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jeudi 30 avril 2020

#plib2019 Les Prières de sang

 
Crédits : taurnada

 👻👻👻👻
Les  Prières de sang
Jean-Marc Dhaignaut
Taurnada
juillet 2018
218 p.
#plib2019
#ISBN:9782372580441

Chronique à quatre mains avec Corinne Bertrand sur  Les Prières de sang de Jean-Marc Dhainaut publié par Taurnada à la suite du défi lectures duo lancé par Jean-Yves Loisy, une lecture commune à deux (pour ceux qui n'auraient pas suivi).

Deuxième volume des aventures d'Alan Lambin et Mina Arletti, "détectives de l'étrange". Ce livre est cependant indépendant et peut se lire sans problème, même si l'on n'a pas lu le premier tome La Maison bleu horizon. Les personnages sont en effet brièvement, mais efficacement présentés, si bien que l'on a l'impression de les connaître.

Nous suivons donc Alan Lambin et Mina Arletti dans une nouvelle enquête paranormale. Céline, une jeune femme enceinte contacte Alan et Mina afin qu'ils l'aident. Elle est désespérée : des voix, des bruits se matérialisent dans sa maison, même les objets volent depuis qu'elle a acheté une armoire datant du Moyen Age.
Après quelques hésitations, Alan et Mina décident de rejoindre la Normandie et de découvrir ce que cachent ces phénomènes inexpliqués.



Et si on parlait des personnages pour commencer ?

Corinne Bertrand :
Alain Lambin et son assistante Mina enquêtent sur tout ce qui est phénomène paranormal et travaillent ensemble depuis trois ans. Mina est médium et ressent très fortement les choses. Alain a lui aussi un don, qui s’éveille petit à petit mais qu’il refuse. C’est en outre quelqu’un de généreux et qui a les pieds sur terre. Lorsqu’il commence une enquête, il cherche avant tout une explication rationnelle et ce côté que j’aime beaucoup chez lui. Il ne va pas foncer tête baissée dans des histoires de revenants et c’est ce qui amène une certaine crédibilité à l’histoire. Ces deux-là, sans se l’avouer, ressentent une attirance mutuelle. Leur côté « adolescent » dans cette relation apportent une note de fraîcheur et fait même sourire.


Moi : Les personnages ne sont pas communs : ils ont tous deux la quarantaine passée, ils sont timides, un peu empotés surtout Alan ; ce sont de vrais adulescents, mais pas seulement. Ils ont par ailleurs des dons médiumniques. Leur relation va évoluer à tout petits pas mais une chose après l'autre ils se rapprochent. Un binôme d'enquêteurs qui fonctionne bien.

Corinne Bertrand

Et qu'as-tu pensé de l’ambiance, de l'intrigue ?


Moi : L'auteur installe très vite l'époque (années 80 bien réussies en passant), puis il nous entraîne dans le monde des "chasseurs de fantômes" tranquillement et au fur et à mesure que l'on progresse dans le récit, la tension monte, monte. Les éléments inexpliqués s'accumulent .

Corinne Bertrand : J'ai beaucoup apprécié qu'on rentre tout de suite dans l'histoire. C'est très accrocheur dès le début , l'ambiance s'installe tranquillement , la tension monte au fil des pages.

Moi : Pour l'intrigue, elle fonctionne comme dans un roman policier pas de grosse surprise mais une construction où Alan procède comme un détective il avance des hypothèses et essaie de justifier les faits par des arguments concrets, factuels avant de se tourner vers le paranormal. Le fantastique est omniprésent et à un moment l'on bascule vraiment de l'autre côté du réel. 

Pour ce qui est de l'écriture et du ressenti global, quel est ton avis ?

Corinne Bertrand : Pour l'écriture, elle est fluide et agréable à lire... Le style est accrocheur. Chaque fin de chapitre te donne envie de tourner la page pour en savoir plus. En ressenti global : un bon moment de lecture. Comme le livre n'est pas très long, je pense qu'il vaut mieux le lire d'une traite pour rester dans l'ambiance. 

Et toi , ton avis ?

