mercredi 1 novembre 2017

L'Héritier des Draconis 2 : la sculptrice de dragons de Carina ROZENFELD


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L'Héritier des Draconis 2 : la sculptrice de dragons

Carina ROZENFELD

Gulf Stream

septembre 2017

328 p.


L'Histoire


À la veille de la rentrée scolaire, Elliott est inquiet. Plusieurs mois se sont écoulés depuis qu'il a découvert qu'il est l'héritier des Draconis, une famille aux pouvoirs merveilleux qui règne sur le monde fantastique de Draconia, situé à plusieurs années-lumière de la Terre. Avec ses amis Tamara et Gédéon, il espère qu'il n'est pas trop tard pour délivrer Gulliver, le gentil géant, toujours prisonnier des griffes du monstrueux Kian... Alors, quand le passage vers Draconia s'ouvre de nouveau, le trio n'hésite pas une seconde ! Les enfants vont faire la rencontre de Léna, une des dernières personnes à pouvoir sculpter les figurines de dragons permettant aux Draconis de se transformer... Le don de cette nouvelle alliée permettra-t-il à Elliott de secourir Gulliver et de vaincre Kian ?

Contexte de lecture


Lecture à deux voix avec mon fils de 10 ans. Le prochain tome ne sortira qu'au printemps 2018 et clôturera la saga. La rencontre avec Carina Rozenfeld a eu lieu au salon du livre de l'imaginaire à Ménétrol au Nord de Clermont-Ferrand. Mon fils s'est fait dédicacé le livre sorti en avant-première et j'ai pris également E.V.E. Entité Vigilance Enquête qu'il faut que je lise également avant la fin du mois. Ma fille aînée a également pris un livre de cette autrice : le tome 1 de Doregon : les portes de Doregon qu'il faudra que je lui pique un de ses quatre !

Du même auteur, j'ai déjà lu les clefs de Babel que j'aurai voulu voir développé un peu plus (beaucoup de questions sans réponse) et A la poursuite des Humutes un très court roman de SF sans prétention avec un message sur l'acceptation de soi malgré la différence.

Mon avis

 L'objet-livre

Une couverture  intrigante ! On voit un nouveau personnage apparaître, une jeune fille aux cheveux roux, certainement la sculptrice.
J'adore le format carré de cette édition et en plus il y a encore un flipbook avec un nouveau dragon en haut de pages, j'adore !!! La typographie est bien choisie car aérée ce qui apporte un autre confort de lecture
Les chapitres comme le premier tome sont assez courts et rythment bien l'aventure de nos jeunes héros. 

L'intrigue
 
 Nous retrouvons avec plaisir notre trio sur Terre, puis sur Draconia.
Le point culminant de l'aventure se situe dans une ville fortifiée Lornesse : un épisode plein de péripéties pour délivrer Gulliver l'ami géant d'Elliot , Tamara et Gédéon. L'amitié et la solidarité sont mises à l'honneur de nouveau dans ce deuxième tome. 

On découvre de nouveaux pouvoirs ou dons, de nouveaux amis et l'univers de Draconia s'enrichit un peu plus pour notre plus grand plaisir. 
Elliot en apprend un peu plus sur sa famille, ce qui l'aide à se construire; C'est une quête d'identité qui le confronte à son oncle Kian, cruel et dévasté par l'excès de pouvoirs.  Certains personnages vont se rapprocher, les relations évoluent. La petite bande grandit, s'assume

Un bon deuxième tome qui propose des épreuves à nos petits héros et nous amène vers la fin que l'on souhaite en apothéose. 

Un univers de dragons et d'hommes plein d'aventures que je conseille dès 10 ans.

L'Elféméride, le grand légendaire des saisons : automne-hiver de Pierre DUBOIS et René HAUSMAN (1)

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L'Elféméride, le grand légendaire des saisons : automne-hiver 

Pierre DUBOIS et René HAUSMAN

Hoëbeke

octobre 2013

 

La description

C'est un almanach qui regroupe par mois, des histoires et contes sur les plantes, les animaux, les créatures féériques, les saints et les dictons des saisons. 

