mercredi 30 janvier 2019

Le journal de Gurty, tome 5 : Vacances chez Tête-de-Fesses


©Sarbacane
 🐶🐕😼🐾

Le journal de Gurty, tome 5 : Vacances chez Tête-de-Fesses
Bertrand Santini
Sarbacane
Pépix
novembre 2018
180 p.
ISBN : 9782377311590

La petite histoire 

Gaspard et Pépé Narbier, les humains de Gurty et de Fleur sont hospitalisés pour jambes cassées. Leurs voisins, les Caboufigues, proposent de prendre leurs chiennes en pension jusqu'à leur retour. Les deux amies vont donc devoir vivre sous le même toit que leur ennemi préféré : Tête de Fesses. Mais le terrible chat n'entend pas céder un millimètre de son territoire à ses deux « étrangères »... La cohabitation ne s'annonce pas de tout repos ! 

Le contexte de lecture

Lecture à deux voix avec mon fils, une lecture hilarante que l'on adore partager. 

Ce que je retiens de cette lecture...

Un énième opus toujours aussi revigorant et drôle. C'est une joie de retrouver Gurty, Fleur et son ennemi juré Tête-de-Fesses avec en prime le Journal de Jean-Jacques, le chat assassin (ou psychopathe à 4 pattes) qui concurrence Gurty  en tant qu'écrivain. 
Les aventures rocambolesques dans l'avion rappelle un épisode précédent. L'auteur use et (abuse ?) des mêmes ficelles, mais qu'en ça marche, pourquoi sans priver ?  
Un bon moment de lecture pour se poiler et rire à gorge déployer. Des minutes de rire précieuses pour décompresser. Merci pour ce moment de détente !



dimanche 27 janvier 2019

Rhizome


©Seuil
❤❤❤❤

Rhizome
Nadia Coste
Seuil
octobre 2018
349 p.
9791023510508

La petite histoire

 2081. Après une catastrophe écologique sans précédent, la planète survit grâce aux Plantes, végétaux importés d'une des lunes de Jupiter, qui purifient l'air et l'eau.

Mais leur prolifération inquiète la communauté scientifique et le gouvernement envisage des mesures drastiques pour contrôler leur développement...

Jaro, un jeune botaniste qui étudie l'évolution de ces végétaux extraordinaires, développe une étrange maladie. Bientôt, il croit entendre une voix à l'intérieur de lui... Une voix qui réclame son aide.

Et si les Plantes avaient besoin d'un ambassadeur pour parler en leur nom ?


Le contexte de lecture

Lu dans le cadre de la sélection des Imaginaires 2019-2020 et dans le cadre du challenge Bookineurs en couleur, couleur verte pour la couverture.

Ce que je retiens de cette lecture ...

L'intrigue

Elle se met en place tranquillement avec la présentation de Jaro et de son entourage Manuela, ses collègues de boulot, sa famille. L'explication de ce monde futuriste sujet aux complications climatiques (dues aux hommes et à leur exploitation abusive des ressources planétaires).

Nous sommes dans un futur proche 2081 avec un système inégalitaire où les habitants des tours vivent dans des conditions idéales d'air purifié par les plantes alors que les réfugiés climatiques au pied de ses tours aseptisées, meurent à petits feux, mal nourris et avec des complications respiratoires.   
La deuxième partie du récit s'apparente à un récit d'actions, de complots déjoués et de courses poursuites pour dévoiler au monde la vérité. Réflexion et action se mêlent habilement pour donner naissance à un très joli roman de science-fiction.

Les personnages


Suivre le destin de Jaro n'aura pas été exempt d'émotions. Je ne cacherai pas que j'y ai été de ma petite larme ( plusieurs fois) face au destin de Jaro et sa compagne Manuela.
Le personnage de Semper, inédit, est intéressant à suivre dans son apprentissage.

J'ai adoré suivre le questionnement, la colère, les doutes, l' évolution et la prise de conscience écologique  de Jaro qui mettent à mal les préjugés et les directives qui régissent les tours oxygénées grâce aux plantes.

