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samedi 20 février 2021

Crocs & Alambics

  


Crocs et alambics, recueil de nouvelles 

@crindechimere 

janvier 2021

230 p.


ISBN : 9782491874131

 

Un recueil de 10 nouvelles qui tourne autour de la notion de monstruosité avec des savants fous aux expérimentations horribles, en passant par des vies extraterrestres asservies par les humains, des androïdes à l'humanité avérée, des hommes dépourvus d'empathie avec des nouvelles de science-fiction, de steampunk, de fantasy pirate voire de conte. La monstruosité sous toutes ses formes.

 


Merci aux éditions Crin de chimère pour cet envoi.

Mes préférées sont la plus belle des réussites de @alexandre.fritz.karol une nouvelle fantasy mêlant habilement steampunk et piraterie au milieu de monstres et créatures ; Partie de chasse de @fabrice.pittet.auteur dans la veine d'un space opera déjanté avec un duo hilarant et une créature hybride entre Jabba le Hutt et le Sarlacc ; j'ai aussi apprécié le conte fantastique de Kaegor de Rion Xoth : la Mort personnifiée et la recherche d'immortalité d'un alchimiste rendu fou par ses expérimentations.
Un bon recueil pour frissonner et s'interroger sur ce qui fait de nous un monstre ou un être pensant doué d'empathie pour l'autre.

samedi 14 novembre 2020

#PLIB2021 Upside down

 

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Upside Down
Richard Canal
Mnémos
août 2020
365 p.
#ISBN:9782354088316 
 #PLIB2021
@leplib2021 

Le contexte de lecture

Je lis ce roman dans le cadre de la masse critique Babelio dont je remercie les organisateurs pour la proposition et l'éditeur pour l'envoi. je l'ai lu dans le cadre d'une lecture commune organisée au sein du PLIB 2021, prix de l'imaginaire francophone. 

La petite histoire
Nous sommes dans le futur de la Terre et ses habitants sont divisés entre deux factions : l'une privilégiée vivant dans des atolls volants dans l'atmosphère terrestre et la grande majorité d'humains vivant en bas sur la surface de la Terre polluée, détruite, à l'agonie. Mais la révolte gronde à tous les étages...

Ce que je retiens de cette lecture...

L'univers
 
C'est un monde dichotomique et dystopique qui nous est retranscrit ici. 
Up Above (UA), le monde des riches est très aseptisé, froid,  factice, fait d'illusions comme les décors de cinéma qui envahissent cet espace sophistiqué et bourré de technologie. Seul les paradis artificiels permettent aux résidents de cette prison dorée de s'échapper d'un quotidien programmé. 
Down Below (DB), la surface terrestre est le monde des laissés pour compte, des travailleurs, des mineurs, des décérébrés asservis aux divertissements virtuels.
Mais si l'on zoome un peu on peut observer des individus particuliers et des êtres hybrides ou technologiquement avancés qui bigarrent cette civilisation contingentée.

Les personnages
 
Dans ce roman choral, où les points de vue alternent et proposent des visions de ce monde en perdition, l'on retrouve des humains, des clones, des Intelligences Artificielles des Keïnos, sortes d'animaux évolués dotés du langage humain, des Flottants, des transhumains ? à la longévité augmentée... 
Cette pluralité de ressentis permet de brosser le portrait d'une société au bord de la révolte sujette aux changements. 

L'on suit Duke Margoulis, un Flottant et Stany un chien keïno, son partenaire de galères et d'enquête. Un personnage désabusé, sorte d'avatar des détectives des films américains des années 40. 

Maggie Cheung, énième clone de l'actrice hongkongaise des année 90, ne supportant plus sa vie fade d'actrice condamnée à jouer la vie d'une autre.

Ferris, un artiste total et révolutionnaire à la relation fusionnelle artistiquement parlant avec Kim aux dons surprenants. 

D'autres personnages gravitent autour de ces deux mondes que tout oppose et réunit à la fois. 

Les IA ont une place particulière, elles aussi dans cette société apportant une part de créativité, d'inventivité dont semblent dépourvus les habitants de Up Above. 

Le bémol dans ce choix d'écriture est que l'on se perd un peu surtout au début avec ces personnages singuliers. Il faut s'accrocher pour ne pas perdre le fil et comprendre les tenants et aboutissants de cet univers, son organisation et les relations que les uns et les autres entretiennent.

