samedi 14 novembre 2020

#PLIB2021 Upside down

 

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Upside Down
Richard Canal
Mnémos
août 2020
365 p.
#ISBN:9782354088316 
 #PLIB2021
@leplib2021 

Le contexte de lecture

Je lis ce roman dans le cadre de la masse critique Babelio dont je remercie les organisateurs pour la proposition et l'éditeur pour l'envoi. je l'ai lu dans le cadre d'une lecture commune organisée au sein du PLIB 2021, prix de l'imaginaire francophone. 

La petite histoire
Nous sommes dans le futur de la Terre et ses habitants sont divisés entre deux factions : l'une privilégiée vivant dans des atolls volants dans l'atmosphère terrestre et la grande majorité d'humains vivant en bas sur la surface de la Terre polluée, détruite, à l'agonie. Mais la révolte gronde à tous les étages...

Ce que je retiens de cette lecture...

L'univers
 
C'est un monde dichotomique et dystopique qui nous est retranscrit ici. 
Up Above (UA), le monde des riches est très aseptisé, froid,  factice, fait d'illusions comme les décors de cinéma qui envahissent cet espace sophistiqué et bourré de technologie. Seul les paradis artificiels permettent aux résidents de cette prison dorée de s'échapper d'un quotidien programmé. 
Down Below (DB), la surface terrestre est le monde des laissés pour compte, des travailleurs, des mineurs, des décérébrés asservis aux divertissements virtuels.
Mais si l'on zoome un peu on peut observer des individus particuliers et des êtres hybrides ou technologiquement avancés qui bigarrent cette civilisation contingentée.

Les personnages
 
Dans ce roman choral, où les points de vue alternent et proposent des visions de ce monde en perdition, l'on retrouve des humains, des clones, des Intelligences Artificielles des Keïnos, sortes d'animaux évolués dotés du langage humain, des Flottants, des transhumains ? à la longévité augmentée... 
Cette pluralité de ressentis permet de brosser le portrait d'une société au bord de la révolte sujette aux changements. 

L'on suit Duke Margoulis, un Flottant et Stany un chien keïno, son partenaire de galères et d'enquête. Un personnage désabusé, sorte d'avatar des détectives des films américains des années 40. 

Maggie Cheung, énième clone de l'actrice hongkongaise des année 90, ne supportant plus sa vie fade d'actrice condamnée à jouer la vie d'une autre.

Ferris, un artiste total et révolutionnaire à la relation fusionnelle artistiquement parlant avec Kim aux dons surprenants. 

D'autres personnages gravitent autour de ces deux mondes que tout oppose et réunit à la fois. 

Les IA ont une place particulière, elles aussi dans cette société apportant une part de créativité, d'inventivité dont semblent dépourvus les habitants de Up Above. 

Le bémol dans ce choix d'écriture est que l'on se perd un peu surtout au début avec ces personnages singuliers. Il faut s'accrocher pour ne pas perdre le fil et comprendre les tenants et aboutissants de cet univers, son organisation et les relations que les uns et les autres entretiennent.

La critique de notre monde à la dérive

J'aime beaucoup le questionnement, l'envie de changement que l'on sent poindre à travers les points de vue. 
On retrouve des accents de Blade Runner dans la réflexion de la clone Maggie Cheung, comme un écho aux questions des androïdes. 
Chaque personnage est en recherche d'identité, d'ancrage à la réalité pour ne pas sombrer dans le grand sommeil de l'illusion ou le désespoir qui est le lot de nombreux terriens et subterriens. Ce miroir qui déforme nous informe sur nos propres dérives écologiques, technologiques, sur nos valeurs bafouées, sur nos vies déconnectées de la réalité de l'autre, de soi et de la Terre. Pourtant une note d'espoir vibre... L'art a ici cette fonction de cristalliser l'espoir, de motiver la révolte et l'envie de vivre. 

C'est un roman âpre, ardu dans la lecture avec une réflexion sur le devenir de l'homme face aux enjeux démographiques, économiques, climatiques, écologiques. 
L'auteur se sert de personnages emblématiques et singuliers pour donner à voir un monde possible si l'on ne change rien mais il laisse une graine d'espoir qui ne demande qu'à germer.