Moi : Un roman qui se lit très vite, pas de temps mort. J'ai passé un bon moment et j'ai pris plaisir à suivre Alan dans cette enquête où le diable n'est pas loin. C'était divertissant.

Une expérience de co-chronique enrichissante. J'ai pris plaisir à l'échange. Merci Corinne.

dimanche 22 septembre 2019

Bilan du PLIB 2019


Petit bilan du PLIB 2019 :  j'ai hésité pas mal entre deux livres pour leur qualité, leur style, leur originalité et j'ai décidé de voter pour le Dieu oiseau d'Aurélie Wellenstein (autrice dont je découvrirais d'autres livres bientôt) laissant de côté le magnifique La Fille qui tressait les nuages de Céline Chevet.

 Choix difficile donc mais pas de big coups de coeur cette année.
Toutes les lectures des finalistes ont été de bonnes lectures mais je n'ai pas flashé sur l'une de mes lectures finalistes. 








Par ailleurs la pré-sélection et la sélection des 21 m'a permis d'avoir un coup de coeur  💖 avec Shahra, tome 1 de Charlotte Bousquet. 



De très bonnes lectures  😍😍😍 avec Forestelle, tome 1 (tome 2 lu) d'Aline Maurice et Planète centrale, tome 1 (tome 2 lu) de Yaël July Nahon ainsi que le Passageur 1 d'Andoryss (le tome 2 dans ma PAL grâce aux Aventuriales la semaine prochaine). Mais aussi Rozenn, livre 1 (tome 2 lu) de Laetitia Danae, Mes vies à l'envers de Maxime Fontaine et Julien Hervieux avec Au service de sa majesté la Mort (tome 2 dans ma PAL) et Estelle Faye et son space opera libertaire Les Nuages de Magellan.






Une très bonne édition donc. 
Grand grand merci aux organisatrices et organisateur, aux couleurs du logo du PLIB, c'est-à-dire en or. 
Je rempile donc sans surprise pour le PLIB 2020. Je peaufine mes propositions et j'attends le dernier moment pour valider mes choix pour proposer des petites pépites qui n'auraient pas été proposées.

samedi 22 juin 2019

#PLIB2019 Le Dieu oiseau



 🥚🥚🥚🥚
Le Dieu oiseau
Aurélie Wellenstein
Scrineo
mars 2018
352 p.
#ISBN9782367405827

Le texte d'éditeur

Une île. Dix clans. Tous les dix ans, une compétition détermine quel clan va dominer l'île pour la décennie à venir. Les perdants subiront la tradition du « banquet » : une journée d'orgie où les vainqueurs peuvent réduire en esclavage, tuer, violer, et même dévorer leurs adversaires. Il y a dix ans, Faolan, fils du chef de clan déchu, a assisté au massacre de sa famille. Sauvé par le fils du chef victorieux, Torok, il est depuis lors son esclave et doit subir ses fantaisies perverses. Sa seule perspective d'avenir est de participer à la compétition de « l'homme-oiseau », afin de renverser l'équilibre des pouvoirs en place et de se venger. Qui du maître ou de l'esclave va remporter la bataille ? Quel enjeu pour les habitants de l'île ? Quel est le prix à payer pour la victoire ?

La petite histoire

Nous suivons le destin tragique de Faolan, esclave d'un clan violent et cannibale et surtout de Torok, l'héritier du clan du Bras de Fer. Faolan va vivre une véritable quête pour se libérer de ses démons intérieurs et survivre lors d'épreuves plus éprouvantes et violentes les unes que les autres.

Ce que je retiens de ce roman...

 La couverture 

Je m'arrête un instant sur cette couverture qui à la fin de la lecture prend tout son sens. Aurélien Police réalise une illustration symbolique et narrative à la fois. Les couleurs qui dominent noir et rouge donnent le ton de l'ambiance sanglante et empreinte de noirceur de ce récit.

L'univers créé

L'autrice Aurélie Wellenstein a mêlé une légende de l'Île de Pâques avec un dieu oiseau et la recherche d'un œuf régie par des épreuves aux sacrifices humains aztèques. L'atmosphère est suffocante, sombre et ensanglantée tout du long. Elle excelle à nous plonger dans une ambiance angoissante et hallucinatoire trouble. 