La critique de notre monde à la dérive

J'aime beaucoup le questionnement, l'envie de changement que l'on sent poindre à travers les points de vue. 
On retrouve des accents de Blade Runner dans la réflexion de la clone Maggie Cheung, comme un écho aux questions des androïdes. 
Chaque personnage est en recherche d'identité, d'ancrage à la réalité pour ne pas sombrer dans le grand sommeil de l'illusion ou le désespoir qui est le lot de nombreux terriens et subterriens. Ce miroir qui déforme nous informe sur nos propres dérives écologiques, technologiques, sur nos valeurs bafouées, sur nos vies déconnectées de la réalité de l'autre, de soi et de la Terre. Pourtant une note d'espoir vibre... L'art a ici cette fonction de cristalliser l'espoir, de motiver la révolte et l'envie de vivre. 

C'est un roman âpre, ardu dans la lecture avec une réflexion sur le devenir de l'homme face aux enjeux démographiques, économiques, climatiques, écologiques. 
L'auteur se sert de personnages emblématiques et singuliers pour donner à voir un monde possible si l'on ne change rien mais il laisse une graine d'espoir qui ne demande qu'à germer.


dimanche 2 février 2020

Les Nocturnes #Plib2020


Crédits : Lynks
 🦉🌑🌙🦉

Les Nocturnes  #Plib2020
Tess Corsac
Lynks
mars 2019
370 p.
#ISBN9791097434274 

Le texte d'éditeur

 125 Rouges. 125 Verts. 250 amnésiques. Et combien de Nocturnes ?
Nous avons cherché par tous les moyens à découvrir pourquoi nous étions enfermés ici. Si seulement nous avions su... Aurions-nous quand même été jusqu'au bout ?
Nous avons cherché par tous les moyens à découvrir pourquoi nous étions enfermés ici. Si seulement nous avions su... Aurions-nous quand même été jusqu'au bout ?

Un nom, un bloc, une couleur d'uniforme : Rouge ou Vert. Ce sont les seules informations dont disposent les deux-cent-cinquante pensionnaires de la Croix d'If, entrés dans l'institut sans le moindre souvenir et sans opportunité de sortir.
Natt Käfig est un Rouge du bloc 3A. Il est le dernier à avoir vu Laura, une Verte, avant sa mystérieuse disparition. Il se fait approcher par un groupe d'élèves... Qui sont ces " Nocturnes " qui ont besoin de son aide et qui pensent que Laura avait découvert les raisons de leur présence dans l'institut ? Rouges et Verts vont devoir collaborer pour percer le secret de la Croix d'If et échapper à l'administration. Y parviendront-ils en apprenant qu'ils sont prisonniers pour des motifs différents ?


La petite histoire

Natt semble se réveiller d'un profond sommeil quand il voit cette jeune fille traverser de nuit l'institut des papiers sous les bras, elle fuit... Une étincelle s'est allumée dans son regard, celle de la révolte, de l'envie de savoir, il va rejoindre les Nocturnes. Mais qui sont-ils, que font-ils dans l'ombre ? Que veulent-ils ? 


Le contexte de lecture

 Les Nocturnes est un des sélectionnés du #plib2020 et un livre que je souhaitais découvrir dès sa sortie. Une excellente lecture qui mérite largement sa place dans cette sélection. 
 
Crédits : leplib

 
Ce que je retiens de cette lecture...

L'atmosphère du bouquin est brouillardeuse comme l'esprit des jeunes enfermés dans cet institut. Le lecteur découvre au rythme de Natt la vie et les secrets de ce lieu. L'on se révolte à l'unisson contre les non-dits, les règles. L'autrice met en place un huis clos étouffant où 250 jeunes s'observent, se jugent, s'allient sous la surveillance constante de "l'etablishment", une autorité taiseuse qui supervise leur quotidien et s'immisce dans leur intimité. Pas de liberté pour les membres de cet institut, mais pourquoi ? 

 Beaucoup de rythme et d'action. De la tension tout du long.
Tess Corsac nous tient en haleine du premier mot au point final et même quand des révélations sont faites, elle maintient une pression de dingue. L'action prend le relai de la réflexion et nos nerfs sont mis à vif.  J'ai frémi en suivant Natt dans sa quête de vérité et d'identité. 
 C'est certainement la qualité première de ce récit faire vibrer le lecteur au diapason de ses héros. 