#PLIB2021 Consolament

 

éditions Séma

 👼👿🗡
Consolament
Céline Rosenheim
Editions Séma
mai 2020
152 p.

#ISBN:9782390540007

Le texte d'éditeur

 Le duché de Nebleim connaît des heures sombres. Tandis qu’épidémies et catastrophes naturelles se succèdent, les prémices d’une guerre avec la principauté d’Histrionie se dessinent. Malgré cette situation difficile, la duchesse Ermessende espère la lumière. Les Parfaits affirment que la Terre, cette création du Diable, vacille sous les assauts de la foi véritable et que l’apocalypse viendra bientôt délivrer les âmes de leurs tourments. Dans ce monde au bord du précipice, Ermessende de Nebleim et ses vassaux se préparent à livrer bataille, tandis que dans les villes et les campagnes, chacun tente de surmonter les épreuves... jusqu’au jugement dernier.

 La petite histoire

Nous suivons les jours teintés de sang et d'ombre d'un duché aux frontières du royaume et l'histoire des nobles et des villageois de cette terre où les conflits religieux, politiques larvent. Chacun essaie d'épouser un destin en cette heure lugubre.

Pré-sélectionné pour le PLIB 2021 , suivre ce prix littéraire de l'imaginaire sur instagram ici :  @leplib2021

Ce que je retiens de cette lecture...

J'ai apprécié la plume de l'autrice qui est légère, fluide dans ce récit plutôt sombre. Elle trace en peu de mots toute une galerie de portraits nuancés, justes et crédibles. Par les dialogues et par les pensées des personnages, elle  donne à voir un univers de fantasy médiévale, les descriptions sont succinctes et pourtant une atmosphère se dégage sans peine.

On entre d'emblée dans le récit suivant Guillaume vers le duché de Nebleim tout en découvrant les us et coutumes de chacun. Guillaume est né près de la mer et il va devenir troubadour à la cour de Nebleim. Il va alors se lier d'amitié avec la jeune duchesse Ermessende, leur rencontre se fait à un tournant de la destinée pour ce territoire.

Ce qui m'a un peu perdu c'est la succession des points de vue qui se superposent sans créer de dynamique et sans faire monter la pression dans le récit. Tout est inéluctable et du coup l'attachement aux personnages ne s'est pas fait pour moi. Néanmoins mon personnage préféré reste Mechtilde, la suivante de la duchesse, mais là encore l'on en sait trop peu, c'est dommage.

Le débat religieux ne m'a pas convaincu, cependant j'ai apprécié le questionnement sur la condition féminine dans ce monde dominé par les hommes.


En bref

Une plume délicate pour parler du Moyen Age et de ses croyances entre diable et anges déchus. Les personnages cherchent leur destin dans un monde hostile et incertain. Le bémol pour moi réside dans la multiplication des points de vue même si je sais que c'est pour donner une vision universelle à ce qui se prépare. Cela ne crée pas une dynamique au récit, pas d'intensité pour tenir en haleine.

#PLIB2021 L'Impératrice des chimères

 

 🜁🝤🝘🝎🜲 
L'Impératrice des Chimères
Jérôme Camedescasse
Crin de Chimère
Castellar (fantasy)
499 p.
#ISBN:9782491874018

" On ne mesure pas la difficulté d'un voyage 
à nos égarements et écueils, 
mais à la distance restante jusqu'à son but. "

Le contexte de lecture

Découverte d'une nouvelle maison d'édition avec ce roman de fantasy : une pépite ! Je pense suivre les sorties de cette ME qui propose des incursions dans les mondes imaginaires avec plusieurs collections.

Pré-sélectionné pour  le PLIB 2021

Pour plus d'infos sur le prix suivre @lepib2021 sur instagram

"Renoncer n'est pas toujours synonyme de défaite ou d'affront."


