Affichage des articles dont le libellé est homosexualité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est homosexualité. Afficher tous les articles

lundi 8 juillet 2019

Le Dernier Héraut-mage, tome 1: la proie de la magie



 🔮💔🐴⚔

Le Dernier Héraut-Mage, tome 1: la proie de la magie(intégrale)
Mercedes Lackey
Milady
juin 2015
427 p.

Le texte d'éditeur

Le jeune Vanyel est l'Héritier du Domaine de son père. A ce titre, on attend de lui qu'il se comporte comme les guerriers de sa famille. Mais le jeune homme, beau et fragile, n'aspire qu'à la musique dans laquelle il se réfugie. Méprisé par son père et ses frères, il est envoyé auprès de sa tante Savil, Héraut-Mage chargée de reprendre en main son éducation.
Mais ce sont des leçons bien différentes qu'il y recevra: là-bas, Vanyel va plonger dans les intrigues de cour, et rencontrer l'amour. Un amour profond et absolu, qui lui fera découvrir ses propres Dons magiques... impossibles à contrôler, même par Savil. Or, tant que Vanyel n'aura pas appris à les maîtriser, ils menaceront non seulement sa vie, mais aussi tout Valdemar.

La petite histoire

Vanyel, jeune homme de 16 ans, est envoyé par son père chez sa tante pour qu'elle fasse de lui un guerrier. Seul, rejeté, Vanyel a du mal à se faire une place au palais et montre aux autres un visage arrogant et suffisant, détestable pour éviter qu'ils voient qu'il souffre. Même si il essaie degarder ce masque, il ne peux s'empêcher d'éprouver des sentiments de plus en plus forts pour Tylendel, l'apprenti Héraut-Mage de sa tante Savil. Leur relation secrète et fusionnelle va les entraîner vers des dangers qu'ils ne mesurent pas.

Ce que je retiens de ce roman

Ce qui fait la force de ce roman fantasy initiatique c'est le personnage de Vanyel : d'abord assez lisse, et plaintif, il va se révéler plus nuancé et évoluer, mûrir, se découvrir. J'aurai souhaité plus de développement dans la relation des hérauts et de leur compagnon et une psychologie plus poussée des personnages pour pouvoir avoir plus d'empathie pour eux.


 Les thèmes de la famille, de la différence sont très bien amenés et traités dans ce premier tome. 

L'intrigue est bien menée, l'introduction de la magie est assez tardive mais l'univers est riche. 

Un bémol : l'écriture, qui a des longueurs inutiles ou redondantes lors des dialogues et des pensées notamment. 

Sinon c'est une aventure plaisante à suivre et que je conseille aux amateurs de Romantic Fantasy. 

jeudi 13 juin 2019

Automates


Crédits : Mango
 🏍🏍🏍🏍🏍
Automates
Nathalie Le Gendre
Mango
Autres Mondes
Janvier 2010
193 p.

Le texte d'éditeur
 
Dans un proche futur, les motos sont devenues intelligentes mais les hommes, eux, sont transformés en automates, au sens propre par l'implantation d'un cerveau-ordinateur et au sens figuré, car ils ont mis en place une société figée qui brime les femmes. Andhré-Ann, se battra pour réaliser son rêve : participer à des courses de motos, épreuves interdites aux filles.


La petite histoire
 
 Nous suivons l'histoire d'Andhré-Ann, jeune fille de presque 17 ans qui vit dans un monde futuriste. Dans ce monde, les femmes n'ont pas le droit de pratiquer la moto, doivent être habillées en robe, tout ce que ne fait pas Andhré-Ann. Un événement douloureux va briser sa famille et le seul espoir pour la réunir à nouveau, c'est qu'elle participe aux courses de moto des Olympies...

Ce que je retiens de ce roman... 

