mercredi 31 janvier 2018

Challenge ultime young adult : niveau 3

Challenge ultime young adult : niveau 3

Niveau 3  : Lire un roman jeunesse/young adult dont le héros…
 
Je dois lire au moins 3 romans pour valider ce niveau !


1- est un garçon : Le Livre de Perle de Timothée de Fombelle lu 📔

2- a moins de 14 ans : Megumi et le fantôme d'Eric Senabre lu 📘

3- se découvre un don, des pouvoirs extraordinaires : Aelfic de Patrick McSpare lu 📕

4- est une créature fantastique : L'Héritier des Draconis 3 de Carina Rozenfeld lu 📔

5- est orphelin  :

4/5

Les Images du monde


❤❤❤
Les Images du monde

Denis Labbé

Nutty Sheep
août 2017 
68 p.

#PLIB2018

1246. Gossuin de Metz compose Image du monde, une encyclopédie illustrée qui obtient un formidable retentissement.  Au début du 20ème siècle, un étudiant suisse rédige une thèse sur ce manuscrit, tandis que ses amis font de même à propos d’autres grimoires étranges. Mais quelque chose va les empêcher de parvenir à leurs fins. Pour quelle raison ? Que contiennent ces œuvres qui ne doit pas être divulgué ? 


Le contexte de lecture
 
Merci à la maison d'édition pour l'envoi numérique de cet ouvrage dans le cadre du PLIB2018 (Prix Littéraire de l'Imaginaire de BooktubersApp 2018).

L'auteur

Denis Labbé est un adepte des littératures de l'imaginaire, comme en témoignent ces livres  : 






L'intrigue, les personnages
 
Denis Labbé propose un petit récit fantastique au milieu de manuscrits et autres grimoires. Nous débarquons dans l'histoire par la fin et le héros réalise un flash-back de sa vie pour nous expliquer les rouages qui l'ont amené à sa situation tragique actuelle. 

Un groupe de jeunes étudiants en littérature médiévale décide de réaliser chacun une thèse sur des manuscrits controversés aux quatre coins de l'Europe. L'auteur nous expose leurs divers travaux d'érudition, cite de nombreux ouvrages qui se recoupent les uns, les autres. Des menaces et des phénomènes inexpliqués les mettent en danger de mort.   J'avoue avoir eu l'impression de retrouver l'ambiance du Nom de la Rose d'Umberto Eco.

Mais je suis restée à distance des personnages, sans empathie pour eux. Je trouve que l'on ne fait qu'effleurer leur personnalité et c'est plutôt dommage.
L'auteur crée une ambiance fantastique qui s'étoffe progressivement. 
Je n'ai pas trouvé l'histoire originale et mes émotions sont très mitigées.

Le style et l'écriture de l'auteur

Une belle écriture ciselée, précise, assez fluide. Même si j'ai trouvé que l'on s'attardait un peu trop, à mon goût, sur les références livresques. 

Je n'ai pas été emballée par ma lecture qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.

 


dimanche 28 janvier 2018

#PLIB2018 Lebenstunnel 1 : Allégeance d'Oxanna Hope


Lebenstunnel 1 : Allégeance

Oxanna Hope

Éditions Rebelle
mai 2017
294 p.
#ISBN:9782365386104

Comment peut-on réagir quand on découvre une personne dans l'illégalité qui vous demande de l'aider, alors que vous savez pertinemment que vous allez aux devants de graves ennuis si vous ne suivez pas le règlement ?  Krista, jeune aryenne de 17 ans, décide pourtant d'aider cette femme enceinte en la suivant ,malgré elle, dans les égouts de Germania... Commence alors une course effrénée où de nombreuses illusions tombent, des rebondissements s'enchaînent et placent notre jeune héroïne face à ses propres contradictions, ses convictions émiettées. 