J'ai apprécié chaque personnage de l'histoire même si l'on suit plus particulièrement Natt. Ils ont tous des personnalités duales, complexes, non tranchées, ils sont comme la couverture, à la tonalité grise ni tout à fait blancs ni tout à fait noirs. Ils sont jugés, ils se jugent entre eux, ils se jugent eux-mêmes, mais ils sont le miroir d'une société rongée par la culpabilité sans savoir comment réagir et agir.
La thématique de la culpabilité et la recherche d'identité sont intimement liées ici. L'introspection est de rigueur dans ce récit d'action, une plus-value non négligeable qui donne force et qualité à l'histoire.

Mise ne réseau 

Un huis clos haletant avec des rebondissements jusqu'aux dernières lignes.
A rapprocher de La Tour de Cécile Duquenne ou encore  Naissance  des cœurs de pierre d'Antoine Dole, pour les amateurs de film de Vol au-dessus d'un nid de coucou avec Jack Nicholson  pour les quelques schèmes en commun qui ne laissent pas indemnes.


mercredi 4 septembre 2019

Les Abîmes d'Autremer

 
Crédits : ActuSF/Naos


 🚀🐋🌌🌠🪐
Les Abîmes d'Autremer, l'intégrale
Danielle Martinigol
Editions Actu SF
Naos
janvier 2017
496 p.

 
 La petite histoire (première période : l’Élue)
 
Sandiane Ravna vient d'être évacuer après un incident sur son vaisseau grâce à un astronef de la planète-océan Autremer. Elle et son père grand reporter et fouineur incontesté souhaiteraient interroger le pilote de l'abîme, ce vaisseau spatial sauveteur. L'accès à la cabine de pilotage leur est interdit. Commence alors pour Sandiane une enquête qui va la conduire sur la planète-océan. Elle va se lier d'amitié avec des habitants et découvrir leur secret. Peuvent-ils lui faire confiance au vu de sa recherche de notoriété ?

Le contexte de lecture
 

J'ai fait cette lecture pour découvrir l'autrice jeunesse Danielle Martinigol dont je n'avais lu aucun roman. Elle sera présente aux Aventuriales fin septembre et je souhaitais lire au moins un de ses ouvrages avant ce salon. Je l'ai découvert cet été : la couverture étant de bon temps avec la saison et mon envie du moment.

J'ai choisi de découvrir la trilogie  Les Abîmes d'Autremer,  regroupant les Abîmes d'Autremer renommée  l'Elue, suivi de l'Envol et de l'Appel anciennement l'Envol de l'Abîme et l'Appel des Abîmes, additionnée d'une nouvelle préquelle l'Enfant et l'Abîme. 

 
Ce que je retiens de cette lecture...


Je parle ici principalement de la première période pour éviter les spoils. (les deux autres périodes et la nouvelle en fin d'articles)

L'univers créé et les thématiques abordées
C'est un space opera voire plutôt un planet opera pour la première partie avec la découverte de la planète-océan Autremer. Une planète recouverte d'eau constellée de millions d'îles et aux deux lunes. On découvre avec l'héroïne la flore et surtout la faune de cette planète paradisiaque du moins dans le circuit touristique.

L'autrice dans ce cadre de science-fiction va parler surtout des rapports humains : de la confiance principalement. Elle est interroge son lecteur sur la notion de vérité : est-ce que toute vérité est bonne à dire ? Quelle conséquences peuvent  engendrer des révélations à l'échelle d'une famille, d'une planète, d'un système solaire ? Elle aborde les thèmes du secret, de l'entraide et de l'amitié.
Elle nous parle de préservation des espèces, de biodiversité.
Elle avance également une critique vis-à-vis de la médiatisation à outrance, de la déconnexion avec la nature pour une sur connexion au virtuel.

Les personnages
Enfin elle crée un récit initiatique qui amène Sandiane à renouer avec sa nature profonde, à trouver son identité dans le cosmos, à répondre à un manque, un vide dans sa vie.
 On découvre également les Autremeriens, leur façon de vivre à travers une famille soudée : Mel, Madery, Paul.
Le père et la mère de Sandiane ont des personnalités diamétralement opposées : le père est en quête de scoop et de notoriété assez imbu de lui-même alors que la mère aspire au calme et est férue d'objets qui ont une histoire, un vécu.
Et enfin, on apprend à connaître petit à petit les Abîmes, vaisseaux ô combien fascinants.