L'univers futuriste

On se retrouve vers 2200 avec un monde ultra-connecté mais avec des idées archaïques sur le plan de l'égalité homme-femme, sur l'éthique et sur l'acceptation des orientations sexuelles notamment. Les sciences sont à un tournant avec l'implantation dans le cerveau d'un système qui annihile les émotions. La cybernétique est très poussée au détriment parfois de l'humanité. J'ai bien aimé les descriptions simples et claires pour décrire ce monde et nous y plonger.


L'intrigue et les thèmes abordés

L'autrice nous entraîne dans une course contre la montre à la suite d'Andhré-Ann qui va passer par de douloureuses épreuves et des choix difficiles pour enfin obtenir sa liberté et se définir vis-à-vis des autres.
J'ai apprécié le questionnement du personnage principal sur son ressenti, ses émotions. J'ai  aussi aimé la façon d'aborder l'homosexualité et sur un autre plan : les questions éthiques autour de la mort et la vie prolongée.


Les personnages


Andhré-Ann est un personnage complexé, en construction et qui va par le biais de sa quête, s'initier au monde adulte et trouver son identité, s'accepter pleinement. C'est un personnage qui évolue tout au long du roman physiquement et sur le plan des émotions. 

Illana est une amie rassurante mais qui cache un lourd secret. C'est elle qui va donner confiance à Andhré-Ann pour qu'elle s'accomplisse. 

Le Professeur Allen, le père d'Illana, est abject dès sa première phrase. C'est le personnage horripilant par définition : vil, cruel, calculateur et mégalomane, savant fou amoral.

L'écriture

Cette histoire se dévore, le rythme est soutenu et les chapitres filent comme Andhré-Ann sur sa moto à vive allure, et c'est grisant. J'ai pris un réel plaisir à la lecture même si je pouvais deviner la suite, je me suis laissée séduire par ce récit prenant.

En résumé 

Un roman SF pour ado très bien mené avec des personnages fouillés des sujets qui permettent de réfléchir à l'acception des différences , à la place de la femme et à la liberté.

vendredi 1 mars 2019

Comment le dire à la nuit #PLIB2019


Source : Editions du Chat Noir
 💀💀💀💀

Comment le dire à la nuit
Vincent Tassy
Editions du Chat Noir
Griffe noire
septembre 2018
368 p.
#ISBN9782375680897



La petite histoire

L'on suit plusieurs personnages à des époques données puis ces mêmes personnages vont se rencontrer, interagir autour de l'amour et de la mort avec violence et passion. Une vision moderne du vampire à travers deux personnages. 1483, 1691, 1856, 1984, aujourd'hui. Dans un château, dans une tour, dans un cimetière, ... Les récits se mêlent, les personnages divaguent, le temps passe lentement comme les grains de sable tombent dans un sablier, inexorablement. La solitude envahit tout, le rien le silence, la nuit avale, dévore.



Ce que j'ai pensé de ce roman

L'univers créé

Une atmosphère assez étrange avec deux influences : une romantique avec les tourments, cimetières, ruines, mythe du vampire, époque victorienne, l'évocation de l'eau et l'autre celle des romances à l'eau de rose modernes de Barbara Cartland, très édulcorées jusqu'à l’écœurement, bling-bling... Un mélange qui crée une sensation de malaise voire d'absurde, de folie.

" Sans réel contrôle de ses gestes, elle se mit à gifler le garçon, de plus en plus fort, et avec de plus en plus de joie au fur et à mesure que les claquements de sa main sur la peau de marbre accumulaient leurs réverbérations. Une musique sèche, dénuée d'harmonie, pareille à la nuit qui était dans son coeur."

Les personnages

Athalie et Adriel : deux êtres immortels et diamétralement opposés, s'attirant et se repoussant sans cesse, la noirceur et la blancheur lumineuse.
Egmont d'Orméville et son amant Léopold, la jeune épouse Carolina dans une histoire de secrets et de mariage arrangé.

Rachel, une jeune fille en perpétuel deuil  "déjà un peu morte avant même d'avoir essayé de vivre", sans joie, sans vie qui va rencontrer une chanteuse à la voix triste Cléopâtre. 
Parascève, il-elle, transgenre aux visions perturbatrices. 