Le contexte de lecture

Une découverte liée à la sélection du Prix Littéraire de l'Imaginaire Booktubers App 2018 (#PLIB 2018)  et à l'envoi de l'epub par la maison d'édition Rebelle que je remercie. L'accroche du synopsis était très tentante avec cette uchronie où Hitler gagne la guerre et impose sa volonté. 

L'autrice

Elle a notamment écrit une saga d'Urban Fantasy (bit-lit): Go to Hell qui compte actuellement 4 tomes : 
Elle écrit donc essentiellement de la littérature SFFF.





L'intrigue 
 Le décor est planté d'entrée de jeu  : nous sommes à Germania, une nation dominante qui en 2145, impose sa volonté à travers le monde. Cette communauté est composée exclusivement d'Aryens, élevés selon une idéologie stricte qui rejette le faible, depuis la victoire, 200 ans plus tôt, du Fürher Hitler lors de la seconde guerre mondiale. Nous sommes à la fois dans une dystopie et une uchronie bien orchestrée.

Et c'est dans cet environnement très structuré et dirigiste que nous faisons la connaissance de Krista, une jeune Aryenne de 17 ans, travaillant à la régulation des naissances dans une maternité.

 L'autrice nous embarque très vite dans l'action après une mise en situation brève, mais efficace. A partir du chapitre 3, tout s'enchaîne très vite et les rebondissements fusent. Nous suivons Krista d'un bout à l'autre du roman. Une action en entraîne une autre, sans temps mort. En effet, dans ce récit, on ne s'ennuie pas. Pas le temps de réfléchir, les héros sont obligés d'agir car il y est toujours question de vie et de mort, les choix ont tous des incidences définitives. L'instinct de survie prime et sauvegarde les héros de cette histoire. On ne peut pas parler d'une montée en puissance de la tension. La tension est constante et soutenue tout au long du récit, ce qui fait de ce roman un récit addictif et où l'on tourne les pages sans voir défiler les chapitres.
Les thématiques abordées
L'auteure aborde la notion de manipulation, d'embrigadement, avec richesse et finesse. Elle insiste sur la difficulté de sortir de ses a priori, de ses convictions, de chercher à comprendre l'autre qui est différent dans ses croyances, son physique, ses idées. 
Elle aborde ainsi le racisme, l'eugénisme, l'intolérance, la violence, la notion de vengeance.  
Et finalement, elle propose la rébellion, l'insoumission, l'inverse de l'allégeance : la révolte, le souci de liberté et de tolérance. 
 
Les personnages
Krista est l'héroïne principale de cette histoire qu'elle subit au début mais qui la fait grandir très vite, l'oblige à faire des choix en son âme et conscience. Cette descente aux enfers à travers des tunnels pour rencontrer l'autre est une véritable quête initiatique. Elle assiste une naissance dans les entrailles de la terre, un épisode qui la marque inconsciemment et oriente ses choix futurs. C'est un personnage plein de contradictions mais qui va agir avec son coeur, mettant de côté son éducation, son endoctrinement pour regarder avec un œil neuf l'être humain en face d'elle et non la race. De prime abord frêle et fragile avec une propension à l'altruisme, l'empathie ; ce qui semble être une faiblesse se révèle être une force qui la fait avancer et progresser. On s'attache vite à ce petit bout de femme malmenée, insultée, violentée, rejetée de toute part mais qui ne sombre jamais dans le désespoir par manque de pauses, certes,mais aussi en raison d'un caractère fort. 

Elias est un personnage masculin assez complexe. On a du mal à le cerner. Il ne réagit pas violemment avec Krista, il est plutôt ouvert au dialogue, mais ses réactions sont parfois déroutantes. Les explications sur son comportement viendront au fur et à mesure du développement de l'intrigue. Il a la stature physique et intellectuelle d'un leader. Il est par ailleurs assez réfractaire aux règles, indépendant et il a une irrésistible envie de liberté et de vie à l'air libre.

Une galerie de personnages gravitent autour des deux héros principaux avec toutes les nuances possibles de douceur et de violence.