En résumé


Un SF pour ados et adultes qui véhicule des messages de tolérance, de respect de la différence et de nécessité de préservation de la biodiversité.

samedi 26 janvier 2019

Aya de Yopougon, tome 1


©Gallimard
 ❤❤❤❤❤
Aya de Yopougon, tome 1
Marguerite Abouet
Clément Oubrerie
Gallimard (Bayou)
octobre 2005
96 p.
9782070573110

La petite histoire 

 En Côte d'Ivoire, dans les années 1970, l'époque est insouciante. L'auteure raconte à travers l'adolescence d'Aya l'école obligatoire, le travail facile, les hôpitaux bien équipés, l'absence totale de définition ethnique, dans une Afrique sans guerre et sans famine. 


Prix du premier album du Festival de la BD d'Angoulême 2006.

Le contexte de lecture

 Recommandation d'un élève originaire de Côte-d'Ivoire et qui adore l'histoire d'Aya, lu dans le cadre de l'opération "Vendredi, chut ! on lit...  ", bien installé sur la couette au CDI.




Ce que je retiens de cette bande-dessinée...

Ce premier tome ne met pas Aya au premier plan, l'on découvre ses amies, sa famille et le voisinage à Yop city. 
C'est une véritable satire de la société ivoirienne dans les années 1970. C'est très drôle et en même temps l'autrice dénonce sans moraliser la frivolité des hommes, le problème de la protection des femmes du point de vue de la sexualité (pas de contraception, problème de l'avortement sauvage,...).  


Aya est un personnage foncièrement positif, moderne qui cherche à sortir des carcans traditionnels de la jeune femme à marier.  Elle est douce, intelligente et à l'écoute des autres, mais aussi incorruptible et libre. 
J'ai passé un très bon moment avec Aya et j'ai adoré découvrir son environnement, sa vie dans la banlieue pauvre d'Abidjan. 
Cette bande-dessinée n'a pas pris une ride en presque 15 ans.


Ma sélection hiver 2018-2019

vendredi 25 janvier 2019

Planète centrale


©Rivière blanche

🌏🌠 🌌🌟🚀

Planète centrale
Nahon, Yaël-July
Rivière Blanche
avril 2018
171 p.
9781612277578

La petite histoire

Aya Stilstone vient de la Planète Centrale colonisée par les humains depuis des temps immémoriaux. Elle est la jeune capitaine d’un gigantesque vaisseau-déchets, le 55B. Elle vogue seule de planète en planète pour accomplir sa tâche routinière.
L’abordage du 55B par un navire-corsaire va bouleverser la monotonie de sa vie.
Les révélations du Commandant Shamgar sur la réalité de sa planète, régie par un système autoritaire fait d’intrigues, de guerres larvées, de coups d’État feront s’effondrer les certitudes de l’indisciplinée Aya. En découvrant un nouvel univers où le pouvoir n’est pas là où on le pense, un univers où l’obéissance aveugle n’est pas une fatalité, un univers où les guerres sont légion tout comme l’émerveillement et l'amitié qui lui était jusqu’alors inconnue, Aya devra s’affranchir du système d'enfermement imposé par la Planète Centrale pour concrétiser son désir de liberté.
Des aventures l’emmèneront dans des mondes inconnus, à la rencontre de peuples fantastiques et attachants aux coutumes étranges sur fond de guerres inter-galactiques.


Le contexte de lecture

Lecture en vue d'une sélection pour Les Imaginaires, lecture SF et qui valide ma lecture pour le challenge SF un jour, SF toujours. 

Ce que je retiens de cette lecture...

L'intrigue

On se retrouve à bord d'un immense vaisseau-déchets avec une jeune capitaine solitaire, Aya Stilstone, qui au milieu d'un quotidien loin de tous, va se retrouver aux prises avec des pirates qui semblent en vouloir à son chargement de déchets. Elle va leur échapper et se retrouver devant le haut conseil de sa compagnie où son caractère bien trempé va être remarqué. Une nouvelle vie va alors commencer pour elle...

Une aventure trépidante avec un mystérieux corsaire, des vaisseaux spatiaux aux technologies innovantes ou faits de bric et de broc recyclé, des tractations,  des extraterrestres sages ou fous, mais souvent touchants et une guerre pour le pouvoir.