La rencontre de tous ces personnages va permettre de reformer le puzzle de vies écorchées, endeuillées de lancer une quête d'identité impossible à travers le temps. 

"Pourtant, cette nuit, on voyait très bien la lune. Pointue comme un crochet, comme un œil fermé, elle s'était glissée derrière la silhouette dentelée du château des Lormont, là-haut, au creux des plus hautes falaises."

L'écriture

Des points de vue, des pensées éparses dans un temps, un lieu différent à chaque fois. Cette écriture fragmentée reconstitue des vies parcellaires, tristes mélancoliques, pleine de silences, de secrets, d'amours cachées, de deuils... Le mythe du vampire est revisité de façon étonnante avec un rapport au temps mélancolique, romantique. 

"Le jour où Egmont avait enfin mis un mot sur ce qu'il ressentait, ce mot-là était déjà trop faible.Il aimait à en mettre le feu à son propre bûcher. A en dispercer ses propres cendres. Mais comment faire après ? Comment supporter de vivre cela dans le silence ? Contre toute attente, il avait réussi. Le silence, il connaissait. Il s'était tu, il avait rêvé de lui, cent fois, mille fois, sans laisser échapper le moindre soupir, sans même le dire à la nuit."

 
 "Qu'aurait-on pu dire ce soir, dans ce silence, à l'oreille endormie des cygnes, comment le dire la nuit, ce vide en soi, comment le dire à la nuit."

C'est un roman qui me met mal à l'aise c'est sirupeux, mélancolique, romantique, gothique et violent, comme est Athalie. A la fois repoussant et envoûtant. Un genre qui me dérange même si la plume me ravit toujours autant.

 

mercredi 27 février 2019

On n'a rien vu venir


Source : Alice éditions
❤❤❤❤❤

On n'a rien vu venir
Anne-Gaëlle Balpe
Sandrine Beau
Clémentine Beauvais
Annelise Heurtier
Agnès Laroche
Fanny Robin
Séverine Vidal
Aurore Petit pour les illustrations
une préface de Stéphane Hessel
Alice ( Deuzio)
août 2012
111 p.
9782874261626



La petite histoire

A chaque jour suffit sa peine. Un jour pour illustrer la montée du fascisme, d'un mouvement totalitaire avec ses interdits, ses injustices, ses persécutions qui frôlent l'absurde. Et à chaque fois un espoir, une étincelle de résistance, de liberté, de réflexion. Les petits héros de cette histoire sont des adolescents pris dans la tourmente d'un régime dictatorial. A chaque jour sa couleur, ses obligations et ses interdictions. Une déshumanisation se met en place, la peur s'immisce partout même chez soi.

 Mon avis

Un roman à plusieurs voix pour éveiller les consciences qui sonne juste, vibrant hommage à 1984 d'Orwell. Chaque point de vue apporte un éclairage qui a un  écho dans l'histoire humaine persécutée, privée de ses libertés. Dénonciation du racisme, de l'eugénisme, de l'homophobie, de la bêtise et de la barbarie des hommes avec des mots simples qui seront interpeller les plus jeunes, les questionner.

" N'attendez pas de devenir des adultes! Aujourd'hui, déjà, vous avez le pouvoir de dire non à ce qui ne vous semble pas juste, de vous indigner face à ce qui vous révolte, de faire preuve d'esprit critique vis-à-vis de ce que vous lisez, de ce que l'on vous donne à regarder à la télévision. Vous avez un avis. Vous pouvez le partager, avec vos amis, vos parents, vos professeurs."

vendredi 4 janvier 2019

Pas si simple


©France Loisirs

❤❆❆❤
Pas si simple 
dans Trois histoires de Noël
Lucie Castel
France loisirs 
décembre 2018
266 p.
9782298146165

La petite histoire

 Parce que, dans la vie, rien n’est simple, Scarlett se retrouve coincée par la neige à l’aéroport d’Heathrow avec sa sœur Mélie l’avant-veille de Noël.
Parce que, dans sa vie, tout est compliqué, Scarlett entre par erreur dans les toilettes des hommes et tombe sur William, un Britannique cynique et provocateur dont le flegme et le charme distingué sont ce que la Grande-Bretagne promet de mieux. 


