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mercredi 5 février 2020

La Street, tome 1 : en mode bolide


Crédits : Magnard jeunesse
🐑🛹🐑🦽
La Street, tome 1 : en mode bolide
Cécile Alix
Illustrations de Dimitri Zegboro
Magnard jeunesse
février 2020
160 p.
ISBN : 9782210968363

Le texte d'éditeur

Moi, c’est Carl, j’ai 11 ans. Dans la vie, y a ceux qui marchent et ceux qui courent. Moi, je roule : grâce à Bernard, mon fauteuil de warrior !
Un jour, ma mère décide qu'on doit déménager pour aller vivre à Paris. C'est la GROSSE PANIQUE !
La ville, ça me paraît trop trop hostile… Heureusement, dans notre nouvel immeuble, il y a Miel et Orel.
Eux aussi, ils roulent : en rollers et en skate. En deux minutes, on devient potes. Et à nous trois, malgré les parents qui nous collent un peu trop et les galères du collège, on devient vite... LES ROIS DE LA STREET !

Le contexte de lecture

Je remercie la maison d'édition Magnard jeunesse pour l'envoi de ce service presse.  




La petite histoire

Carl est un garçon d'une dizaine d'années qui vit avec sa mère à la campagne. Il passe son temps à dessiner ou à vadrouiller dans la nature avec Bernard (son fauteuil roulant) et Oumtiti (son mouton noir). Sa vie sociale est assez réduite mise à part  les congénères de Oumtiti et le Père Morel, un grand-père affectueux qui vit dans la ferme à côté. Carl rend compte dans son journal de ses journées, de sa relation avec sa mère et son affreuse grand-mère Lilith. Mais voilà, sa mère a décidé de revenir dans la capitale pour son travail et "resociabiliser" Carl. 

"C'est vrai que je n'ai pas de potes et que les seuls humains  que je fréquente c'est ma mère et le père Morel. Moyenne d'âge, cinquante-trois ans... A ce rythme-là, pour les anniv', le budget bougies va bientôt dépasser le budget gâteau."

Une nouvelle qui ne plaît pas du tout, mais du tout au garçon en question. Plus de balades en forêt, plus de câlins à Oumtiti mais surtout le regard des autres...



 Ce que je retiens de ce roman graphique...

Carl est un petit bonhomme attachant, spontané, curieux. L'autrice et l'illustrateur croquent des personnages plein de vie, de travers, c'est ce qui fait le croustillant de ce graphique. En peu de mots et de dessins,  on découvre Pauline, une mère affectueuse et impulsive, Lilith, une grand-mère dragon casse-pied, Miel et Oriel, des amis en or, rebelles et francs, un Père Morel  direct et tendre et toute une flopée de personnages divers des gosses de la banlieue, aux professeurs du collège, en passant par les habitants du quartiers parfois rigolos, parfois grinçants. Ce joyeux monde grouille, blablate, gronde des bips et nous font sourire.  



 Une galerie de portraits parfois tendre parfois caricaturale pour rendre compte de relations d'amitié, de tension. 
Une année introductive avec Carl pour passer de la campagne à la ville, du calme de la nature à la frénésie de la Street, de l'école au collège.
Un roman graphique drôle, frais et pétillant avec la plume irrésistible de Cécile Alix et les dessins pêchus de Dimitri Zegboro. 
A suivre. En effet deux autres tomes sont à venir pour retrouver Carl, Oriel et Miel dans de nouvelles aventures urbaines et collégiennes. Une suite que je découvrirai avec grand plaisir.


mercredi 5 décembre 2018

Persépolis de Marjane Satrapi



©L'Association

Persépolis
Marjane Satrapi
L'Association
2007
365 p. 

La petite histoire 

Autobiographie relatant l'enfance, l'adolescence et l'errance d'une jeune femme jusqu'à son départ définitif d'Iran en septembre 1994.
Issue d'une famille aisée et aux mœurs libérées, habitant Téhéran. Ses parents, après la chute du Shah, l'envoient étudier en Autriche pour qu'elle puisse garder sa liberté d'expression.