Les personnages

Aya Stilstone est une jeune femme, intelligente, émotive qui fonctionne à l'instinct. J'ai adoré l'accompagner dans son voyage intergalactique et intérieur, la voir évoluer, faire ses choix et rester intègre malgré l'adversité.  

Le commandant Shamgar est un homme au charisme séduisant, cultivé, généreux, dans la maîtrise, toujours. Ce qui est un brin agaçant. Il est le pendant parfait d'Aya. 

Ce duo fonctionne parfaitement et fait la force de cette histoire de complot, trahison et espionnage sur fond de guerre des étoiles.  

Écriture et style 

Une écriture fluide avec une construction de l'intrigue qui rend le récit addictif.


 Un petit space-opera avec une héroïne attachante et sensible qui va voir ses illusions voler en éclats et découvrir les rouages qui régissent sa compagnie de traitement de déchets et la Planète centrale. Des personnages que l'on espère retrouver dans de nouvelles aventures. 

mercredi 23 janvier 2019

#PLIB2019 La Marque rouge


©Scrineo

La Marque rouge
Ruberto Sanquer
Scrineo
février 2018
400 p.

#ISBN9782367405551

La petite histoire

 Comment échapper à la Mort quand elle vous traque ?
Que ses longs doigts osseux traversent votre lumen de sorcière ?
Qu'il vous reste tant à apprendre pour devenir une parfaite guérisseuse au service de la Nature ?

Une nouvelle année scolaire commence pour Louyse et ses treize amies apprenties-sorcières. Louyse pourrait espérer gagner ses galons, mais c'est compter sans la Mort...
Louyse parviendra-t-elle à maîtriser les forces élémentaires de la Nature pour sauver les siens ? Et défendre celui qu'elle aime d'un amour interdit ?


Le contexte de lecture

 J'ai découvert ce roman grâce au PLIB 2019, il fait partie de la sélection des 21. J'ai été attiré par cette histoire de sorcières à la magie particulière liée à la nature.

Ce que je retiens de cette lecture...

 D'abord je tiens à souligner que je n'ai pas lu l'Aura noire déjà avec Louyse et ce même univers, ce qui explique le fait que j'ai mis au moins 60 pages avant de rentrer véritablement dans le récit. 
 J'ai eu du mal à composer avec les 13 sorcières et leurs pendants masculins. Trop de personnages... A partir du moment où l'on se focalise sur Louyse et Dras tout va beaucoup mieux et l'action prend le dessus donnant du rythme à l'histoire. 

Revenons sur l'intrigue : l'autrice pose le décor dans une cité de magie, Isafjur,  au bord du chaos après une tempête dévastatrice nous sommes alors au début de l'été. Nous allons suivre les événements tragiques qui vont survenir, au fur et à mesure, dans cette cité durant une année entière. Chaque saison voit son lot de maléfices et de morts. Un mal étrange ronge la cité et ses habitants aux prises avec la malédiction de la marque rouge. La population va être sous le joug d'une sorcière démoniaque Pox qui veut récupérer le corps de Louyse, jeune sorcière aux pouvoirs étonnants et affirmés.
Ruberto crée une atmosphère oppressante autour de la citadelle de Lumière.

Les personnages qui ont retenu mon attention sont  : 
Louyse, une sorcière en apprentissage qui sous-estime ses pouvoirs mais fait preuve de volonté.
Dras est un ancien esclave du démon, enfin libre et qui fait preuve de sang froid et d'audace.
Cétus, est un être étrange des territoires du Nord, au service de la princesse Selanda
Pox est la méchante de l'histoire, horrifique et pugnace, obsessionnelle.
la Sentinelle Dame Maurey, divinatrice, elle représente la sagesse, la ténacité et la lucidité. Elle peut communiquer télépathiquement avec Louyse. C'est un personnage que j'apprécie tout particulièrement dans cette histoire.

La plume de Ruberto est agréable, fluide. J'ai apprécié la construction du récit en chapitre court avec les points de vue alternés des personnages : Louyse, Dras et la Mort (Pox).