"- Je vous offre un thé ? propose alors William, une expression d'ironie jubilatoire sur la figure, comme un chat devant une énorme pelote de laine. 
Et moi, je déteste le tricot."


Les heures d’attente leur permettent de faire plus ample connaissance et William leur propose alors de passer le réveillon dans sa maison, près de Kensington Street, le temps que le trafic reprenne. Une invitation en apparence innocente, mais qui va conduire les deux jeunes femmes au cœur d’un réveillon riche en émotions et en surprises de taille…


"— Pas de pression : quelle que soit votre question, je ferai semblant d’être intéressé, m’aide-t-il avec délectation.
— Ah oui, la simulation. C’est un peu votre truc, à vous, les Britanniques ?
— Parfois, à force de faire semblant, le plaisir vient.
— Et ça ne vous fait pas un choc ?
— Si. Du coup, on boit pour oublier.
— Je vous l’ai déjà dit : la sodomie doit être une pratique parfaitement acceptée par les deux partenaires, sinon, vous allez la vivre comme une agression, déclare soudain Mélie sur un ton de répondeur.
Je crache la gorgée de bouillon que je viens à peine de porter à ma bouche. Je tourne la tête vers ma sœur. Elle parle au téléphone. "


Le contexte de lecture  

Lecture commune avec TobyH pour le challenge mini bingo en duo.

Cette lecture valide la case sucrerie ou boisson chaude avec cette couverture : 

©Harlequin
Elle permet de valider également une lecture de plus pour le Cold Winter Challenge.

 Mon avis 

Une romance de Noël qui fait son job : divertissante à souhait. 

"Après tout c'est dans sa nature : les petites sœurs ne naissent que pour tourmenter leurs aînés."

L'autrice privilégie  la première personne du singulier mettant le lecteur dans la tête de l'héroïne et nous permettant d'être au plus près de ces états d'âme. 
J'adore les différents personnages et les situations cocasses. La sœur Mélie sexologue au franc parler,

 " Braquant sur elle un regard étonné, je réalise une chose qui ne m’avait pas frappée jusque-là : des fois, ma sœur, elle parle comme maître Yoda. Et quand elle le fait, je me sens comme le plus nul des Padawans."

le frère Thomas, gay qui n'arrive pas à faire son coming out, 
Lizzie la grand-mère espiègle, Léna la mère autoritaire, la mama italienne mère de Scarlett. 

 "Bref, ma mère sans un superlatif, ce n'est pas ma mère."

J'aime les joutes verbales entre William et Scarlett. 
 Les dialogues sont ironiques et mordants, les réflexions de l'héroïne mettent le sourire aux lèvres. 
C'est sans prétention avec des clichés à foison mais c'est un véritable feel good alors je dis "yes" à ce récit rondement mené.

 " Nous restons quelques minutes assis l'un à côté de l'autre, mais la gêne s'est définitivement installée entre nous et ce ménage à trois est plutôt désagréable."

dimanche 9 décembre 2018

Sauveur & fils, saison 1


©Ecole des loisirs

❤❤❤❤❤
Sauveur & fils, saison 1 
Marie-Aude Murail
Ecole des loisirs
mai 2018 (avril 2016)
388 p.
9782211236331