L'intrigue

Les chapitres nous entraînent crescendo et de façon spiralaire dans les Enfers (dignes de ceux de Dante) à chaque étape, une fascination horrifique nous pousse à tourner les pages à la suite de Faolan s'enfonçant dans le labyrinthe de son esprit.

Les personnages

Faolan est un jeune homme meurtri, traumatisé par dix ans de tortures morales et physiques et un désir de vengeance qui le dépasse. Son esprit est rongé par la folie. On le suit ne sachant pas quelles vont être ses actions. Il est fragile, fébrile, halluciné, à fleur de peau, écorché.

Torok, le tortionnaire est représenté à travers le regard de sa  victime comme étant une force brute, calculateur, il  fascine et écœure tout à la fois Faolan. 

L'écriture

Aurélie Wellenstein donne à voir l'impensable, l'indicible et surtout elle décortique l'esprit malade et massacré de Faolan. Elle propose de plonger dans les méandres des pulsions, émotions et raisonnements d'un être privé de liberté, d'amour et elle montre les conséquences désastreuses de la barbarie subie. Elle le fait avec un style fluide et une construction qui nous happe.

Descente aux Enfers avec ce roman fantasy qui me laisse à chaque chapitre tendue, pantelante, la gorge sèche. Violences et traumatismes jalonnent le récit jusqu'à l'étourdissement. J'ai "apprécié" (pas le terme qui convient) me retrouver dans la tête de Faolan pour visualiser les mécanismes qui régissent son cerveau meurtri. La torture morale a laissé des séquelles irréversibles. Hallucinant...

mardi 23 avril 2019

Rouille #PLIB2019




 ⏳🌙⏳🌒

Rouille 
Floriane Soulas
Scrineo
mai 2018
384 p.
#ISBN:9782367406060 


 Le texte d'éditeur

 Paris, 1897. Les plus grandes puissances européennes se sont lancées à l’assaut de la Lune et de nouveaux matériaux découverts sur le satellite envahissent peu à peu la Terre. Ces grandes avancées scientifiques révolutionnent l’industrie et la médecine, mais pas pour tout le monde. Et dans les faubourgs, loin de l’hyper-centre protégé par le dôme sous lequel vivent les puissants, le petit peuple de Paris survit tant bien que mal. Violante est une prostituée sans mémoire, ignorant jusqu’à son âge réel. Dans un monde où son désir de vérité passe après celui de ses clients et de ses patrons, la jeune fille tente de retrouver la trace de ses origines perdues. Alors qu’une vague de meurtres particulièrement horribles ensanglante la capitale, Satine, son amie et seul soutien, disparait dans d’étranges circonstances. Violante, elle, se voit offrir une porte de sortie à ce demi-monde violent qui la retient prisonnière, mais décide malgré tout de prendre part aux investigations.



La petite histoire

L'histoire sombre d'une jeune prostituée amnésique, Violante, vivant dans un Paris Steampunk à la fin du 19ème siècle. Elle va à travers sa recherche d'identité découvrir une macabre machination. 


Ce que j'ai pensé de ce roman steampunk...

 Un Paris très obscur et sanglant qui n'est pas sans rappeler le Londres de Jack l'éventreur ou encore l'atmosphère de Docteur Jekyll et Mister Hyde avec un soupçon de roman gothique à la Frankenstein de Mary Shelley. C'est sombre et cela se passe en grande partie dans les bas-fonds de Paris, pour ne pas dire dans les catacombes et autres égouts nauséabonds et souvent de nuit. L'univers nocturne est très bien décrits avec celui des prostituées. L'on découvre les Jardins Mécaniques, une maison close régie comme un harem avec des rivalités, des coups bas, un souteneur et une maquerelle. Le quotidien de ces femmes de petite vertu est décrit par le menu. L'autrice nous présente tous les miséreux de Paris : les orphelins notamment qui vivent dans la Ferraille, une décharge, véritable labyrinthe. 