Le texte d'éditeur


Brouillard de cauchemar mortifère, la Chevelure de Hel a envahi les Terres du Nord. Tjor de Noirelouve est-il animé par sa foi, ou par une sorte de témérité aveugle, pour oser vouloir s’y frotter et chasser une telle malédiction ? Entouré d’une cohorte de « héros » aux motivations aussi variées que douteuses, il devra s’y aventurer et y affronter des créatures vomies des tréfonds des enfers.

Perdition. Aliénation. Au-delà de ces monstruosités et de ces sbires décérébrés, un être malicieux attend. Une entité inconnue déterminée à retourner contre eux angoisses et déchirures de l’âme grâce à moult illusions. Invisible et insaisissable, elle sèmera leur chemin d’embûches, déterminée à les détruire ou les confiner à la folie.

"Une malédiction se brise. 
Une malédiction se lève. 
Même les dragons s'éteignent 
et les dieux meurent." 

La petite histoire

Tjor de Noirelouve, chevalier poussé par un idéal va se lancer dans une odyssée cauchemardesque et affronter avec six autres aventuriers et aventurières des entités qui les dépassent, des demi-dieux vengeurs aux desseins abscons et sanglants. Cette équipée hétéroclite se compose d'un champion, soldat aguerri Knud, d'un nain sournois et vif Grikar, d'une banshee fragile et mystérieuse Signe, d'un esclave arcadien docile et muet Aslak et de sa maîtresse cinglante et hautaine, mage élémentiste des vents Rehn et de Jarand un myste souffreteux guérisseur allié de Tjor. Cette troupe aux secrets obscurs va plonger dans les Ténèbres des Terres de l'Hiver pour s'égarer aux confins de la folie dans de labyrinthiques aires de cauchemars.

l'énigme du pont 
" d'après la légende, il naîtrait 
de la dureté du vent, 
de l'éclat de l'onde, 
du souffle du soleil 
et de l'écume de la pierre."


Ce que je retiens de ce récit épique...

L'univers et l'ambiance

Nous sommes plongés dans un monde de dark fantasy peuplé de créatures de la mythologie nordique. Une véritable descente aux Enfers comme avec Dante et sa Divine Comédie.
 Nous traversons une brume, assimilé au Grand Hiver ou Fimbulvetr où le soleil brille par son absence. C'est la Chevelure de Hel, la déesse des Enfers qui charrie des morts-vivants, des fantômes et autres joyeusetés funèbres. Cette ambiance pesante et obscure est renforcée par la traversée de paysages désertés par la vie, ravagés, hostiles, cauchemardesques, des marais, des hameaux en ruine abandonnés, des forteresses jonchées de cadavres en putréfaction. Mort et désolation sont les maîtres mots dans ces lieux.

"La Chevelure de Hel n'est pas qu'un simple sortilège que l'on peut rompre. Elle est le commencement d'une fin inéluctable."
 
Le bestiaire et la galerie de monstres rencontrée sont impressionnants : Jotnärs (géants), Nornes, Alfes (Elfes), Sidhes, Dvergrs (Nains), Askafroa (dryades des frênes), des métamorphes, trolls, ogres, Berserks,  aigles, oiseaux-tonnerre, barghests (loups ou chiens), insectes...

"Il n'y a pire tromperie que les mensonges assénés par les puissants jusqu'à les voir remplacer la vérité. Ainsi en est-il de notre conception de l'histoire, rédigée et élaguée par les vainqueurs et les survivants. "

Les personnages

 Mes personnages préférés sont plutôt les personnages féminins comme Signe, Rehn ou encore l'Impératrice des Chimères. J'ai trouvé que leur personnalités étaient plus fouillées que celles de Tjor, Knud, Aslak ou encore Grikar, même si ils offrent des sensibilités différentes. 
Rehn est sans contexte la plus piquante avec sa répartie et les sobriquets qu'elle donne à tout bout de champ. J'apprécie tout autant les joutes verbales que les combats stratégiques de la tempestaire. Elle supplante même l'Impératrice des Chimères, peste en puissance pourtant. 

"Nous errons dans une fantasmagorie échevelée qui n'est plus régie par la moindre loi ou logique..."

