comportement étrange et terrifiant des autres passagers : indolents, marmonnant, les yeux dans le vague…
 Ce que j'ai pensé de ce roman...

  Je ne suis pas une adepte du genre Z. Les morts-vivants et le cannibalisme et la violence qui accompagnent ces créatures n'est pas trop ma tasse de thé. Mais j'ai réussi à passer mon dégoût grâce à une action prenante avec des thématiques qui m'ont intéressées : tractations politiques pour étouffer l'affaire, manipulation du public par la désinformation, traitement du terrorisme.

Un peu de frissons, de l'action, des personnages attachants avec Emma, Natan, son frère autiste et C'byl, une graffeuse qui n'a pas froid aux yeux. Du suspense et de l'émotion grâce à une intrigue bien amenée, rien de mieux pour cette histoire de zombies s'adressant à  un public ado, amateur de sensations glaçantes.

 Nous assistons à une virée aux enfers (métro parisien, huis clos cauchemardesque et glauque) qui permettra au final à un frère et une sœur que tout oppose de se retrouver.
Claustrophobes et zombiphobes s'abstenir ! L'hémoglobine et l'adrénaline font bon ménage dans ce thriller flippant où l'instinct de survie est le seul moyen de rester en vie.

Petit bonus : l'on retrouve , adulte l'héroïne de Décollage immédiat, Nuit blanche au lycée et Captive , Lana Blum, ici personnage providentiel qui va donner un coup de pouce à nos jeunes survivants de cette contagion zombie.

" D'abord une lumière. Ensuite un bruit épouvantable.
Puis, tout le monde est jeté par terre. Quilles de bowling renversées par une boule invisible.
Emma ne maitrise plus rien. Son corps réagit à sa place. Elle voit ses mains se tendre pour amortir le choc avec le sol. Mais il est déjà semé d'individus enchevêtres, sorte de tas informe d'où émergent des bras et des jambes. Curieusement, elle ne distingue aucune tête.
C'est peut être un cauchemar..."


mercredi 13 décembre 2017

Vous n'aurez pas ma haine


Lady Beetle on emojidex Lady Beetle on emojidex Lady Beetle on emojidex Lady Beetle on emojidex Lady Beetle on emojidex

Vous n'aurez pas ma haine

Antoine LEIRIS
Fayard
avril 2016
139 p.


Antoine Leiris nous fait part de sa douleur à travers une lettre, comme un cri à la vie, après l'assassinat de sa femme le 13 novembre 2015 au Bataclan.  

" Nous ne reviendrons jamais à notre vie d'avant. Mais nous ne construirons pas une vie contre eux. 
Nous avancerons dans notre vie à nous."

Mon avis 



J'ai beaucoup pleuré à la lecture de ce récit poignant. 
Antoine Leiris nous livre ses souffrances, ses doutes et sa détermination pour élever coûte que coûte son fils dans la liberté et non la peur, dans la vie et non dans le ressassement de la mort, dans l'amour et non la haine. 
Ce message d'homme qui se veut debout face à l'adversité, à l'ignominie est comme une claque. Car c'est lui qui nous délivre un message de paix, de tolérance alors qu'il vit  l'atrocité de la perte d'un être cher. 

"On me demande si j'ai oublié ou pardonné. Je ne pardonne rien, je n'oublie rien, je ne passe sur rien et surtout pas si vite. Lorsque chacun sera retourné à sa vie, nous vivrons toujours avec. Cette histoire, ce sera notre histoire. La refuser serait se renier.
 
Cette lettre est un début de résilience pour cet homme qui se voit seul avec son fils, avec des responsabilités certaines qu'il va devoir affronter seul maintenant.

"Hélène était au présent. Elle était tout entière aux instants qu'elle vivait.
 
Il reprend le cours du récit dès le choc de l'attentat et énumère ces faits et gestes, son ressenti jour après jour avec l'attente interminable et torturante de l'annonce, la vie et ses rituels avec son enfant en parallèle et les non dits, les révélations à faire pour avancer, pour ne pas voiler la vérité. 

" L'attente est un sentiment qui n'a pas de nom. A l'heure où je lui lis une dernière histoire, elle les porte tous à la fois. Elle est chagrin, espoir, tristesse, soulagement, surprise, effroi."


" J'aurai aimé que mon premier livre soit une histoire, et surtout pas la mienne. J'aurai voulu aimer les mots sans les craindre."


Beaucoup d'émotions ressenties à la lecture de ce témoignage bouleversant et certainement des phrases et des réflexions qui m'habiteront longtemps. 
J'ai aimé la justesse des sentiments et  l'évocation de la dureté, la banalité du monde qui continue d'avancer alors que pour soit l'essentiel a disparu. 
Par-delà l'histoire, les mots d'Antoine Leiris visent au coeur et derrière l'homme l'on perçoit un écrivain de talent.  

 

"On ne se soigne pas de la mort. On se contente de l'apprivoiser. L'animal est sauvage, ses crocs sont acérés. J'essaie juste de construire une cage pour l'enfermer. Elle est là, juste à côté, attend la bave aux lèvres de me dévorer. Entre elle et moi, des barreaux de papier. Lorsque l'ordinateur s'éteint, la bête est libérée."

Le Garçon de feu

  Le Garçon de feu Sarthak Sinha Editions Du Ricochet EAN : 9782352635512      Un petit album plein de tendresse avec ce feu follet. Tim se...