 C'est un univers steampunk peuplé d'automates mais aussi de personnes aux prothèses plus ou moins élaborées suivant la condition sociale. Dans ce monde la lune a été colonisée, exploitée pour extraire des métaux aux propriétés étonnantes. Des alchimistes fous tel des docteurs Frankenstein essaient de créer des animaux hybrides défiant la science et l'éthique. C'est dans ce monde de métal et de sang que va apparaître une nouvelle drogue : la rouille. La chair humaine a peu de poids face à l'argent et la corruption qui gangrène Paris et les meurtres atroces se multiplient. 

Les différents portraits sont ciselés et précis et permettent d'éprouver des sentiments et émotions fortes  à l'encontre des personnages. 

Violante, l'héroïne, se construit une identité pour survivre dans ce monde impitoyable de la prostitution en se composant le masque de Duchesse (femme sûre d'elle, mutine, hautaine). Elle retrouve au petit matin, sa véritable identité amputée de toute une vie et une colère qui ne la quitte jamais avec une soif insatiable de savoir qui elle est. C'est le point de départ de toute cette aventure, cette envie irrépressible de recouvrer la mémoire, restaurer son héritage. 

La galerie de portraits qui gravitent autour de Violante est impressionnante, riche, inquiétante et très diversifiées : prostituées, miséreux, souteneurs, saltimbanques, hauts dignitaires, policiers...

La violence est présente partout et sous toutes ses formes : violences physiques (viol, bagarres, tortures), les corps souffrent à l'extrême ; violences morales (chantages, harcèlements, ...) et Violante subit continuellement ces différentes formes d'agressions. 

L'autrice nous propose une histoire au rythme effrénée, tendue à l'extrême dans une ambiance sombre et très violente avec des personnages qui par leur volonté seule cherchent à retourner une situation inextricable, nauséeuse et macabre. 

J'ai beaucoup aimé cette lecture aux sensations fortes, aux personnages bien profilés et à l'atmosphère d'un noir d'encre, glaciale et teinte de rouge sang sentant la putréfaction et suscitant l'effroi.  
Une aventure menée de main de maîtresse, de bout en bout, par une jeune plume prometteuse. Hâte de retrouver son écriture à travers d'autres récits. A suivre chez la même maison d'édition : les noces de la renarde. 




dimanche 24 mars 2019

Nox #PLIB2019



Sources : Editions du Chat Noir / Plib2019
 👄👻👄

Nox
Eloïse Tanghe
Editions du Chat Noir
février 2018
325 p.
 #ISBN9782375680636 

La petite histoire

 Dans les couloirs glacés d’un asile, des voix chuchotent à votre esprit. Elles vous murmurent une destination, un village.
Vous soufflent des images. Un lac cerné de neige. Une église souillée. Un brasier et les cris qu’il renferme.

Elles vous content une histoire de sorcières. Vous narrent ses chapitres maudits.

Sous un linceul de cendres, git une vérité que nul habitant ne pourra plus ignorer. Leurs secrets. Leurs peurs. La vôtre.

Il est déjà trop tard.


Bienvenue à Clairemont.




Le contexte de lecture

 Lecture dans le cadre du PLIB 2019, livre des 21 sélectionnés.


Un mot sur l'autrice

Jeune autrice dont c'est le premier roman. 

L'objet-livre

Très belle couverture, intrigante.

Ce que j'ai  pensé de ce roman...

   L'intrigue (ambiance, thématiques, rythme, choix de la narration)

L'ambiance générale est sombre (comme l'indique le titre) et fantastique avec les Voix qui hantent l'héroïne. 
Une entrée en matière assez mystérieuse avec un narrateur anonyme difficile à cerner. Puis les points de vue alternent et l'on change d'époque : entre passé et présent. 

   Les personnages 


Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages. Une distance froide est restée tout au long du roman qui ne m'a pas permis d'apprécier à sa juste valeur le livre. J'aime ressentir de l'émotion au contact des héros mais cela n'a pas été le cas. Je suis restée à côté malgré de nombreux éléments intéressants sur le plan de la psychologie des personnages notamment.