L'écriture et le style de l'auteur 

L'auteur est un conteur qui aime à nous entraîner dans un récit épique où le rythme est saccadé avec des fausses pistes, des errances qui conduisent le lecteur dans des impasses. Il joue avec le lecteur comme l'Impératrice des Chimères avec la troupe de spadassins et magiciennes, il le perd pour mieux le guider dans ses filets. 
Quelques ellipses, quelques illusions et puis l'on reprend le court du récit,  vers quelle fin ? et dans quel but ? 
L'on retrouve le souffle d'Homère dans ce roman peuplé de monstres, d'épreuves où chacun va au bout de soi-même. 
Les mots du conteur sont envoûtants et précieux, délicats et cinglants.


"L'amour n'est qu'une émotion intangible, 
illogique et volatile."

Plongée dans une odyssée nordique digne du voyage d'Ulysse avec maléfices, combats, ruses, dieux ou demi-dieux. J'ai apprécié les personnages à la volonté de fer, aux caractères taillés à la serpe et souvent venimeux voire vénéneux pour ce qui est de l'Impératrice des Chimères. Les Terres d'Hiver aux frontières du rêve et de la mort, du cauchemar et de la magie occulte apportent une ambiance de fin du monde immersive.
La plume ciselée et précise de Jérôme Camedescasse m'a conquise.

" Simple ombre rampante dans un coin 
de sa conscience jusqu'à maintenant, 
l'abattement en profita pour fondre sur elle 
les crocs à nu. "


Glossaire de Rehn


Tjor Coeur Tendre
Aslak Accroche-Coeur, Vive Voix, Vol-Au-Vent
Grikar Bas Etage, Courte Paille
Signe Peau Morte, Faux Espoirs, Peste Noire, Princesse des caveaux, Chienne de Vie, Dame Blanche, Peine Perdue, Croque-Morts, Ventre-Vide
Knud Franc Jeu
Jarrand Passion Maladive, Trompe-la-Mort, Nez-Creux, Gueule Cassée, Beau Parleur

Trénus Retour de Flamme
Lindë (La Dame Dorée) Feu Follet
L'Impératrice des Chimères Vieille Souche, Feuille Morte / Cœur Brisé (Aslak en référence à Rehn)
Rehn Vent Mauvais (Aslak en référence à Rehn) 

jeudi 22 octobre 2020

La Fille du chasse-neige

 


🎵🎸🐝💘
La Fille du chasse-neige
Fabrice Capizzano
Au diable Vauvert
juin 2020
526 p.
 
 La petite histoire
Une histoire de famille. Une histoire d'amour.
De la musique, des abeilles, de la colère, de l'amour. Mais aussi un tas de bûche,s, des fausses notes et des anicroches, du gravier, une culotte à pois sur un fil à linge. Un tilleul pour la sieste, un saule pleureur pour les jurés-crachés. Et la vie et l'amour, un point c'est tout.

 "Dis-moi Tom, qu'as-tu fait pour ton rêve aujourd'hui ? "

 

Whaou ! Coup de chaud ! Recommandation à mille % à ceux qui aiment une écriture coup de poing, coup de gueule. 

 " Les migrants s'entassent aux frontières comme des sacs poubelles bons pour des incinérateurs. "

 Une écriture lapidaire. Incendiaire. Vibrante. Vivante.

 "Ça ne sert à rien de parler avec les pleins et les déliés si ton coeur est vide. "

  C'est une écriture qui griffe, qui gifle...

 "Les larmes effacèrent les slogans, les cris couvrirent les huées, la colère avala la révolte, la peur étouffa la passion et alluma la télévision."

... mais qui caresse aussi.

 "Je voulais de l'espace, des voix lactées et l'apesanteur.

Un tilleul pour la sieste. 

Un coin pour la fille du chasse-neige.

Des murs enregistreurs de sons. 

Un traducteur-mesureur d'émotions. 

Un captureur de couleurs. 

L'odeur du printemps toute l'année.

Des trucs comme ça.  "

 J'y retrouve la jouissance des mots de Mathieu Malzieu, Joanne Richoux , Axl Cendres, Anne-Laure Bondoux... Une écriture de l'émotion. 