Après un début en demi-teinte, je me suis laissée happer par l'histoire et ses personnages attachants. Une belle histoire de magie, de mal avec une pointe de romance que je rapprocherais pour son atmosphère de la série de fantasy que j'ai adoré et  dévoré Les Haut-conteurs de McSpare et Peru.

mardi 22 janvier 2019

Le jour où elle a pris son envol


©bamboo édition

Le jour où elle a pris son envol
Béka, Marko, Maëla Cosson France loisirs (Bamboo édition) 2018 69 p.
 9782818941638

©bamboo édition
  La petite histoire
Depuis sa rencontre avec Antoine, le sage-épicier, Clémentine a changé pas mal de choses dans sa vie. Mais elle n’a toujours pas trouvé ce qu’elle cherchait : le bonheur et l’apaisement. Quand elle retourne à l’épicerie, Antoine n’est plus là. Simon, un physicien apiculteur a pris sa place. Grâce à lui, Clémentine va entrevoir tous les chemins de vie possibles qui s’offrent à elle. Mais comment faire pour trouver le bon ? Pour le savoir une seule solution… Essayer ! 

©bamboo édition

  
Le contexte de lecture
Lu  la suite du tome 1 qui m'avait beaucoup plu. Un poil en dessous, trop artificiel et redondant dans les rencontres. Mais j'ai été ravie de retrouver Clémentine plus épanouie.

©bamboo édition


 Ce que je retiens de cette bande-dessinée...
Clémentine est le point fort de cette histoire. Les autres personnages sont assez anecdotiques et matérialisent son cheminement intérieur à mon sens. J'aime toujours autant les petites histoires de vie et de sagesse.  

"En fait le bonheur, c'est une vie avec de belles relations. Tout simplement..."
©bamboo édition


Le bonheur est au bout du chemin et c'est le chemin qui doit être apprécié, chaque moment de la vie doit être bonifié. Un message assez utopique mais qui donne le sourire. Ce qui est très méritant !

©bamboo édition


 

dimanche 20 janvier 2019

Le jour où le bus est reparti sans elle


©bamboo édition
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Le jour où le bus est reparti sans elle
Béka, Marko, Maëla Cosson
France loisirs (Bamboo édition)
2018
72 p.
9782298142068

©bamboo édition

La petite histoire

Le jour où le bus est reparti sans elle, Clémentine se retrouve coincée dans une singulière épicerie de campagne, loin de tout… mais jamais aussi près de trouver ce qu’elle cherche : des réponses à ses doutes existentiels. Les histoires zen d’Antoine, l’incroyable épicier, l’expérience de Chantal l’écrivain, le passage de Thomas le PDG-randonneur, vont irrémédiablement changer la vision de la vie qu’avait Clémentine. Comme chacun de ces personnages, la jeune femme va essayer de trouver son chemin vers le bonheur. Même si, comme tous les chemins, il emprunte parfois d’étranges détours…

©bamboo édition

©bamboo édition
 Le contexte de lecture

Lu dans le cadre de Bookineurs en couleur, session verte. 
©bamboo édition


Ce que je retiens de cette bande-dessinée...

Clémentine nous entraîne dans un séjour feel good et plein de sérénité. Les petites histoires zen qui parsèment le récit sont des aphorismes de sagesse qui permettent de prendre confiance en soi. Les couleurs douces accompagnent merveilleusement bien cette petite histoire tendre qui met du baume au coeur. Une bande-dessinée qui souligne l'importance des petits instants de bonheur qui parsèment la vie et permet de regarder le bon côté des choses. 

©bamboo édition

©bamboo édition



vendredi 18 janvier 2019

Gardiens de Cités perdues, tome 7 : réminescences


©Lumen

 ❤❤❤❤❤

Gardiens de Cités perdues, tome 7 : Réminiscences
Keeper of the Lost Cities , book 7 : Flashback
Shannon Messenger
Lumen
novembre 2018
762 p.
9782371021891

 La petite histoire

 Dans cet inoubliable septième volume de Gardiens des Cités Perdues du New York Times et du USA Today, Sophie doit laisser se confondre le passé et le présent, car les secrets les plus meurtriers sont toujours ceux qui s'effacent.
Sophie Foster ne sait pas quoi (ou qui) croire. Et dans un jeu avec autant de joueurs, la pire erreur peut devenir la mauvaise menace.