Le contexte de lecture

Lu dans le cadre du book club graphique de décembre. Merci pour cette sélection qui m'a permis de découvrir enfin ce bijou qui végétait dans ma bibliothèque depuis trop longtemps. Une lecture essentielle à partager autour de soi.

L'aspect graphique

Marjane a choisi le noir et blanc, sans nuance, brut, direct comme son récit. Ce contraste permet de mieux souligner les contradictions, les oppositions.

Autobiographie constructive et témoignage historique

L'autrice nous parle de déracinement,  de la difficulté à s'intégrer, de la condition de la femme, d'acceptation de soi, de construction de soi, de politique internationale, d'amour familial, de droit d'expression, d'oppression, de solitude, de la connerie interplanétaire...

Ce que je retiens de cette autobiographie graphique

Sans complaisance, Marjane Satrapi nous raconte sa vie de jeune iranienne en exil et en recherche d'un endroit où s'épanouir et être libre. Son histoire émouvante s'entrecroise avec l'histoire avec un grand H de son pays l'Iran des années 80 /90. Ses chroniques d'une vie donnent à voir des errances, des choix, des compromis et enfin une affirmation de soi. Portrait d'une féministe qui fait réfléchir et grandir...

dimanche 6 mai 2018

Ce n'est pas toi que j'attendais


©Delcourt
❤❤❤❤❤
Ce n'est pas toi que j'attendais, Fabien TOULME, Delcourt, octobre 2014, 244 p., 9782756035505


La petite histoire

Fabien et sa femme ont décidé d'avoir un nouvel enfant. Patricia tombe enceinte et se fait suivre au Brésil pour ses premiers mois de grossesse. Tout se passe bien. Ils choisissent de rentrer en France  avant la fin de la grossesse. Les examens se succèdent tous plus rassurants les uns que les autres et puis c'est le grand jour. Fabien va découvrir sa nouvelle petite fille Julia et sa trisomie... Va commencer alors pour lui, le dur apprentissage de l'acceptation du handicap.


Le contexte de lecture

 Lecture effectuée dans le cadre du challenge PrinTemps de Lire, dans le menu "l'esprit en éveil".

L'auteur

 Fabien Toulmé a publié d'autres bandes dessinées : 
©Lyon BD/©Delcourt


Il est actuellement entrain de finaliser L'Odyssée d'Akim.

 
 L'objet-livre

 C'est une bande dessinée découpée en chapitres qui reprennent les états d'âmes de l'auteur. Il a pris le partie d'une colorisation des planches avec une couleur à chaque chapitre. A la fin de l'ouvrage, on s'aperçoit que l'on est passé par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, par toutes les nuances, par toutes les émotions. 
©Fabien Toulmé


Dans les illustrations il joue beaucoup avec la porte et la fenêtre qui sont des objets transitionnels très présents. Ils marquent des étapes. 
Ce sont des tranches de vie qui sont ici rapportées avec malgré le sujet grave des touches d'humour, parfois grinçant (voir la référence au dédale de l'administration dans Astérix et Obélix).

Les thèmes abordés

C'est d'abord une autobiographie  : l'auteur se met en scène dans son intimité familiale. Il dresse un autoportrait sans concession, mais aussi il propose un miroir de notre société occidental qui a des préjugés, une acceptation difficile du handicap

©Fabien Toulmé
 Nous arrivons donc ici au nœud du problème : la différence et le handicap. Le regard des autres et de soi sur la maladie et plus précisément la trisomie 21.  En vivant avec l'auteur les différentes étapes d'acception d'un parent trisomique, on se rend compte de la difficulté psychologique que représente l'acceptation de l'anormalité.
 
©Fabien Toulmé

Un certain optimisme et l'amour triomphent de cette grisaille ambiante au final et pourtant le titre choisi fait mal : "Ce n'est pas toi que j'attendais". 
Nous retiendrons cette fin de phrase "mais je suis content que tu sois venue". L'auteur a accéder à une nouvelle maturité grâce à sa fille, il s'est ouvert un nouveau champ des possibles. Ce qui est merveilleux dans cette histoire c'est que Julia est un véritable cadeau : elle permet à ceux qui l'entourent de s'enrichir, de grandir,  de comprendre l'essentiel.