L'auteur nous renvoie à la gueule, tel un Emilio rageur, une photo dans un cadre en acier trempé de notre société en compostage, pourrissante, fuyant ses responsabilités, cultivant les non-dits, polissant le miroir aux alouettes, se perdant dans la futilité loin des valeurs terriennes...  et aériennes. 

 "On s'extasie face au côté vintage des vieilles valeurs sans se les appliquer. Amitié, fidélité, solidarité. "

La plume est incisive, précise et aussi métaphorique, poétique. Une écriture métamorphique comme la pierre volcanique :  brûlante et fascinante. 

 Un portrait de famille sans condescendance et sensible. 

"A bien y réfléchir, alors quand ces jours d'été caniculaires elle luttait contre la mort, je me disais que contrairement à ce que je pensais, le feu de ma mère ne s'était jamais éteint. oui elle était résiliente, oui elle avait courbé l'échine pour éviter les coups, oui la rage avait laissé la place à la cage, oui, oui, oui, mais lorsque je repense à la scène où elle demanda à papa d'arrêter de me faire chier ou à ses mots pour ma sœur avant de plonger dans le coma, je me dis que ce sont bien les mots d'une femme vivante qui n'en avait pas fini, et que son rôle de mère, de femme, de lumière éclairante dans les nuits d'orage et de tempête, ne s'arrêtait pas là. Je crois bien qu'elle avait remis la main sur son rêve et qu'elle comptait bien s'en occuper.

Que des dièses. Un bémol : l'absence d'une playlist en fin de roman pour prolongée la musique des mots.


mardi 20 octobre 2020

#plib2021 Rose éternelle

 

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Rose éternelle
Ophélie Duchemin
Plume Blanche
Avril 2020
516 p.
#ISBN9791094786673

Je me suis régalée avec cette revisite du conte de la Belle et la Bête, il est dans les pré-sélectionnés du PLIB 2021. 


La petite histoire

L'on suit Meliane une jeune femme indépendante qui va très vite se fourrer dans des embrouilles et des complots qui vont la mettre en danger ainsi que sa famille. Sa fuite en avant va l'amener à croiser la route de la Bête.

Mon avis

L'univers créé autour des personnages est dense, riche avec une magie de la nature qui entrebâille des portes vers d'autres contes que celui de la Belle et la Bête. Nous allons notamment découvrir les Gardiens métamorphes magiciens à l'origine de la malédiction. Mais c'est aussi une lutte pour le pouvoir qui est ici prégnante avec ses intrigues, ses complots et ses injustices. Un monde foisonnant avec des royaumes différents et qui s'interpénètrent.


Les personnages sont tout aussi fouillés et fascinants.
Commençons par Meliane : elle est intrépide, entière et obstinée. L'autrice nous propose une héroïne qui n'a pas froid aux yeux, qui sait dire non et choisir en son âme et conscience. Elle est loin de subir la situation. Un réel plaisir de découvrir un personnage positif et indépendant qui n'est jamais épargné mais se relève des épreuves grandit. Adrian, la Bête est un personnage également très dense avec une personnalité fragile et forte à la fois : il incarne la lutte de l'humanité et de la barbarie. Il évolue tout au long du récit. Les autres personnages masculins apportent toute une palette de comportements surtout vis-à-vis de la femme de la plus brutale à la plus sensible.

 L'écriture de l'autrice est très agréable à suivre, fluide, addictive on a du mal à lâcher le livre. Aucun temps mort dans ce récit très immersif. Elle a su apporter de la profondeur au conte, elle enchante la romance avec les réparties des deux héros et emporte le lecteur avec sa maîtrise de l'action et des rebondissement. Jai hâte de replonger dans cet univers à la suite d'Éric et du mystérieux Arven...

 En bref, un récit divertissant, prenant et des personnages complexes et attachants dans un univers dépaysant et enchanteur.

 

#PLIB2021 Upside down

  ⮙⮛⮝⮟⮙⮛⮝⮟ Upside Down Richard Canal Mnémos août 2020 365 p. #ISBN:9782354088316   #PLIB2021 @leplib2021  Le contexte de lecture Je lis ce r...