 La petite histoire (Deuxième époque : l'Envol)

15 ans après la révélation sur les Abîmes, Corian, un jeune homme d'une planète hostile devient un des participants du show de téléréalité  : les Vainqueurs de l'Impossible. Show qui filme l'osmose entre Abîme et Perl. Nous retournons donc sur Autremer pour retrouver Sandiane et sa famille ainsi que les Abîmes, ces vaisseaux organiques qui peuvent passer en hypervitesse par stase.



 La petite histoire (Troisième époque : l'Appel)

Corian, Aëla et Djem se retrouvent quelques années plus tard jeunes adultes. Aëla est toujours aussi rebelle et fascinante tout comme son Abîme noir, Jang-al.  Un nouveau personnage Chaddy va faire son entrée dans cette aventure qui va aller au-delà de la galaxie à la poursuite des Abîmes.


 La petite histoire (La nouvelle : l'Enfant et l'Abîme)

La première rencontre d'un Abîme et d'un Autremerien. 

En bref


 La lecture de cette trilogie a été un véritable plaisir. J'ai adoré suivre Sandiane, Mel, Corian, Aëla, Chaddy  et les Abîmes. Les événements s'enchaînent l'on suit l'évolution du récit au même rythme que l'évolution des personnages. 
Un space opera doublé d'une saga familiale à mettre entre toutes les mains. 

Un vrai dépaysement et de belles réflexions positives et constructives qui font écho à notre monde.

mardi 3 septembre 2019

La Reine du Diable Rouge


Crédits : Pulp Factory
 🚀🤖💫🔫
La Reine du Diable Rouge
Jean-Christophe Gapdy
Pulp Factory
janvier 2019
203 p.

Le texte d'éditeur

 Gerulf, l’androïde, est le précepteur de Thomas. Lorsque le jeune garçon est enlevé, face à la lenteur des polices terrestres et malgré le peu d’indices dont il dispose, il se lance à sa recherche. Au cours de ses investigations, il découvrira une autre disparition qui lui semble inexplicablement liée : celle d’une jeune femme sur Mars.
Avec ténacité et pugnacité, il va enquêter, ce qui le conduira dans des situations de plus en plus périlleuses où se croisent intelligences artificielles, pirates et bellicistes des forces spatiales. Et, surtout, il fera la connaissance du Diable Rouge et de sa fascinante Reine.


"  Quand les coïncidences dépassent leurs probabilités, il ne s'agit plus de hasard, mais de manœuvres. "




La petite histoire

Nous sommes dans les pensées de Gerulf, le garde du corps de Thomas, le fils d'un magnat de l'industrie. Il rêve de devenir détective interplanétaire. La disparition du jeune homme, lui permet d'espionner, questionner et soulever un mystérieux complot qui concerne plusieurs entités : la Spatiale, l'autorité entendue, les pirates toujours à l'affût de butins et une organisation secrète dirigée par la reine du Diable Rouge. Ce que je ne vous ai pas dit c'est que Gerulf, féru de films noirs américains est un androïde sophistiqué qui n'a rien à envier à l'inspecteur gadgets.

Le contexte de lecture

Premier roman lu de cette maison d'édition qui favorise l'imaginaire et le mélange des genres avec une pointe de nostalgie pour la SF des années 70 semble-t-il.
C'est ma première lecture pour le #PumpkinAutumnChallenge 2019 dans le menu Automne Astral. Je valide ainsi la catégorie 2 "Rêverons-nous de moutons électriques ?" avec androïdes en guest star. 

Ce que je retiens de cette lecture...


Je dirai d'emblée que j'ai adoré cette enquête policière et futuriste avec un héros androïde à la personnalité atypique et attachante. Mais seulement pour les 150 premières pages ensuite c'est assez décousu et ne m'a pas apporté la fluidité et la satisfaction des premières pages. C'est bien dommage car on progresse bien dans ce space opera allant de planète en vaisseau à la poursuite d'indices de pistes et voies sans issue. 
 J'aime beaucoup le détective intelligence artificielle ainsi que Wu, l'IA vaisseau mais je n'ai pas beaucoup d'empathie pour les autres personnages. 
J'apprécie le mélange des genres : policier et SF, le cocktail est plutôt réussi.

 

dimanche 11 août 2019

La Tour sans fin


Crédits : Scrineo
🤖🗿🍃✂
La Tour sans fin
Pascal Brissy
Scrineo
avril 2019
127 p.