Mais quand les Invisibles prouvent à Sophie qu'elle est bien plus vulnérable qu'elle ne l'avait jamais imaginée, elle réalise qu'il est temps de changer les règles. Ses puissantes capacités ne peuvent plus la protéger à présent. Pour affronter des ennemis impitoyables, elle doit apprendre à se battre.

Malheureusement, l'entraînement au combat ne peut pas aider un de ses plus proche ami qui fait face à un danger tout à fait différent, où la seule solution implique l'un des plus grands risques que Sophie et ses amis n'aient jamais pris. Et la distraction pourrait être exactement ce que les méchants attendaient...



Ce que j'ai pensé de ce tome...

Je mentirai si je disais qu'il est parfait, loin s'en faut. Des longueurs ? Voyez le nombre de pages. Il y a moins d'actions, on s'empêtre dans les états d'âmes répétitifs de Sophie et les réponses ne viennent pas et de nouvelles questions apparaissent. Et pourtant cette série me ravie toujours autant et je veux en connaître le dénouement. 

Le point fort de cette histoire, ce sont ses personnages. J'adore toujours autant les relations qui se tissent entre eux et mon personnage préféré est irrémédiablement Keefe. 

Pour ne pas spoiler je dirai simplement que l'autrice est passer maîtresse dans les dialogues qui font avancer l'intrigue de quelques pions sur un échiquier machiavélique.  A quand échec et mat ? 

En résumé...

Heureuse d'avoir retrouvé Sophie et ses amis aux prises une fois encore avec les Invisibles. De nouvelles menaces, de nouveaux alliés, de récentes découvertes à propos de la progéniture de Silveny et Greyfell, et bien sûr de quoi alimenter les rumeurs de la team Fitzphie alors que je suis plutôt Keefe-Foster.

Le livre de mes émotions


©Gründ

 ❤
Le livre de mes émotions
Stéphanie Couturier
Maurèen Poignonec
Gründ
(Coin histoires)
octobre 2017
32 p.
9782324020674


©Gründ
La petite histoire


Un album interactif et amusant pour apprendre à reconnaître et maîtriser ses émotions !

Comment te sens-tu aujourd'hui ? Voici une jolie histoire pleine de tendresse et de poésie sur les émotions que ressentent les enfants tout au long de la semaine.
Un bel album avec des flaps et animations pour apprendre à maîtriser ses émotions, créé par une auteure sophrologue.



Ce que je retiens de cet album...

L'autrice reprend l'ordre des jours de la semaine et à chaque jour elle associe un événement courant et une émotion qu'il génère chez l'enfant. pour sept jours sept émotions différentes : la colère, la peur, la jalousie, la fierté, la timidité, la tristesse, la joie.
Un petit livre à rapprocher du superbe film d'animation Vice Versa, un film de Pete Docter et Ronaldo Del Carmen. 


©Disney / ©PIXAR

©Disney / ©PIXAR



Des petits conseils de l'autrice (sophrologue) sont donner pour gérer les émotions vives et pouvoir apaiser les tourments.


©Gründ
 Un album serein et bienveillant pour que le jeune enfant appréhende au mieux ses émotions, gère ses sentiments pour profiter au maximum de sa vie. Les dessins sont très mignons et pleins de vie : c'est croquignolet comme j'aime.

 Voici une toute petite sélection d'albums autour des émotions :


©Editions Quatre fleuves


©Ecole des loisirs /©Nathan/ ©Actes Sud junior/©Auzou/ ©Kaléidoscope/ ©Minéditions/ ©Didier jeunesse/ ©ptitGlénat/ ©De La Martinière jeunesse/ ©Hélium

jeudi 17 janvier 2019

Glouton : Croqueur de dinos


©Gründ
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Glouton : Croqueur de dinos
Nibbles : the Dinosaur guide
Emma Yarlett
Gründ
août 2017
32 p.
ISBN : 9782324020193

La petite histoire

Un album plein d'humour à la découverte des dinosaures !
GLOUTON, le croqueur de livres, a grignoté un trou dans le livre des DINOS. Maintenant, il sème la pagaille chez les tricératops. Vite ! Il faut le rattraper avant qu'il ne dévore tout le livre ! Ou qu'il ne se fasse dévorer...