L'univers créé

L'univers que créé l'auteur est très crédible à Germania avec la vie au-dessus aseptisée, une vie plus rudimentaire et insalubre en dessous. Un dôme de verre protège les Aryens des éruptions solaires et les isole du monde extérieur. Ce microcosme en vase clos rend la tension plus palpable. J'aime la dichotomie entre l'extérieur et l'intérieur (le monde d'en-haut et le monde d'en-bas). Le réseau de tunnels constitue un véritable labyrinthe avec ses dangers, ses sans issue.

L'écriture et le style de l'autrice

 L'écriture est agréable et fluide, tournée vers l'action et les dialogues. C'est une écriture de l'immédiateté, de l'urgence. L'auteure propose à la fois un récit dense avec des réflexions philosophiques sur l'être humain et sa nature profonde et un pur divertissement où l'on aime se plonger porté par l'action.

Mon ressenti

Que dire après cela : j'ai adoré plonger dans les  profondeurs de la terre et les ténèbres avec cette héroïne pleine de ressources et je pense lire très prochainement la suite de ses aventures pour avoir le plaisir de la retrouver dans une nouvelle perspective. C'est un coup de coeur, un réel plaisir de lecture.







samedi 27 janvier 2018

Voyageuse tome 1 d'Iman Eyitayo

 
❤❤❤❤💗

Voyageuse tome 1


Iman Eyitayo

Plumes solidaires

juillet 2017

248 p.


#PLIB2018



Un ami dans le coma, un secret, un voyage...  
À 18 ans, Kanyin vient de terminer son lycée avec brio et ne tient plus en place à l'idée d'entrer enfin à l'université. Toutefois, lorsque sa mère lui annonce qu'elle doit passer ses vacances au Bénin, auprès de son père, sa bonne humeur s'évapore. Ce dernier étant constamment accaparé par son métier de chirurgien, la jeune fille s'attend à deux mois d'ennui et de solitude. Elle ne prévoyait certainement pas retrouver un vieil ami d'enfance dans une situation plus qu'inattendue : dans le coma. 
Et elle s'attendait encore moins à ce qu'en le touchant, elle se retrouve projetée dans un endroit des plus étranges... 

Le contexte de lecture

 Lecture dans le cadre de la sélection du PLIB 2018 et que je voulais faire depuis sa sortie : c'est chose faite et j'en suis ravie.

L'auteure

 Iman Eyitayo est comme son héroïne :  cosmopolite, avec une culture africaine, chinoise, française et canadienne. Un mélange hétéroclite qui donne à son récit une touche originale et fraîche
Iman a d'abord écrit une saga fantasy Cœur de Flammes une jeune fille, Aluna, qui n'aurait jamais due vivre selon les lois de son royaume va finalement jouer le rôle du grain de sable dans l'engrenage d'un monde sous le joug d'un tortionnaire.




La couverture du livre

La couverture donne le ton de cette histoire où voyage et magie sont fortement liées. Mais c'est surtout le résumé de la quatrième de couverture qui m'a le plus tenté.  Le choix de mêler magie chinoise ancestrale, croyances africaines et un certain pragmatisme à l'européenne m'a bien séduite

L'intrigue et les thématiques abordées

Un récit qui s'installe doucement et va monter crescendo
L'auteur laisse le temps au personnage principal de se créer, pour le lecteur,  avec son caractère, sa vie et ses ressentis avant de nous plonger dans le fantastique et un monde fantasy des plus étranges. J'aime le contraste entre le Bénin actuel, baignant dans une chaleur réconfortante et le monde prison où la magie est palpable et prend vie par l'écriture de signes chinois. 
La bataille finale sur le monde des âmes perdues est très réussie, j'ai tourné les pages retenant mon souffle. Surprise, comme l'héroïne des retournements de situations.