 
 Ce que je retiens de ce livre...

C'est un véritable cadeau que nous fait l'auteur en se livrant dans ce livre. Il rend compte de la difficulté à être parent d'un enfant qui a un handicap, des peurs par rapport au regard des autres, par rapport à son ressenti, à son amour.
Un coup de coeur, une lecture indispensable.

©Fabien Toulmé
 

mercredi 14 février 2018

Les cahiers d'Esther 2

 

 

 

Les Cahiers d'Esther 2

  Histoires de mes 11 ans 

Riad Sattouf
Allary Editions
janvier 2017
54 p.

Je m'appelle Esther et j'ai 11 ans. J'ai raconté 52 histoires vraies extrêmement intéressantes sur moi (ma famille, mes amis, ma vie, etc.) à Riad Sattouf et il en a fait ce livre très réaliste avec des gros mots (merde-con-putain) parce qu'on parle comme ça nous les jeunes.


Mon avis 

 Emprunt à la bibliothèque des deux tomes de cette série que j'ai envie de découvrir depuis sa sortie et dont le tome 3 sort actuellement.

Riad Sattouf a écrit l'incontournable L'Arabe du futur dont je n'ai lu que le premier tome (à relire d'ailleurs). 


ce tome 2 est dans la juste ligne du tome précédent. Esther est en CM2, elle fit partie des grands (même si une hiérarchie existe à l'école) on la suit toujours dans son quotidien au travers d'anecdotes qui reprennent des moments de sa vie familiale (vacances, colonies, école, sa relation avec son frère et ses parents, l'arrivée de son petit frère), des événements de l'actualité passent toujours en toile de fond (attentats terroristes, hommes politiques...). 


Ce choix d'une pré-adolescente qui regarde le monde, c'est courageux de la part d'un auteur masculin de prendre le point de vue d'une fille car ce n'est pas toujours simple de parler des peurs, des soucis d'une fille qui grandit dans une société où les stéréotypes fille-garçon sont très marqués quoiqu'on en dise.   
L'accent est mis plus sur la sexualité, les relations amoureuses, des sujets qui préoccupent davantage notre petite héroïne que l'environnement, la politique et autres trucs de grand. 

J'aime toujours autant la relation des personnages entre eux. La relation quasi fusionnelle d'Esther et son papa poule, notamment.
J'aime voir la petite Esther grandir dans ses propos et ses attitudes : ce moment de la pré-adolescence où l'on quitte l'innocence de l'enfance mais pas trop encore.
Il ne fait aucune concession aux différents personnages et surtout pas Esther qui a des défauts comme tout le monde, mais elle reste attachante, présentant un miroir édifiant de notre société toujours aussi égoïste, individualiste et discriminante.

Les Cahiers d'Esther 1


Les Cahiers d'Esther 1

Histoires de mes 10 ans 
Riad Sattouf
Allary Editions
décembre 2016
54 p.

Je m'appelle Esther et j'ai 10 ans. J'ai raconté 52 histoires vraies extrêmement intéressantes sur moi (ma famille, mes amis, ma vie, etc.) à Riad Sattouf et il en a fait ce livre très réaliste avec des gros mots (merde-con-putain) parce qu'on parle comme ça nous les jeunes.


Mon avis 

 Emprunt à la bibliothèque des deux tomes de cette série que j'ai envie de découvrir depuis sa sortie et dont le tome 3 sort actuellement.


Riad Sattouf a écrit l'incontournable L'Arabe du futur dont je n'ai lu que le premier tome (à relire d'ailleurs). 


Esther est en CM1, on la suit dans son quotidien au travers d'anecdotes qui reprennent des moments de sa vie familiale (vacances, colonies, école, sa relation avec son frère et ses parents), des événements de l'actualité passent en toile de fond (attentats terroristes, hommes politiques...). 