Mon avis

 J'ai lu les mois de septembre, octobre et novembre pour valider le Pumpkin Autumn Challenge. Je reprendrai la lecture de la partie hiver lors du Cold Winter Challenge. 

  "Septembre met l'automne dans sa soupe. "

 Elféméride  : c'est un mot-valise composé à partir du mot "elfes" et "éphéméride". Ici, "elfe" désigne toute sorte de créatures du petit peuple et  "éphéméride", c'est un ouvrage qui renseigne au jour, le jour ou par mois sur des évènements tout au long d'une année. 

 "L'Elphéméride, c'est donc l'éphéméride, avec en plus le "l" de l'elfe, le "f" de la fée... 
deux ailes pour le traverser, le réenchanter."

On y retrouve : 
"... des pleins paniers de contes et légendes. 
Toute la vieille et inépuisable marmite de la petite mais grande, mythologie... celle de tous les jours, tricotée, filée, cousue point par point aux saisons.

L'auteur emploie le terme de "légendaire" : ce livre regroupe donc  : 
❥  des légendes
❥  mais aussi un bestiaire imaginaire (des histoires sur les animaux)

"Jadis, les contes commençaient toujours par "il était une fois au temps où les bêtes parlaient..." Cela ne voulait pas dire qu'elles parlaient le langage des hommes, mais que l'on comprenait et partageait un même langage intime et secret." 
 


❥  et un herbier enchanté. 
Le plantain




Les différentes rubriques sont reprises chaque mois. Mes préférées sont  : 

le légendaire des haies et des buissons

le légendaire des fruits, des arbres et du verger 

Le Dieu Vert

 le chêne 

petit légendaire du mois


 le croqueur de noix

paysage et flore

 " le lierre

Bien que des esprits tordus le surnomment "fil du diable" et le prétendent "plante favorite des empoisonneuses et des sorcières", le lierre est une des plantes les plus sacrées et bienfaisantes de Féerie. lien d'éternité, mythe de l'éternel retour, il sert non seulement de "passage" entre notre monde et l'au-delà, mais entre également dans la composition des philtres d'amour et élixirs de longue vie."

paysage et faune

 " Et l'hirondelle faisait le printemps. Les anciens, qui ne savaient rien d'autre que ce qu'ils voyaient, observaient, imaginaient et rêvaient, avaient remarqué son manège. Elle partait avant l'automne, montait haut dans le ciel cueillir un tison de feu au soleil et le ramenait dans son bec - c'est de cette façon qu'elle s'était roussi son blanc plastron... Et si elle volait en zigzag, en poussant des cris, c'était pour échapper à la gueule du dragon envoyé par la Vieille pour l'empêcher de réchauffer et dégeler la nature. Une fois, la bête la saisit par la queue, mais d'un coup de reins, elle a réussi à se dégager en lui laissant sa plume du milieu entre les crocs. c'est pourquoi depuis elle a la queue fourchue... et qu'elle annonce le retour des beaux jours."

les légumes du mois




J'ai bien aimé feuilleter et lire cet ouvrage tout au long de la saison automnale. Ces anecdotes et autres mini légendes sont un délice de féerie en tout genre. 
On apprend de nombreuses choses et pas qu'imaginaires. C'est plein de malice. 


L'auteur Pierre Dubois a une très belle plume. 

 " En ce temps-là, le soleil à peine sorti du four et encore tout croustillant ne plaignait pas ses rayons."

"La vieille mère Misère tricotait ses vieux ans, 
dans une vieille masure plantée de guingois 
dans un vieux paysage de vieux vieux temps."
 
J'aime également ses prises de positions dans la préface, ses réflexions. 


  "Et puis parce que les enfants que l'on ne nourrit point de contes, d'histoires, de bravoure, de merveilles et de sagesse sont des enfants perdus..."

"Les ignorer [ces histoires], c'est ne pas savoir pourquoi 
le ciel est bleu, la mer salée, la neige froide, le soleil brillant... 
les poires
C'est tout ignorer de la pluie et du vent."