La petite histoire

Quand on s’appelle Sauveur, comment ne pas se sentir prédisposé à sauver le monde entier ?
Sauveur Saint-Yves, 1,90 mètre pour 80 kg de muscles, voudrait tirer d’affaire Margaux Carré, 14 ans, qui se taillade les bras, Ella Kuypens, 12 ans, qui s’évanouit de frayeur devant sa prof de latin, Cyrille Courtois, 9 ans, qui fait encore pipi au lit, Gabin Poupard, 16 ans, qui joue toute la nuit à World of Warcraft et ne va plus en cours le matin, les trois soeurs Augagneur, 5, 14 et 16 ans, dont la mère vient de se remettre en ménage avec une jeune femme…
Sauveur Saint-Yves est psychologue clinicien.
Mais à toujours s’occuper des problèmes des autres, Sauveur oublie le sien. Pourquoi ne peut-il pas parler à son fils Lazare, 8 ans, de sa maman morte dans un accident ? Pourquoi ne lui a-t-il jamais montré la photo de son mariage ? Et pourquoi y a-t-il un hamster sur la couverture ?



Le contexte de lecture

 Une lecture bleue pour le challenge Bookineurs en couleur et qui valide également dans le challenge autour d'une saison "hiver", le thème un roman de + de 300 p., le défi lecture de Noël sur Instagram, le challenge Consignes par palier, palier des titres (un prénom dans le titre), dans le Sweet Winter Reading (Silence glacé : un secret de famille).


L'autrice

Marie-Aude Murail nous revient encore avec des personnages attachants et toute une clique de personnages en mal d'amour et en construction qui gravite autour du psychologue Sauveur Saint-Yves et de son fils Lazare, 9 ans. Je l'avais découverte il y a 20 ans avec Nils Hazard et ses enquêtes policières et récemment avec Baby-sitter blues et Oh boy ! Je me réjouis toujours autant à plonger dans ses romans qui me font passer par toutes les émotions de la vie. Merci d'écrire !

L'intrigue

Par le biais des consultations de Sauveur, psychologue, nous entrons dans la vie intime de famille rongées par les non-dits, les frustrations, les silences, les abus... Ses histoires évoluent d'abord en parallèle puis se croisent, fusionnent. J'aime l'approche volontairement optimiste de l'autrice qui fait de la parole un acte libérateur. La communication est la clé de voûte du dénouement des mal-être. C'est l'humain qui est au premier plan, toujours, avec ses failles et ses espoirs d'évolution.

Les personnages

J'adore tous les personnages qui se croisent, se toisent, s'apprivoisent, s'attirent ou se repoussent, dans un ballet incessant. 
Les enfants et leur franc parler, les adultes et leurs dénis, leurs préjugés.  On retrouve toujours ces adolescents qui semblent pousser tout seuls, trop vite, révoltés, ballotés, en devenir. Tous sont attachants, touchants dans leurs faiblesses, leurs fêlures.

Le style de l'autrice

J'adore les dialogues que l'autrice a su créer, les blagues et proverbes qui sont parsemés deci delà,  les ressentis qui sont retranscrits avec justesse.

Ce que je retiens de ce roman...
Excellent ! D'une justesse imparable, c'est humain et touchant et pose les bonnes questions sur des sujets tabous : un roman que je recommande de faire circuler encore et encore...


samedi 4 novembre 2017

Le Mari de mon frère 4 de Gengoroh TAGAME


🌈🌈🌈🌈🌈

Le Mari de mon frère 4

Gengoroh TAGAME

Akata

Octobre 2017



L'histoire


C'est avec une idée bien précise en tête que Mike s'est rendu au Japon, où il y a rencontré Yaichi et la petite Kana. Pour tenir la promesse qu'il avait fait, avec son défunt mari… Et tandis qu'à l'école de sa nièce, sa venue semble devoir faire des remous, les choses se concrétisent et… Peu à peu, le jour fatidique de son retour pour le Canada semble s'approcher.



Mon avis


Lecture qui entre dans le challenge LGBT

Je termine cette saga que j'ai adorée. Je trouve que l'auteur a su parler à un public large d'un sujet souvent tabou : l'homosexualité.

J'ai adoré les trois personnages de cette histoire, très attachants et surtout Yaichi qui évolue énormément au fil des tomes. 