La petite histoire

Titus Prime, jeune garçon doué en informatique, vient d'avoir 13 ans et est promu jeune ambassadeur de Babel 232. Mais à peine est-il arrivé au niveau supérieur que son protecteur le consul Jasper est empoisonné et qu'il est accusé du crime. Commence alors pour lui une descente vertigineuse dans la tour où il fait la connaissance de Rukia, une rebelle clandestine du lieu. Titus n'aura alors de cesse de prouver son innocence. 

Ce que je retiens de cette histoire...

L'auteur nous happe d'entrée de jeu et on n'a pas le temps de souffler dans cette course-poursuite plongeante dans les entrailles de Babel 232, une des tours vertigineuses de la planète Terre polluée il y a de cela des lustres et dont l'air est irrespirable pour les humains et animaux. 

Titus Prime ne doit sa survie qu'à sa vivacité et son intrépidité mais aussi à une sauveteuse inattendue Rukia, jeune fille volontaire, hargneuse et très futée. Lors de cette descente nous allons rencontrer des personnages hauts en couleur : un cyborg colossal Atlas plus que déterminé à attraper Titus, un gamin des égouts,Flip accompagné d'un rat Slime, Mama Zonga,  raffolant des énigmes chef d'un réseau  clandestin. 

En quelques pages, l'auteur réussit la prouesse de nous faire aimer ses personnages, d'être accro à son récit où complots, amitiés et trahisons se succèdent et c'est là que je me dis que j'aurai bien pris quelques pages de plus pour ne pas quitter si vite les personnages et les voir explorer un peu plus ce monde futuriste. 

 Une aventure à découvrir à mettre en parallèle avec les clefs de Babel de Carina Rozenfeld ou encore la citadelle du vertige de Grousset ou bien Les Filles de la pluie de Jérôme Leroy.

Un régal donc que je conseille à tous les aventuriers et joueurs de "shifumi"  dès 9 ans.


samedi 10 août 2019

Saga, tome 3 et tome 4 (comics)



 💗💗💘💗💗

Saga, tome 3 et tome 4
Brian K. Vaughan et Fiona Staples
Urban comics
(Indies)
avril 2014
janvier 2015 
144 p. (chaque opus)

Les petites histoires

Dans le tome 3, la course-poursuite est de rigueur pour les chasseurs de prime et autres épouses esseulées. Mais les embûches sont de la partie. 

Dans le tome 4  : petit saut dans le temps : Hazel marche et le couple a trouvé refuge sur Jardinia, la maman bosse pendant que le papa pouponne. Mais cette accalmie va-t-être de courte durée, les poursuivants les talonnent et un danger autre se profile. 

Ce que je retiens de cette lecture...

C'est punchy, coloré, vif, drôle et j'adore tous les personnages qui gravitent autour des planètes et à la surface. A chaque tome :  ses questions, son suspens. Une saga prometteuse.   
Le trio familial est craquant, mais une nouvelle idylle va naître entre deux êtres que tout semble séparer.
Les auteurs ne nous lâchent pas une seconde, les rebondissements s'enchaînent et nous restons enchaînés au livre, presque en apnée pour ne pas en perdre une miette. Encore deux tomes dans ma PAL qui ne vont pas tarder à être dévorés.


vendredi 26 juillet 2019

Projet Oxatan


Crédits : Flammarion/Mango
 🏯🌌🚀🏯
Projet Oxatan
Fabrice Colin
GF Flammarion
(Les Étonnants classiques)
mars 2008(éd. originale 2002)
179 p.


Texte d'éditeur 

« J' ai rêvé de la mort. J'ai rêvé que la mort nous frappait. Un, deux, trois. » C'est cette confidence de Phyllis qui m'a décidé à tenir mon journal. Pour parler de nous quatre : Phyllis, Diana, Jester et moi (je m'appelle Arthur), pour raconter enfin cette vie étrange dans le Bunker sous la surveillance de mademoiselle Grâce, notre gouvernante. Le Bunker est une grande maison entourée d'un marais infesté d'alligators, construite au fond d'un cratère martien recouvert d'une jungle où, paraît-il, vivent des ogres. Une prison, quoi. Et puis un jour tout s'est accéléré et, comme l'a prédit Phyllis, la mort a frappé. Un, deux, trois.

La petite histoire

Mars, 2541, nous découvrons l'histoire d'Arthur, Phyllis, Jester et Diana à travers le journal tenu sur 13 jours par  Arthur. Ce sont quatre adolescents vivants dans une enclave sur Mars, isolée de tout et de tous. Pendant ces quelques jours leurs vies vont basculer. En voulant explorer le territoire de l'autre côté du grillage il vont enclencher les premiers jalons qui vont les libérer et leur faire découvrir la vérité sur leur passé. 