"D'abord, on ne peut passer sous silence que nos dirigeants(...) ont toujours fait fi de la nature et du chant du coucou, de la sagesse, des contes et du travail de l'abeille, sinon pour se l'approprier, la défricher, l'éventrer, la pressurer, en extraire les entrailles, la vider, l'épuiser, l'asphalter, la bétonner, la polluer... sans états d'âme."

Pour les dessins, disons que je suis plutôt fan et là tout le mérite revient à René Hausman. Je n'ai pas pu résisté et je vous présente certaines illustrations très belles et drôles. 




Cet inventaire féerique est à picorer, feuilleter au gré du temps qu'il fait. Un magnifique objet-livre.

Les Larmes de l'araignée de Pascaline NOLOT


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Les Larmes de l'araignée

Pascaline NOLOT

Chatons hantés

Le chat noir

mars 2017

136 p.


L'Histoire


Prudenge, ville morose dont tout le monde a oublié le nom et la gloire, jadis cité de la dentelle noire, bordée par une mer couleur de nuit, fouettée par un vent à vous glacer les sangs.
Éloïse, l’apprentie funambule, y fait escale avec la petite troupe itinérante du Cirque d’Opale. Sur place, elle fait la connaissance du jeune Lucas et de son petit frère Gabin, qui se mure dans le silence depuis la mort de leur mère, et dont la seule amie est une mystérieuse araignée.
Ensemble, ils se retrouvent piégés dans l’usine de dentelle désaffectée devenue le repaire de la redoutable Arachné. Les trois enfants parviendront-ils à s’échapper de son antre et à contrecarrer ses funestes projets ?



Mon avis


Lecture dans le cadre du Pumpkin Autumn challenge et du challenge  SFFF.  Une lecture halloweenesque que j'ai apprécié de lire lors de cette période.

 J'ai porté mon choix sur ce livre car je voulais découvrir la collection chatons hantés dont j'avais beaucoup aimé Effroyable Porcelaine de Vincent Tassy
Les couvertures sont superbes  (la silhouette de crâne reprise à chaque fois et un motif gothique dans les angles ) et celle-ci ne déroge pas à la règle. Je ne reviens pas sur le travail talentueux de l'illustratrice Mina M. dont je vante les mérites sur la chronique d'Effroyable porcelaine.  



Le soin apporté à cette collection s'en ressent jusque dans les moindres détails typographiques et du paratexte. 
Travail  du titre de chapitre : écriture Tim Burtonesque, ajout d'une lettrine toile d'araignée et au niveau de la pagination ajout d'une petite araignée.  




Un univers tout de gris, où Eloïse est un personnage solaire. Lucas et Gabin malgré leur sympathie sont ternes face à cette étoile qui éblouie. Cependant, je trouve dommage que l'ambiance sinistre de la ville de Pudenge ne soit pas plus développée. J'aurai voulu voir l'atmosphère plus souvent décrite comme dans ce passage :

"Le ciel anthracite s'étendait en une immense toile au-dessus des toits de Prudenge. 
Prise dans ses filets gris, la ville s'éveillait. "


J'aime beaucoup l'animal de compagnie original :  Pénélope, l'araignée argentée. La référence à Pénélope, la femme d'Ulysse qui tisse et détisse inlassablement sa "toile".
On retrouve un personnage mythologique avec l'être hybride Arachné buste et tête de femme et corps d'araignée. Elle montre de l'humanité et de la tristesse ce qui explique le choix de ce titre.

Le récit est trop court pour que l'on s'attache vraiment aux personnages. Je n'ai pas eu une réelle empathie pour le trio. C'est trop ébauché. 

Une lecture agréable, facile à lire, un bémol pour l'exposé sur les araignées que je trouve maladroit, trop didactique. Ce n'est pas transcendant et je m'attendais à plus de frissons, de suspense. Je reste sur ma faim.




L'Auberge de Nulle Part de Roberto INNOCENTI et J. Patrick LEWIS



L'Auberge de Nulle Part

Roberto INNOCENTI

J. Patrick LEWIS

Gallimard

décembre 2006 (1ère édition : septembre 2002)

48 p.