Le séjour de Mike s'achève mais ces quelques semaines ont permis un changement profond pour chacun et le sentiment d'appartenir à une vraie famille sans faux semblants

Le catalyseur de cette histoire c'est Kana, une enfant tolérante, curieuse, joyeuse et en demande d'amour.

Ce dernier tome laisse toute la place à l'histoire des trois personnages et l'auteur ne fait plus de rappel à la cause gay pour mieux se concentrer sur les sentiments. Je regrette de voir partir ces trois-là, mais j'aime bien l'idée de cette fin ouverte sur des possibles. 

Je conseille la saga dès 10 ans sans problème et jusqu'à 110 ans. Une bonne approche des tabous autour de l'homosexualité. 

Un grand merci à l'auteur pour ce magnifique manga qui au-delà du thème central parle de la place de chacun dans une famille et redéfinit le mot famille de façon plus élargie.
 



Un hug pleinement consenti ! (voir tome 1)




jeudi 10 août 2017

Oh boy ! de Marie-Aude MURAIL

Oh boy ! de Marie-Aude MURAIL, Ecole des loisirs, octobre 2001

Avis : ❤💛❤💛❤
Siméon, Morgane et Venise Morlevent se découvrent un matin sans parents. Qui va les adopter ?
Josiane, leur antipathique demi-sœur, ou leur demi-frère Bart, qui change de petit copain tous les jours et qu’ils adorent ? Le pire, c’est que Bart et Josiane se détestent...
La juge de tutelle et l'assistante sociale ont du pain sur la planche...

On va faire un jurement, proposa Morgane. On jure que personne peut nous séparer. 

J'ai adoré cette histoire : pour toutes les thématiques abordées : l'homosexualité, le deuil, la misère humaine, la solidarité, la fratrie, la maladie
Bart le grand frère va prendre une claque dans la tête et grandir. 
 Merci d'être entré dans ma vie sans crier gare. Merci d'en avoir changé le cours et de m'avoir changé. Mais comme tout cela ne s'avoue pas quand on est le frère aîné, Bart n'ajouta rien.
Josiane va devoir ravaler son orgueil. 
Chacun existe et a sa propre personnalité et sa  fragilité.  
Siméon va traverser des épreuves difficiles. Sa maladie impromptue va malmener les cœurs de cette famille à la dérive. Mais grâce à la solidarité familiale, les Morlevent vont arriver à arrimer le bateau. 
Une galerie impressionnante de portraits nous est présentée, pleine de nuances : Léo, Bénédicte, Laurence, Aimée, Pr Mauvoisin, Joffrey...

Une fois dans la rue, Laurence se dit qu'elle avait peut-être de la chance de n'avoir ni enfants, ni frères, ni sœurs. Au moins, une plaque de chocolat, on en voit clairement le début et la fin ; tandis que les histoires de famille...

C'est profondément humain et on s'attache aux personnages, tous. Beaucoup d'émotions ! Je le conseille vraiment sans restriction d'âge. J'ai eu un véritable coup de coeur pour cette histoire.

Chapitre 13
Qui n'existe pas pour ne pas porter
la poisse aux Morlevent

vendredi 28 juillet 2017

Dysfonctionnelle d’Axl Cendres, Sarbacane, X’roman, 02/2016

Dysfonctionnelle d’Axl Cendres, Sarbacane, X’roman, 02/2016.

Avis : ❤❤❤

 Une famille dysfonctionnelle avec un père par alternance (qui passe par la case prison, souvent), une mère avec des troubles psychiatriques (traumatisme de l’holocauste), une grand-mère Zaza déracinée et kabyle et sept frères et soeurs avec chacun son caractère et ses convictions. Une famille melting pot, où l’héroïne Fifi se construit son identité sociale, culturelle, sexuelle voire religieuse. On suit son parcours plein d’embûches, mais c’est malgré tout l’optimisme et l’amour qui triomphent. Il n’y a pas de déterminisme même si les parcours sont marqués rien n’est figé et décidé d’avance.