L'univers

 Le monde créé par l'auteure est assez original et j'aime la rencontre faite avec ses démons gardiens tous différents et reprenant les créatures du calendrier astrologiques chinois
Le développement des pouvoirs grâce à des formules magiques, de l'encre et du sang mêlé rejoint la grande tradition des romans fantasy pour notre plus grand plaisir. Les mots donnent vie grâce à leurs combinaisons avec les éléments naturels à des bouleversements climatiques, structurels ou l'apparition de créatures fantastiques. J'aime beaucoup cet univers dépaysant et riche. 

Le monde réel n'est pas en reste et l'auteur maîtrise bien les lois fort différentes qui régissent ses deux univers.

Les personnages

Les rencontres avec les divers personnages sont très bien travaillées. J'aime la façon dont leurs relations sont décrites. C'est un des points fort du roman.
Kanyin est un personnage complexe et réactif. Elle garde son sang froid dans des circonstances très déstabilisantes et elle se sert de toutes ses compétences pour aider son ami Jun, dans le coma. C'est une héroïne têtue et persévérante à la fois intellectuelle mais qui écoute également son instinct. Elle prend toute la place dans ce premier tome.

Jun se révèle peu à peu mais son rôle protecteur est d'emblée mis en avant alors que dans le monde réel son immobilité le rend inactif et laisse toute initiative à Kanyin.

Les habitants du refuge sont tous très bien dépeints dans leurs qualités et leurs travers, mais nous avons peu l'occasion de les appréhender car Kanyin voyage entre les deux mondes ce qui ne permet pas de créer du lien avec les personnages. 

J'aime particulièrement la relation de Kanyin et son père taciturne et très accaparé par son travail. Elle semble évoluer petit à petit, sans faire de bruit et les rapprocher sans dialogue.

Le style et l'écriture

L'écriture est fluide, les chapitres et les différents livres structurent bien le récit. C'est vivifiant et très agréable à suivre et bien sûr  on attend la suite car des rebondissements de dernière minute nous dévoile que la tension monte d'un cran et que Kanyin va devoir agir très vite. 
C'est donc sans hésitation que je lirai la suite des aventures de Kanyin pour découvrir cet univers fascinant


Les 2 anniversaires d'Ariane Jee-Yung et Yan Nascimbene

 

❤❤❤❤

 Les 2 anniversaires d'Ariane 

Jee-Yung 

Yan Nascimbene

 

Chan-Ok / Flammarion

juin 2009

36 p.


De ses racines coréennes à son accueil dans la culture française, Jee-yung vous livre son histoire, avec simplicité et finesse, humilité et tendresse traits de Yan Nascimbene colorent destin qui change, le voyage d'Ariane entre sa terre d'origine et sa terre d'adoption et toute la force d'une nouvelle filiation.

 Le contexte de lecture

 Lecture de cet album dans le cadre du challenge Album jeunesse : j'ai emprunté ce livre à la bibliothèque, j'ai d'abord été attirée par la couverture sur la thématique asiatique et j'ai été intriguée par le titre.

Les auteurs

 C'est ici l'histoire de Jee-Yung qu'elle nous raconte. 
C'est donc une autobiographie sous forme d'album nous proposant des sensations, des questionnements, des doutes et des joies :  
 
"Pourquoi cette histoire ? Parce que c’est la mienne, tout simplement. C’est ainsi que je me suis toujours imaginé mon voyage « natal ». 
Les petites filles naissent, dit-on, dans les roses ; moi, je suis née d’un avion. 
De plus, aujourd’hui que l’adoption est à la mode, que tous les médias en parlent, je trouve que finalement on oublie l’essentiel : l’adoption est avant tout une histoire d’amour, celle qui unira un enfant à ses parents."

 (http://www.racinescoreennes.org/dossiers/portraits/ariane-de-vendoeuvre-malmanche/)

 Yan Nascimbene met en images ce début d'histoire cette naissance à un nouveau monde, à une nouvelle famille.
Ces illustrations ont une véritable signature, identifiable sans détour avec toujours des touches pastel et quelques couleurs qui rehaussent l'ensemble.