J'aime beaucoup le point de vue parfois naïf, parfois lucide d'Esther, une jeune fille de son temps. 

Ce choix d'un enfant qui regarde le monde me rappelle le personnage de Mafalda (moins caricatural et burlesque) mais avec juste ce qu'il faut pour dénoncer les travers de notre société raciste, égoïste, individualiste.  

C'est courageux de la part d'un auteur masculin de prendre le point de vue d'une fille car ce n'est pas toujours simple de parler des peurs, des soucis d'une fille qui grandit dans une société où les stéréotypes fille-garçon sont très marqués quoiqu'on en dise.   

Le choix de la bande-dessinée se prête particulièrement à ces réflexions à la Titeuf sur la sexualité notamment.

C'est drôle et pourtant tellement vrai. C'est léger et grave à la fois, on frôle l'humour noir par moment.
J'aime la relation des personnages entre eux. L'auteur montre bien la cruauté des cours de récré, les laisser-pour-compte et l'indifférence générale qui flotte autour. C'est réaliste et flippant à la fois. 
J'aime voir la petite Esther grandir dans ses propos et ses attitudes : ce moment de la pré-adolescence où l'on quitte l'innocence de l'enfance mais pas trop encore.

 

mardi 13 février 2018

Rural !




 Rural ! Chronique d'une collision politique
Etienne Davodeau
Delcourt
mai 2001
 139 p.

C'est l'histoire d'un coin tranquille de campagne. Un couple achève d'y retaper une vieille bâtisse devenue en dix ans de travaux une agréable maison. Un peu plus loin, trois jeunes payasans, convaincus qu'une autre agriculture est possible, tentent le pari du bio. Un bien bel endroit, donc. Jusqu'au jour où la nouvelle tombe: une autoroute va bientôt passer ici.
Durant un an, de sa rencontre avec les agriculteurs à la phase finale de la construction de l'autoroute, Etienne Davodeau va les suivre quotidiennement, relater leur vie, leurs efforts pour imposer une autre manière de cultiver la terre et d'élever des animaux, et leur combat désespéré contre la construction de l'autoroute. Les découragements, la combativité qui vient et qui s'en va, et puis la vie qui continue, les bêtes qui n'attendent pas, les cultures non plus, et tous ces gestes qui font le quotidien d'un paysan et qui nous semblent tellement loin.



Mon avis 

Etienne Davodeau a suivi un groupe d'exploitants agricoles sur une année comme un reporter et pourtant il délivre une bande dessinée engagée, partisane, non objective comme il le dit lui-même. Il a pris son parti de dénoncer des travers politiques et économiques.

 "On raconte d'un point de vue. Raconter, c'est cadrer. Cadrer, c'est éluder. Éluder, c'est mentir. Alors non, l'objectivité n'est pas de ce livre."

Il donne à voir des témoignages poignants, des moments de vie quotidienne dans un GAEC, une lutte acharnée  et documentée de paperasses administratives. C'est édifiant et clarifiant. Une politique à double vitesse qui écrase les plus faibles et bouzille leurs idéaux de toute une vie. 

Pourtant ce n'est pas la rage qui soutient le propos mais une foi en des hommes réfléchis et travailleurs. Une amertume reste en bouche pour garder la lucidité de la réalité mais l'espoir est permis en un avenir meilleur et autre.

 Les portraits et les crayonnés de la ferme sont superbes et s'harmonisent au propos.

J'ai beaucoup aimé l'approche de cet auteur-illustrateur au plus près des gens, de leur vie. Ça sonne juste, vrai. Le propos est étayé et non fantaisiste, ni pro-bio, loin des extrêmes. C'est un constat amer de notre politique de faux semblants, d'arrangements.

 "...d'un côté s'invente une nouvelle approche de l'environnement, respectueuse, légère et durable.
de l'autre côté c'est une infrastructure lourde et polluante qui s'impose en force au nom de la rentabilité à court terme.
L'inconvénient de ce genre de barrière, c'est qu'il faut forcément se situer d'un côté ou de l'autre.
S'assoir dessus, c'est se piquer le cul."