   L'écriture, le style de l'autrice



Une écriture maîtrisée avec des changement de points de vue, une alternance de temps passé/présent plutôt réussie. Le point fort est l'ambiance triste créée par l'autrice.


mercredi 20 mars 2019

Terre de Brume #PLIB2019

☁ ☁ ☁ ☁

Terre de Brume, tome 1: le sanctuaire des dieux
Cindy Van Wilder
Rageot
septembre 2018
283 p.
#ISBN9782700259230


La petite histoire

Nous suivons en parallèle les vies d'Héra, guerrière et gardienne chez les prêtres de l'eau et d'Intissar, Sœur de Feu. Leur destin vont se croiser, fusionner pour lutter contre un ennemi caché par la Brume insidieuse et tueuse qui envahit le monde depuis le Bouleversement qui a anéanti une grande partie de l'humanité.


Le contexte de lecture

Lu dans le cadre du PLIB 2019. Ce roman fait partie des 5 sélectionnés qui concourent pour l'ultime et unique place de finaliste.

Ce que j'ai pensé de ce premier tome...

 L'intrigue

Les points de vue d'Héra et Intissar s'alternent pour rendre compte d'un univers post-apocalyptique riche et aux peuplades diverses et séparées par la Brume. Le lien est fait par des anciens marins passeurs de Brume, qui naviguent aux milieux des dangers multiples de ces nuages malfaisants. Au sein des îlots qui immergent de la Brume les castes subsistent : le peuple est dépendant des prêtres qui distribuent nourriture et protection.

L'univers créé

C'est un monde en ruine, rongé par le désespoir, la peur. Un monde naît du Bouleversement qui a vu l'arrivée d'une Brume destructrice, qui dévore littéralement ce qu'elle touche. Qui a créé ou libéré cette Brume dévastatrice ? C'est ce que nos deux héroïnes vont tenter de découvrir en brisant les traditions qui les lient à leur peuple respectif, en décidant de quitter la sécurité de leur îlot pour découvrir des parties de Terre de Brume qu'elles ignorent et partir à la rencontre de l'inconnu.

Dans ce monde subsiste des traces de notre mythologie gréco-latine.  L'on retrouve l'Odyssée à travers le voyage initiatique des deux jeunes femmes. Les marins surtout rappellent Charon et la traversée du Styx qui mène aux Enfers.

Une magie qui utilise les éléments fondamentaux notamment l'eau, le feu et le vent.

Nous prenons d'abord connaissance de la magie de l'eau avec les sabliers.
Les sabliers montrent que l'usage de la magie n'est pas anodin : toute magie est dangereuse car elle engendre la Brume destructrice.

La magie utilisée par Intissar est liée au feu, plus instinctive, moins codifiée.

Beaucoup de mystères subsistent à la fin de la lecture sur ce monde peu exploré.

Les personnages

Héra est une jeune fille intrépide qui a soif d'aventure, de liberté. Elle étouffe au sanctuaire des prêtres de l'eau. Curieuse, ouverte d'esprit, elle va au devant d'Intissar et la protège malgré elle.

Intissar maîtrise le feu. Intissar a également le don de voir les morts, l'autre rive. Elle s'apparente à une chamane qui communie avec les esprits. Elle peut ainsi faire des prédictions, prévenir d'un danger à venir. Elle est précieuse pour son peuple, mais son caractère rebelle va la conduire hors de ses frontières, vers l'autre. 

Les deux héroïnes vont se trouver des points communs et combattre naturellement ensemble, sans concertation préalable. Une harmonie mystérieuse les lie.

Pylos , il est la figure paternelle et un homme sans magie. Il a traversé le Bouleversement qui,lui a arraché sa famille. Son amour, il a reporté sur Héra et il a apporté à cette dernière sa vision du monde, ce qui explique en partie l'ouverture d'esprit de cette jeune femme privilégiée au sanctuaire.

Dédale est celui par qui le mal arrive, un rejeté qui a cherché à dompter la Brume et a donc ainsi rompu un pacte avec les prêtres de l'eau. Il reste mystérieux et ses motivations semblent néfastes pour Terre de Brume. Il apparaît comme un gourou, avide de puissance et de destruction.

La plume de Cindy Van Wilder

Cindy Van Wilder excelle à créer un monde de toute pièce avec des inspirations multiples et deux personnages féminins forts, intrigants qui se complètent. J'apprécie la forme du récit et les péripéties qui s'enchaînent et nous attachent à cette histoire que l'on veut poursuivre.