L'objet-livre

 Petit album carré à la couverture rigide, avec une composition très harmonieuse sur fond blanc : 

- d'un côté, une petite fille asiatique regardant son reflet dans l'eau d'un étang plein de nénuphars, en parfaite symétrie,sur une base carrée,

- un titre centré assez modeste avec juste l'élément "2" en couleur rouge (fil conducteur dans le récit),

- un petit rappel floral sur le bord de la couverture avec un rappel de couleurs de l'image principale complète le tableau.

 Même chose sur la 4ème de couverture, où seuls restent la végétation et son reflet en bandeau vertical. 

L'ensemble apporte une sensation de sérénité.
 

Le récit et les thématiques abordées 

Jee-Yung est d'origine Coréenne et elle nous présente ses souvenirs de son pays avec poésie, son rapport notamment à la nature, aux éléments. 

 Ses souvenirs certainement enjolivés, la présente au milieu d'une nature préservée et bienveillante (elle parle à l'oiseau et à la rivière). 

 Elle parle du manque avec délicatesse, laissant les saisons défilées pour témoigner de son attente d'amour. 

"Alors Jee-Yung continua d'attendre..."

 
Elle aborde sa double culture comme un enrichissement. 


Et comme elle le dit elle-même, elle a vécu une deuxième naissance en arrivant en France. L'adoption est pour elle : la découverte d'un amour
La rencontre met à l'unisson la petite fille et sa famille adoptante grâce au rouge de l'amour qui les unit.  

 

Le style, l'écriture et les illustrations

Le texte est empreint de poésie et est amené comme un conte de fée où la fée est une petite fille sans pouvoir magique mais qui va rencontrer le bonheur, celui d'appartenir à une famille :   

"Il était une fois
dans un pays lointain,
où les matins sont, dit-on, 
toujours calmes et frais, 
une petite fille aux yeux rieurs
et aux cheveux de jais..." 

 Elle parle alors du voyage, de sa préparation et la description onirique de ce voyage qui est comme une renaissance est merveilleusement amené. 



Jee-Yung laisse un témoignage sur l'adoption plein de poésie, de bonheur, d'amour partagé et de sérénité


 

 

Pierre n'a plus peur du noir de Michel Pastoureau et Laurence Le Chau

 
❤❤❤❤



Pierre n'a plus peur du noir

Michel Pastoureau
Laurence Le Chau

Éditions Privat
juin 2016
36 p.

Pierre voit la nuit tomber et il a peur du noir. mais la nuit est-elle noire ? Il va alors partir à la découverte des couleurs et du noir qui parfois cache des couleurs (or, bleu, marron...).

Le contexte de lecture

Lecture faite dans le cadre du challenge Album jeunesse. Mon choix s'est porté sur cet album à cause de la mention de l'auteur Michel Pastoureau très connu pour son traité sur les couleurs et leur symbolique. 

Les auteurs 

Michel Pastoureau voue une passion pour les couleurs et le Moyen Age et il la partage dans des ouvrages pointus mais aussi en s'adressant aux enfants comme ici. 



Laurence Le Chau collabore avec Pastoureau et propose un ouvrage sur l’œuvre de Soulages.



L'objet-livre

J'ai adoré feuilleter cet album qui dès la couverture nous entraîne dans la peinture et toutes ses nuances.

J'adore tout particulièrement l'illustration de 4ème de couverture. Un coup de pinceau d'encre noire style calligraphie japonaise, un enfant, "en creux", ôté comme par magie au corps bleu lavé de son père. 


Un rappel de la visite au Musée Soulages pour découvrir et partager (ensemble) l’œuvre en noir de l'artiste.

Le récit et les thématiques abordées

 De prime abord avec le titre, l'on pense que l'on a affaire avec la peu du noir, de l'obscurité, la difficulté de l'endormissement, c'est une première lecture, mais l'auteur va bien plus loin pour ôter des préjugés sur le noir et son ressenti. 






Elle va presque réussir à faire du noir une couleur lumineuse, qui comprend toutes les couleurs (n'est-ce pas la définition de la lumière ? ). J'aime la relation du père et de son fils qui partage un moment au musée. 
 