Un album plein de surprises, avec des découpes, des flaps, et un petit monstre en fuite ! 


©Gründ


Le contexte de lecture

Cette lecture valide ma première couverture verte pour Bookineurs en couleur, session verte (challenge de Livraddict).
 Vous pouvez retrouver ma chronique de Glouton : le croqueur de livres déjà coup de coeur :
 https://chrisbookine.blogspot.com/2017/06/glouton-le-croqueur-de-livres.html

©Gründ


Ce que je retiens de cette lecture...

J'avais adoré le premier tome avec Glouton, farceur-dévoreur très facétieux.
Ce personnage tout jaune, petit monstre comme le nomme le narrateur ressemble à un Pacman sur pattes et à cornes.
ce petit rayon de soleil dévoreur est à la fois sympathique et horriblement dissipé, il ne tient pas une seconde en place.  J'ai aimé le retrouver au milieu des dinosaures et le suivre de page en page, de trou en trou. 


©Gründ


L'autrice-illustratrice s'amuse beaucoup et nous avec elle : elle use , abuse de trouvailles, de dialogues qui rendent très vivante cette histoire. Elle éparpille des indices un peu partout et il faut soulever des découpes pour poursuivre ce feu follet de Glouton. Les dessins sont très colorés, enfantins et débordent de joie de vivre. 
On passe un très bon moment. 
A quand sa prochaine aventure ? 

 Un nouvel album avec Glouton tout aussi réussi à la découverte des dinosaures que j'ai trouvé pet...tillant, interactif et drôle.

mardi 15 janvier 2019

Le Noir est ma couleur, tome 1 : le pari


©Rageot

 🔮🔮🔮🔮

Le Noir est ma couleur, tome 1 : le pari
Olivier Gay
Rageot
juin 2014
311 p.
ISBN:9782700242836

La petite histoire

 Normalement, Alexandre le bad boy du lycée n'aurait jamais prêté attention à Manon l'intello du premier rang. Pourtant, à la suite d'un pari, il a décidé de la séduire.
Normalement, Manon n'aurait jamais toléré qu'Alexandre vole à son secours. Pourtant dans l'obscurité d'une ruelle, sa présence s'est révélée décisive.

Alexandre doit se rendre à l'évidence. Rien n'est normal dans cette histoire.

Manon acceptera-t-elle qu'il entre par effraction dans son univers ?

Deux destins liés malgré les apparences...



Le contexte de lecture

Lu en lecture commune avec TobyH sur livraddict dans le cadre du challenge Mini bingo en duo. 

Ce que je retiens de cette lecture

 Olivier Gay sait créer une histoire addictive et son livre se dévore rapidement. C'est trépidant, avec peu de temps mort.

J'ai beaucoup apprécié les personnages avec des caractères marqués qui les rendent attachants surtout avec leurs défauts et leurs faiblesses. L'auteur a décidé de raconter leurs aventures en alternant les points de vue d'Alexandre et de Manon : cela dynamise le récit et permet de se retrouver dans l'esprit de chacun avec ses doutes, ses émotions profondes.  

J'avais lu le tome 1 de la magie de Paris et je retrouve ce même soin pour créer rapidement des personnages charismatiques. Il nous plonge dans l'action assez vite. 

J'aime la relation qui s'installe entre les deux personnages principaux et la façon d'aborder la magie de Manon. Elle est encore novice dans la maîtrise des couleurs mais fait preuve d'une certaine sagesse dans le maniement de ses pouvoirs quand Alexandre est un impulsif avec une volonté de fer, qui fonctionne à l'instinct.  