Ce que je retiens de ce roman jeunesse...

Arthur, par le biais de descriptions rapides et de dessins nous donne à voir l'univers clos dans lequel il évolue avec ses compagnons d'infortune. L'ambiance est tout de suite pesante et mystérieuse. On a l'impression de se trouver dans un bayou de Louisiane ou a fortiori dans une jungle maya avec la pyramide en décor de fond. On a une sensation de moiteur qui semble engluer les personnages en ce lieu malsain. 

Le texte est concis et ne permet pas un réel attachement aux personnages, c'est dommage car ils ont tous des caractères particuliers. Il manque un petit supplément d'âme pour pouvoir vibrer avec eux plus sensiblement. 

Le choix du journal, pour raconter les événements est assez agréable, des zones d'ombres subsistent auxquelles nous n'aurons pas de réponses et nous vivons les différents moments à travers le ressenti d'Arthur, plongé dans le doute et l'action bien malgré lui.


Un huis clos de science- fiction jeunesse bien ficelé et raconté à travers le journal d'Arthur, un enfant vivant reclus dans une enclave sur Mars. En 13 jours, sa vie et celles des quelques habitants de cet endroit isolé bascule irrémédiablement.

lundi 22 juillet 2019

Absurditerre

Crédits : Rebelle éditions
 💚💚💚💚
 Absurditerre
Azelma SIGAUX
Rebelle éditions
juin 2018
193 p.
ISBN : 9782365386944

Le texte d'éditeur
Dans un futur utopique, les humains vivent au sein d'un monde verdoyant, pacifique, généreux et altruiste. Pour éviter que les erreurs du passé ne se répètent, et afin de préserver cette vie idéale pour l’éternité, un programme scolaire est mis en place. Il s’agit de sensibiliser les élèves aux plus grands échecs de l’Histoire. 
Ainsi, un professeur va raconter, chapitre après chapitre, qu’il fut un temps où l’argent, la hiérarchie, le pouvoir, la maltraitance animale, la pollution, les frontières et bien d’autres inventions humaines, existaient. 
A travers les récits de l’enseignant, chaque sujet est poussé à son absurdité. Les enfants vont alors découvrir avec stupeur les passages les plus surréalistes du passé. 

Mais le futur s’avérera-t-il aussi parfait qu’il n’y paraît ?



Ce que je retiens de cette histoire...

Enfin, je sors ce livre de ma PAL et je suis ravie de cette lecture rafraîchissante et réflexive tout à la fois. 

J'avais découvert En toute transparence une aventure fantastique que j'avais plutôt aimé et j'avais accroché sur l'écriture de l'autrice.

L'intrigue est bien amené avec cet "instituteur" du 3ème millénaire qui initie à l'histoire ancienne ses petits élèves : ils leur parle de notre Terre polluée physiquement mais aussi politiquement, économiquement. Comment parler des armes, des voitures, de l'argent et des religions quand tout ceci n'existe plus (en apparence) dans ce monde futuriste utopique. Le "maître" propose des fables, satires de la société du 21ème siècle pour susciter réactions et pensées chez ses jeunes apprenants. Mais quelles graines essaie-t-il de semer ? Des graines de discorde ? Ou cherche-t-il à rendre meilleure cette génération future ? Si le roman répond en partie à cette question, ce qui fait l'essentiel du propos c'est le miroir que l'autrice nous tend pour que l'on voit la désastreuse situation où aujourd'hui l'on se trouve, sans pessimisme, mais un réalisme teinté d'ironie. Elle propose une satire assez moderne de notre société à travers des contes, fables de notre temps qui ne sont pas dénués de sagesse, bien au contraire. 

A nous, lecteurs d'aujourd'hui dans prendre de la graine !

" La dépendance aux autres mène à la mort. le véritable pouvoir commence par celui que vous avez sur votre propre corps.  "

Ce livre est une réflexion sur notre mode de vie mercantile, où l'argent et le pouvoir pourrissent nos rapports humains. 

La forme adoptée avec des petites fables et anecdotes racontées par un maître d'école à de jeunes enfants à l'an 3000 est originale mais un peu trop didactique à mon goût. 