Tous les personnages sont attachants et complexes avec du bon et du mauvais mais un lien fort attache chacun de ces électrons libres (à part peut-être Dalida, mais c’est sa réaction pour survivre). Les familles d’accueil en prennent pour leur grade au début du roman. Une réflexion non passionnée sur les religions (surtout l’intégrisme) est menée tout au long du roman.

L’héroïne est riche de toutes ses différences, elle a su prendre le meilleur de chaque influence (un peu de psy de son oncle, de la détermination de son père, de la sensibilité de sa mère, de l’amour de Sarah, du féminisme de Maryline…). Elle montre une grande ouverture d’esprit mais elle a aussi ses affres (alcool, drogue…). Elle est ancrée dans la vie, la vraie, elle est humaine.

Une lecture éclairante et attachante.

dimanche 9 juillet 2017

Sunstone 2 de Stjepan SEJIC

Sunstone 2 de Stjepan SEJIC, Panini France, mars 2016.

Avis : ❤❤❤❤
Deuxième opus qui présente l'amitié grandissante et un amour naissant entre Ally et Lisa.

Le graphisme est toujours à tomber. 

On s'attache (dans tous les sens du terme) aux personnages qui lèvent un peu plus le voile sur leur identité, surtout Ally. 
 Ally raconte sa rencontre avec Alan, leur relation amicale et sexuelle. 
Puis la soirée au Crimson,( club BDSM) va faire resurgir un épisode du passé très douloureux pour Ally. 

Toujours aussi prenante, cette histoire demande à la suivre encore...




lundi 26 juin 2017

Sunstone tome 1


Avis : ❤❤❤❤

Sunstone tome 1 de Stjepan SEJIC, Panini, août 2015.

Premier opus d'un comics érotico-romantique lesbien, lu dans le cadre du challenge LGBT. 

Nous suivons la rencontre d'Ally et Lisa deux jeunes femmes assez solitaires et aux inclinaisons sexuelles particulières. La première est dominatrice ou du moins souhaite le devenir et la seconde est soumise. Elles se connaissent depuis quelques mois, enfin... virtuellement, et elles décident de franchir le pas et d'établir un contact physique. Ces deux novices du bdsm vont nous surprendre par leurs hésitations et leurs fougues. 

C'est un homme qui dessine et raconte cette histoire et il cerne avec justesse et beaucoup de sensibilité les émois de ces jeunes femmes.  La relation des deux héroïnes bien que basée d'entrée sur le sexe, fait la part belle aux sentiments, au ressenti. L'amitié qui lie les deux personnages permet une relation décomplexée et en confiance. C'est la force de cette histoire qui est bourrée d'humour

Les personnages secondaires sont évoqués et prennent place sur l'échiquier en attendant leur heure comme Alan, l'ami dominateur d'Ally ou encore Valérie, une collègue de Lisa très curieuse. Mais ce tome est centrée sur les deux filles.



 
Passons aux dessins, les corps sont sublimés, tantôt réalistes, tantôt esquissés et ce contraste donne du dynamisme à l'histoire. Les cadrages sont ingénieux, variés. Des gros plans très rapprochés ou inserts alternent avec des plans larges où la lumière révèle les corps, les soulignent, les habillent. 
Les regards et les sourires sont très expressifs. Lisa et Ally ont des tempéraments électriques passant de l'ennui, à la bouderie, de l'enthousiasme à la gêne en une fraction de seconde. Ces états d'âmes et de corps sont bien rendus par le dessin maîtrisé de Stjepan Sejic. 

Ce tome donne envie de continuer l'aventure avec Lisa et Ally mais aussi de découvrir l’œuvre de cet auteur de comics (univers qui m'est inconnu).

Le Garçon de feu

  Le Garçon de feu Sarthak Sinha Editions Du Ricochet EAN : 9782352635512      Un petit album plein de tendresse avec ce feu follet. Tim se...