Il me tarde de retrouver ses deux-là dans des joutes verbales pour savourer les échanges.


samedi 12 janvier 2019

#PLIB2019 La Fille qui tressait les nuages


©Editions du Chat Noir
☁ ☁ ☁ ☁
 
La Fille qui tressait les nuages
Céline Chevet
 Les Éditions du Chat Noir
Neko
juin 2018
288 p.
#ISBN9782375680797


La petite histoire

Saitama-ken, Japon.
Entre les longs doigts blancs de Haru, les pelotes du temps s’enroulent comme des chats endormis. Elle tresse les nuages en forme de drame, d’amour passionnel, de secrets.

Sous le nébuleux spectacle, Julian pleure encore la sœur de Souichiro Sakai, son meilleur ami. Son esprit et son cœur encore amoureux nient cette mort mystérieuse. Influencée par son amie Haru, Julian part en quête des souvenirs que sa mémoire a occultés. Il est alors loin de se douter du terrible passé que cache la famille Sakai…
 
Contexte de lecture

Une lecture du#PLIB2019 : une découverte inattendue, surprenante et lancinante.

Ce que je retiens de cette lecture...

 La plume de l'autrice est soignée, avec de magnifiques envolées poétiques dans une histoire tragique. De plus, l'autrice construit son intrigue et nous plonge dans une spirale infernale de plus en plus sombre avec des rebondissements qui réorientent le point de vue du lecteur à chaque fois sur une nouvelle piste. J'aime le traitement de l'atmosphère qui entoure les personnages, toujours en accord avec leurs émotions. L'auteure file les métaphores dans son texte ciselé.

"Les rizières alentour avalaient le soleil dans leurs feuilles dorées."

[spoiler]
Elle aborde une thématique lourde celle du viol d'une enfant qui a des répercussions sur les générations suivantes. C'est l'histoire de Yuki, une enfant abusée, puis abandonnée qui engendre une succession de malheurs pour venger sa misérable vie. 
Et c''est Julian, un personnage qui n'appartient  pas à la famille maudite qui partage ses émotions, ressentis et visions avec le lecteur. Par le prisme de ses yeux, la réalité est distordue et il recrée tout un univers autour de lui où les éléments, les objets ont une vie propre et participent de l'atmosphère pesante de l'histoire. 

https://www.editionsduchatnoir.fr/


J'ai du mal à cerner Akiko, personnage insaisissable dans le récit, comme pour le lecteur. Elle semble ne pas avoir de consistance, de réalité propre. Elle semble n'exister que par et pour Julian, et encore avec difficulté pour lui aussi. Elle l'aide pourtant à lever le voile de ce secret familial macabre.

 "Finalement, le temps déchire les âmes comme le vent étire les nuages jusqu’à ce qu’ils ne soient plus que des lambeaux. C’est pour ça que j’aime les tresser, j’ai l’impression de les rendre plus robustes aux aléas du temps."


Haru est l'autre pendant féminin qui gravite autour de Julian et tresse les nuages et  caresse les chats, évoluant tel un rayon lumineux, tentateur, boudeur autour du jeune homme.

Les deux autres jeunes de l'histoire sont Souichiro et sa sœur. Souichiro est très charnel et désinvolte en apparence. Il est trop mature pour son âge à la recherche d'un contact physique pour exister et être aimé. 
Sa petite sœur apparaît  sous plusieurs facettes lumineuses ou très sombres avant que la réalité éclate en mille morceaux telle une porcelaine translucide et claire qui se casse sur un sol noir, dur et mat.

Les adultes sont tous très négatifs dans cette histoire : lâches, veules, possessifs, cruels, incestueux. Ils ne véhiculent aucun espoir. Seule la mère de Julian présente une figure positive et saine, mais elle a peu de poids dans ce récit. Melle Ikeda est une femme blasée par son travail et désenchantée dans sa vie sentimentale.


" Mais l'on n'est jamais aussi égoïste que lorsqu'on est amoureux. "


Une histoire de possession, de malédiction onirique et à l'atmosphère suffocante qui laisse un goût d'amertume et de tristesse, la dernière page tournée.

Inséparables de Sarah Crossan

Crédits : Rageot , Hellomarine 👄💗 1 💗👄 Inséparables Titre original : One (2015) Sarah Crossan Traduction  de Clémentine Beauva...