Une lecture criante d'actualité même si les années ont passé depuis sa sortie. Je recommande lucidement cette lecture.

mercredi 18 octobre 2017

En scène ! de Raina TELGEMEIER

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En scène !

Raina TELGEMEIER

Akileos

mai 2013


L'histoire 


Callie adore le théâtre et ne manque pas de sauter sur l’occasion quand une production est lancée dans son collège. Callie connait parfaitement la comédie musicale qui doit être mise en scène, elle s’inscrit en qualité de décoratrice, déterminée à faire un spectacle digne de Broadway… Mais comment faire avec des bouts de ficelles, sans oublier les drames qui se jouent en coulisses et sur la scène. Et quand des frères jumeaux beaux comme des dieux débarquent, les choses deviennent encore plus folles...

Mon avis


 J'ai lu ce roman graphique dans le cadre du challenge Bookineurs en couleurs session violette et j'ai découvert une histoire d'adolescents qui se cherchent. L'amour est de la partie et nous découvrons bien vite qu'un des jumeaux est gay au grand dam de notre héroïne Callie. 
J'ai donc décidé de l'inclure dans mon challenge LGBT


J'aime beaucoup le fait que les histoires d'amour se font et se défont sous fond de club de théâtre. 
Les personnages sont attachants surtout Callie avec ses états d'âme typiques de l'adolescence. Elle se montre une véritable amie, généreuse, tolérante. 
Je trouve que l'auteur emploie les mots justes pour décrire l'adolescence. 
Le dessin est assez épuré, l'accent est mis sur les personnages, les visages sont très expressifs.
J'aime les couleurs vives employées par l'illustratrice. L'ensemble donne une impression agréable, douillette.

J'ai beaucoup apprécié cette chronique de la vie collégienne et cette bande de copains sans prétention. Je pense lire bien vite Soeurs et Souriez de la même autrice. 


vendredi 29 septembre 2017

Le Cabinet de curiosités d'Alexandra V. BACH et Hilda ALONSO


❤❤❤❤

Le Cabinet de curiosités 

Alexandra V. BACH et Hilda ALONSO

Editions du Riez

septembre 2016


L'Histoire


 Sous ses allures bohèmes de roulotte fantôme, le Cabinet de Curiosités va par les routes, recueillant sur son passage les objets magiques brisés par l’homme. 


Dans cet univers clos, ce refuge bercé de lenteur, la vie en suspens, minuscule et fragile, reste menacée… Yotika, la femme-araignée, gardienne de cette arche assiégée, ne peut plus protéger les siens et assiste, impuissante, à la fin de son monde. Mais les chemins de perdition ne sont pas ceux que l’on croit…



"Courir ou voler au-devant de la mort, 
c'est bien cela, la vie !"

Mon avis 


Une curiosité onirique que ce cabinet de curiosités empreint de steampunk, de poésie et de mélancolie.

 " Pour certains, le temps est compté. 
Pour d'autres, l'heure est venue."

 Le texte est bien écrit, assez abscons comme un poème macabre
Le seul bémol de ce livre-objet c'est la typographie choisie, trop banale et discordante du coup, pas raccord avec la beauté de l'ensemble.

Les photographies sont magnifiques avec une atmosphère soufrée, brumeuse et glaciale et qui figent les personnages dans une pose hallucinatoire

"De la lumière tu ne devines que les ombres 
et ta parole est un piège où trébuche ton instinct." 


L'avancée dans le texte d'abord obscur, nous amène progressivement de l'onirisme à la réalité, à la lumière crue de la vérité des faits. 



Ce mélange inédit est comme une métaphore filée, une métamorphose permanente.  
C'est esthétiquement intrigant et littéralement envoûtant : une belle découverte !

"C'était un silence plus compact que l'oubli."


Le Garçon de feu

  Le Garçon de feu Sarthak Sinha Editions Du Ricochet EAN : 9782352635512      Un petit album plein de tendresse avec ce feu follet. Tim se...