Cela reste une belle découverte et un bon support pour s'interroger sur son propre comportement.

dimanche 14 juillet 2019

Zita, la fille de l'espace, tome 1

Crédits : Rue de Sèvres 

🚀🌠🌌🚀
Zita, la fille de l'espace, tome 1
Zita the Space Girl, book 1
Ben Hatke
Rue de Sèvres
novembre 2013
192 p.
ISBN : 9782211220378

Le texte d'éditeur

Zita et Joseph jouent dans les bois quand ils trouvent un étrange appareil qui projette Joseph dans la galaxie. Pas le choix, Zita ne peut que suivre le même chemin pour tenter de sauver son ami. Elle se retrouve sur Sciptorius, étrange planète peuplée d'espèces multiformes, menacée de destruction par un astéroïde géant. Zita n'a que trois jours pour mener à bien sa mission : retrouver Joseph et rentrer sur terre !

La petite histoire

Zita et son ami Joseph trouve dans un trou fait par une météorite un appareil qui les conduit sur une planète en sursis. Joseph a été propulsé sur la planète seul et Zita après plusieurs manipulations de l'engin arrive à son tour mais trop tard, elle le voit se faire enlevé. Elle va trouver des alliés (robots, extraterrestres et humanoïdes) prêts à l'aider à quitter cette planète qui va être détruite incessamment sous peu par une méga météorite.


Ce que je retiens de ce comics...

 L'univers créé est riche avec des créatures extraterrestres très différentes avec des caractères dociles ou grognons, des robots belliqueux,cruels ou compatissants. Zita est une jeune fille déterminée et intrépide prête à affronter tous les dangers pour sauver Joseph.  Les cases sont colorées et le rythme est soutenu dans ce tome qui se dévore sans aucun souci.
Un comics jeunesse très dynamique avec des personnages extraterrestres et robotiques nombreux et aux motivations très variées sur une planète en pleine apocalypse. Une histoire à suivre...

samedi 29 juin 2019

Planète centrale 2 : zone rouge

Crédits : Rivière Blanche
🚀🚀❤🚀🚀

Planète centrale, tome 2 : Zone rouge
Yaël-July NAHON
Rivière blanche
avril 2019
209 p.


Le texte de l'éditeur
Aya Stilstone jeune capitaine rebelle va prendre son destin en main et décidera de poursuivre ses aventures, quels qu’en soient les risques, aussi bien dans l’espace que sur sa propre planète bien décidée à retrouver le Golden Hind et le Commandant Shamgar.

Elle plongera au cœur de la Planète Centrale et de ses zones interdites, elle sera confrontée à la mort, au chagrin, à la trahison, à la folie des hommes et des autres peuples qui vont jalonner son parcours sur fond de lutte de pouvoir et de guerres intergalactiques.

Yaël-July Nahon est un auteur de genre dont les nouvelles plusieurs fois primées explorent aussi bien la Science-Fiction que le Polar, le Western, la Fantasy, les vampires ou le Fantastique. Avec la suite de Planète Centrale, l’auteur nous plonge dans un Space-Opera qui interroge sur l’ivresse du pouvoir.


La petite histoire

Nous retrouvons Aya, seule, dans la zone des G5, au chômage depuis qu'elle a perdu son vaisseau-déchet. Mais qu'est un pilote sans un engin à commander. Elle va décider de se trouver du travail en zone rouge, en toute illégalité... la piraterie s'ouvre à elle ! Nous allons une fois encore sillonner l'espace avec elle avec une arrière-pensée retrouver Shamgar et le navire-corsaire  le Golden Hind. Elle va bien entendu  se retrouver au coeur de problèmes intergalactiques et semer la zizanie.

Le contexte de lecture

Je me suis achetée cette suite dès sa sortie et je trouve enfin l'occasion de dévorer cette lecture. Je suis contente de retrouver les personnages et l'ambiance toute particulière de ce space opera.

Ce que je retiens de cette lecture... 

Parlons d'abord de cette couverture signée Yves Krief : j'adore les micro détails qui reprennent des éléments du livre. Cette composition fourmille de pièces de puzzle qui assemblées rend justice à l'ambiance de ce récit. 

 Nous retrouvons la Planète centrale avec de nouvelles zones explorées, loin d'être des paradis, ce sont des lieux de corruption et d'illusions. J'ai aussi apprécié de séjourner à nouveau sur la Planète sans nom, à bord du Golden Hind...
Une fois encore Yaël-July Nahon construit le récit de façon à entraîner son lecteur dans l'action et les péripéties, pas de temps mort, on dévore les pages. On passe d'un complot résolu à de nouvelles questions, à de nouvelles trahisons. Les émotions sont elles aussi au rendez-vous, rien n'est épargnez à Aya qui est ballottée dans ce monde de brutes ou la légèreté, la paix sont absentes. 