L'Histoire


Un illustrateur, qui n'est autre que Roberto Innocenti, part à la recherche de son imagination perdue et se retrouve devant une étrange auberge battue par les flots. Les clients ont tous quelque chose de particulier et, en même temps, un petit air qui nous est familier : un marin à la jambe de bois, une frêle jeune fille qui semble cacher une queue de poisson sous ses dentelles, un aviateur dont l'avion s'est écrasé dans les dunes, un chevalier à la triste figure… Il s'agit bien sûr de quelques-uns des plus célèbres héros littéraires de notre enfance. Tous semblent en quête d'une partie d'eux-mêmes.

" mais peut-on mettre l'imagination en bouteille ? "

Mon avis 


 Lecture dans le cadre du challenge Albums jeunesse 2017-2018 su babelio et le Pumpkin autumn challenge.

 En quittant la route principale, on quitte le monde réel pour l'imaginaire, des panneaux de signalisation nous l'indique clairement. Tous ses petits clins d’œil sont un régal.  Et comme l'auteur qui a besoin de quitter le réel pour pouvoir imaginer, le lecteur lui faisant confiance le suit su cette route.  Toute cette métaphore filée court dans l'album et nous empruntons ce chemin. 
Roberto Innocenti en mal d'inspiration

Autoportrait ou autobiographie d'un illustrateur en panne d'inspiration qui va oniriquement partir à la recherche de la fibre créatrice en retrouvant ses références livresques. 
A la fin de l'ouvrage, l'illustrateur semble s'adresser à l'auteur pour conclure : 

"Écris que j'ai découvert ici ce qui est le plus précieux à mes yeux, ce don que je n'avais plus en arrivant : la capacité  à rendre réel ce que l'esprit ne fait qu'imaginer. "

J 'aime le dessin précis et si particulier de Roberto Innocenti, qui se dessine lui-même, sans complaisance. 

Cela foisonne de détails. C'est un album qu'il faudra ouvrir encore et encore pour en savourer les détails qui sont passés inaperçus en première lecture. J'adore les albums qui ne révèlent pas tout au premier coup d’œil. Un regard rétrospectif après éclairage de la lecture permet de nouvelles découverte et c'est jouissif pour le lecteur. 

L'illustrateur utilise tous les formats de dessins de la pleine page à la miniature
Il excelle dans le dessin narratif proche de la bande dessinée (comme sur la  1ère de couverture avec son arrivée à l'auberge, le temps qui passe et son départ). 


Le choix des plans très subjectifs : contre-plongée sous l'avion de Saint-Exupéry ( un maître, un modèle ? ), une plongée sur la salle de repose où les personnages fictifs se côtoient tous ensemble rassemblés sous le regard englobant, embrassant de l'illustrateur Roberto Innocenti. 

On regarde à travers ses yeux d'artiste par moment. Sinon ils s'inclue au milieu d'eux, observant ce qu'ils observent (son regard regardant la mer comme Saint-Exupéry ou encore côte à côte avec le petit vagabond regardant la petite sirène partir ).  




C'est un album difficile à aborder avec des jeunes enfants en raison des références... Mais pourquoi pas ?  C'est une balade onirique qui peut leur plaire accompagné d'un adulte à l'écoute.  Et comme le précise l'auteur : 

"ce qu'il y a de merveilleux avec les histoires, c'est qu'elles peuvent être lues de manières aussi différentes qu'il y a de lecteurs. " 

D'ailleurs, j'ai cru voir Hercule Poirot dans les clients pourtant il n'est pas mentionné en fin d'ouvrage. Je pense que malicieusement l'auteur à glisser des indices littéraires pour les curieux, comme un jeu complice auteur/lecteur.