Les illustrations

L'illustratrice manie avec brio de nombreuses techniques de peintures, crayonnés, coups de pinceaux, encres diluées c'est très appréciable. Elle alterne les contrastes durs de blancs et noirs francs et des couleurs plus délavées, aquarellées (voir le coucher de soleil à la fin).






 Mon ressenti 

Un très bel album : tant pour son récit et son personnage en plein doute que pour l'approche des couleurs et du noir en particulier avec l’œil du connaisseur qu'est Michel Pastoureau qui a su tiré le meilleur de l'artiste illustratrice à suivre.




vendredi 26 janvier 2018

Une feuille verte d'Anne Cortey et Candice Hayat


Leaf Fluttering in Wind on HTC Leaf Fluttering in Wind on HTC Leaf Fluttering in Wind on HTC Leaf Fluttering in Wind on HTC

Une feuille verte

Anne Cortey
Candice Hayat

Sarbacane / Amnesty International
2014
34 p.

C’est l’automne. Les feuilles tombent. Toutes, sauf une, qui reste sur sa branche, les yeux grands ouverts, bien décidée à voir défiler les saisons et les mois qu’elle ne connaît pas. Arrivent le froid, le vent, la neige. Trempée, ballottée, la petite feuille tient bon. Même quand elle sent qu’elle va craquer, elle tient bon… Enfin, le printemps revient. La petite feuille raconte, tout, à ses jeunes sœurs.Et à l’automne suivant, c’est l’arbre tout entier qui reste vert !

 Mon avis

 Le contexte

 Lecture effectuée dans le cadre du challenge Albums Jeunesse, j'ai choisi cet album pour deux raisons son graphisme et la coédition avec Amnesty International.

Les autrices

Anne Cortey a collaboré avec d'autres illustrateurs et propose de jolis albums qui me tentent tous assez, je l'avoue à cause des thématiques et de la poésie qui se dégage des couvertures également.
 

 Candice Hayat propose un univers graphique très coloré et vitaminé dans tous ses albums. 



   L'objet-livre

 Un album à la couverture rigide très coloré et frais avec des dessins naïfs et kawaï sur la première de couverture,  s'ajoute un effet vintage dans le choix de la typographie du titre qui rend cet ouvrage graphiquement intéressant. 



L'illustratrice joue avec les rayures et les pois, l'aplat qui crée une ambiance très enfantine, fantaisiste, et joyeuse.

  Le récit et les thèmes abordés

La petite feuille fait preuve de courage en restant accrocher à son arbre pour découvrir les saisons : elle va connaître le vent, la pluie et le froid, la solitude également mais sa curiosité l'emporte sur la peur. Elle résiste vaillamment, agissant contre nature et elle assiste à des moments heureux mais également à la naissance des feuilles à qui elle va transmettre sa curiosité, l'envie de connaître autre chose...



La détermination est de mise dans cet album qui semble très naïf, mignon de prime abord et qui pourtant véhicule des idées de liberté, de volonté et d'envie de savoir, d'apprendre et finalement de partager.

 

 

Il y a l'histoire de la petite feuille sur son arbre mais il y a aussi la vie de la famille qui habite au pied de celui-ci. Le temps et les saisons filent et des événements se produisent. L'on peut suivre un personnage, un animal sur plusieurs pages et découvrir son histoire. L'observation est notre alliée dans cet album très réussi. 

 
 

 Cet album m'a apporté beaucoup de joie et de légèreté. J'ai apprécié les couleurs rafraîchissantes et le graphisme épuré et cette petite feuille frêle et têtue qui se bat contre le vent et les intempéries pour revoir le soleil du printemps : beau message d'optimisme.

 


 



 

 



Inséparables de Sarah Crossan

Crédits : Rageot , Hellomarine 👄💗 1 💗👄 Inséparables Titre original : One (2015) Sarah Crossan Traduction  de Clémentine Beauva...