J'aime énormément les dialogues piquants notamment entre Aya et le père de Shamgar. 

Enfin, revenons aux personnages. Aya s'étoffe un peu, prend de l'assurance, de la confiance, des responsabilités. C'est le personnage le plus intéressant car il est en perpétuel questionnement. Shamgar va montrer qu'il pratique un double-jeu fait de faux-semblants pour être stratège. Son père est un personnage odieux, tacticien, sans coeur. Nous allons retrouver des amis et faire la connaissance de personnages secondaires attachants parfois, exécrables souvent. Chacun permet de créer un univers riche, multiple et cohérent.

 Une suite très attendue et qui tient ses promesses. Aya se retrouve au coeur de l'action et va prendre le commandement dans ce monde régit par les faux-semblants, les complots, le pouvoir en gardant sa fraîcheur, sa naïveté, sa spontanéité et ses émotions. Une héroïne malgré elle que l'on veut suivre... Un roman SF vivifiant à mettre dans toutes les mains (accessible, addictif) et sous la dent.

jeudi 13 juin 2019

Automates


Crédits : Mango
 🏍🏍🏍🏍🏍
Automates
Nathalie Le Gendre
Mango
Autres Mondes
Janvier 2010
193 p.

Le texte d'éditeur
 
Dans un proche futur, les motos sont devenues intelligentes mais les hommes, eux, sont transformés en automates, au sens propre par l'implantation d'un cerveau-ordinateur et au sens figuré, car ils ont mis en place une société figée qui brime les femmes. Andhré-Ann, se battra pour réaliser son rêve : participer à des courses de motos, épreuves interdites aux filles.


La petite histoire
 
 Nous suivons l'histoire d'Andhré-Ann, jeune fille de presque 17 ans qui vit dans un monde futuriste. Dans ce monde, les femmes n'ont pas le droit de pratiquer la moto, doivent être habillées en robe, tout ce que ne fait pas Andhré-Ann. Un événement douloureux va briser sa famille et le seul espoir pour la réunir à nouveau, c'est qu'elle participe aux courses de moto des Olympies...

Ce que je retiens de ce roman... 

L'univers futuriste

On se retrouve vers 2200 avec un monde ultra-connecté mais avec des idées archaïques sur le plan de l'égalité homme-femme, sur l'éthique et sur l'acceptation des orientations sexuelles notamment. Les sciences sont à un tournant avec l'implantation dans le cerveau d'un système qui annihile les émotions. La cybernétique est très poussée au détriment parfois de l'humanité. J'ai bien aimé les descriptions simples et claires pour décrire ce monde et nous y plonger.


L'intrigue et les thèmes abordés

L'autrice nous entraîne dans une course contre la montre à la suite d'Andhré-Ann qui va passer par de douloureuses épreuves et des choix difficiles pour enfin obtenir sa liberté et se définir vis-à-vis des autres.
J'ai apprécié le questionnement du personnage principal sur son ressenti, ses émotions. J'ai  aussi aimé la façon d'aborder l'homosexualité et sur un autre plan : les questions éthiques autour de la mort et la vie prolongée.


Les personnages


Andhré-Ann est un personnage complexé, en construction et qui va par le biais de sa quête, s'initier au monde adulte et trouver son identité, s'accepter pleinement. C'est un personnage qui évolue tout au long du roman physiquement et sur le plan des émotions. 

Illana est une amie rassurante mais qui cache un lourd secret. C'est elle qui va donner confiance à Andhré-Ann pour qu'elle s'accomplisse. 

Le Professeur Allen, le père d'Illana, est abject dès sa première phrase. C'est le personnage horripilant par définition : vil, cruel, calculateur et mégalomane, savant fou amoral.

L'écriture

Cette histoire se dévore, le rythme est soutenu et les chapitres filent comme Andhré-Ann sur sa moto à vive allure, et c'est grisant. J'ai pris un réel plaisir à la lecture même si je pouvais deviner la suite, je me suis laissée séduire par ce récit prenant.

En résumé 

Un roman SF pour ado très bien mené avec des personnages fouillés des sujets qui permettent de réfléchir à l'acception des différences , à la place de la femme et à la liberté.

Le Garçon de feu

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