Il se retrouve perdu entre mer et terre dans une auberge aux clients personnages sortis tout droit de classiques de la littérature. C'est un retour aux sources de l'inspiration et pour Roberto Innocenti ses racines plongent dans le creuset littéraire mondial. 
Personnages fictifs ou auteurs : on retrouve Saint-Exupéry, la petite Sirène, Huckleberry Finn, la baleine Moby Dick et le capitaine Achab, le pirate terrifiant de l'île au trésor : Long John Silver et le mythique Don Quichotte, le baron perché
En parlant des sources d'inspiration, à savoir les personnages et auteurs, il dit :

 "Bref, ils avaient tous semé la curiosité et récolté l'imagination." 

Ces souvenirs d'enfance livresques semblent redonner goût à la création à l'auteur.

A mettre en réseau avec Le Livre disparu de Colin Thompson, que j'adore. Même thématique et souci du détail.




J'adore ces rêveuses rencontres, qui donnent envie de se plonger dans certains classiques que je ne connais pas encore. C'est inspiré et inspirant. Merci aux auteurs pour ce voyage en littérature. Bel hommage aux classiques et introspection salutaire. 

" ...je me couchai avec un bon livre et le ventre plein, puis me lançai à l'assaut de la face nord de la montagne des rêves ..."

Le mot qui arrêta la guerre d'Audrey ALWETT et illustré par Ein LEE

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Le mot qui arrêta la guerre

Audrey ALWETT

Ein LEE

Nobi Nobi

mars 2015


L'histoire


 Au petit matin, quand le soleil étend ses rayons, que les grues s’envolent vers le ciel et que les carpes se réveillent, le lac Yamagata est le plus bel endroit de la Terre. C’est là que Seï y trace ses plus jolies calligraphies, c’est là que son frère Shigeru y fait ses plus vivants origamis. Mais voilà que le daimyô déclare la guerre à son voisin. Tout homme âgé d’au moins seize ans sera contraint de se battre sous sa bannière. Shigeru devra partir et peut-être mourir. Le jeune Seï va alors tout tenter pour convaincre le daimyô de renoncer à cette guerre. En trois jours, il peindra trois calligraphies. Trois mots pour arrêter la guerre, trois mots pour sauver son frère.


Mon avis


Lecture dans le cadre du challenge albums jeunesse 2017-2018, ainsi que pour le challenge Bookineurs en couleurs violet

 J'ai été d'abord subjuguée par la couverture de cet album au dessin très manga de l'illustratrice Ein LEE : les regards lumineux  des personnages et les couleurs magnifiques du ciel à l'aube, éclaboussés d'encre de chine noire. 

J'ai donc voulu voir le travail de cet artiste et voici quelques illustrations et albums pour appréhender son talent. 


 

 Le format carré de l'album permet une bonne prise en main et donc une immersion immédiate dans l'album. De plus les illustrations sont pleine page et même double-page ce qui renforcent cette immersion dans les images. 
Le traitement des couleurs permet de créer une ambiance différente à chaque fois : les deux frères sont enveloppés dans un voile bleuté violet doux et rassurant alors que les scènes au palais ou avec les dignitaires agressifs sont à dominantes rouge, or et noir qui symbolisent le sang, la richesse et le désespoir. 

Les deux frères sont complémentaires : l'un est calme, précis, patient, persévérant, l'autre vif, créatif, plein d'initiatives, entreprenant. Leur ténacité paye face à une société qui a oublié la valeur du monde.

Ceux sont les artistes qui ouvrent les yeux des puissants à la beauté du monde qui peuvent enrailler la spirale de violence. C'est par l'art que la liberté et la beauté sont révélées. 


L'auteur crée une mythologie à partir de légendes japonaises comme les mille grues d'origami qui permettent d'exaucer un vœu si on les réalise soi-même.  Elle redonne à  la calligraphie sa place d'art sacré.

Pour la force des mots et des dessins je conseille la lecture en parallèle du conte japonisant de Marguerite Yourcenar Comment Wang-Fô Fut Sauvé ou encore Neige de Maxence Fermine

 Une lecture émerveillement avec cet album très beau et au message de paix poignant.










Le Garçon de feu

  Le Garçon de feu Sarthak Sinha Editions Du Ricochet EAN : 9782352635512      Un petit album plein de tendresse avec ce feu follet. Tim se...