Un petit mot pour la fin

Un univers inquiétant bien immersif et deux héroïnes fortes et en harmonie que l'on apprécie au fil de l'action qui s'intensifie progressivement dans ce tome 1. Cindy Van Wilder crée un monde post-apocalyptique envahi par une Brume dévoreuse, mystérieuse. On retrouve des touches de mythologie gréco-latine dans ce récit véritable odyssée entre Charybde et Scylla.

Je lirai sans aucun doute la suite qui paraît très prochainement.

dimanche 10 mars 2019

Forestelle #PLIB2019


Sources : Éditions Au Loup / PLIB 2019
🍄🌳🍄🌳🍄


Forestelle
Aline Maurice
Au loup
(Mondes infinis)
juillet 2018
516 p.
#ISBN9791093950501 


La petite histoire

Karenn rapporte chez elle une malle avec un double fond. Elle y découvre un mantel que sa fille Coline passe dès qu'elle a le dos tourné. Cette dernière se retrouve transportée dans un nouveau monde : Forestelle. L'angoisse ne fait que grandir pour Karenn qui va tout mettre en œuvre pour passer de l'autre côté et retrouver sa seule famille. Une relation fusionnelle, un nouveau monde à découvrir...

Le contexte de lecture

Une découverte faite aux Aventuriales en septembre dernier.Le livre faisait partie de la pré-sélection du PLIB 2019. 


Un mot sur l'autrice

Premier roman de l'autrice Aline Maurice qui se lance d'entrée dans une trilogie fantasy. Le deuxième tome sort ce mois-ci et a pour titre Preciosie. Trop hâte de retrouver les personnages. 

L'objet-livre

La couverture est signée Tiphs et entraîne de facto le lecteur dans la sylve de Forestelle. L'illustration est réussie et donne la part belle à ce monde inconnu et fascinant. A l'intérieur du livre l'on retrouve deux cartes : une de Forestelle et une autre de la Cité verte Civerte, réalisées par Mandar, très utiles pour se repérer dans ce nouveau monde.


Ce que j'ai  pensé de ce roman...

   L'intrigue (ambiance, thématiques, rythme, choix de la narration)

D'abord, parlons de Forestelle, j'adore l'ambiance de ce monde dominé par les arbres de toute sorte. Les cités sont rassurantes avec leurs arbrals,  habitats des Forestelliens, leurs enceintes enchantées de feuilles de mauvitius, alors que la sylve sauvage abrite des animaux sauvages sanguinaires les bantyx (loup géant aux yeux orange et avec une corne sur le front), des enchanteresses adeptes de magie noire, les Sombres ou encore des brigands. 
Forestelle est un personnage à part entière avec ses paysages variés (cités, prairies, mer, forêt), les épreuves qu'elle impose aux personnages. 

De la magie : avec les enchanteresse, les mantels, les créatures et les végétaux aux pouvoirs spécifiques.
Nous allons suivre plusieurs personnages dans leur quête : Coline, Karenn, Esteban, Isarn, Sorin...

  Les personnages 


L'auteure réussit à créer une galerie de portraits impressionnante (chacun a sa place et enrichit l'univers découvert). Même sur Terre, les personnages ont leur importance et l'on s'attache à chacun.  

Les relations entre les personnages sont très bien décrites : la famille est une thématique bien développée. 
J'aime bien la relation parent-enfant rarement présente en fantasy où le héros est souvent orphelin où est seul au début de ses aventures en quête d'un père ou une mère, d'un passé ignoré.
Le moteur de l'histoire c'est l'envie viscérale de se retrouver pour une mère et sa fille. Ce leitmotiv précipite les deux héroïnes dans un périple semé de dangers et de rencontres étonnantes. 

Karenn un personnage adulte féminin qui malgré elle va se retrouver dans un monde aux antipodes du sien, qui va l'obliger à se surpasser pour retrouver sa fille, sa raison de vivre. J'aime la fêlure profonde de ce personnage. Si au premier abord, elle nous apparaît comme une femme posée, calme dès que sa fille est en danger elle se transforme en une héroïne intrépide et téméraire.

Coline est une jeune fille assez équilibrée qui se fit beaucoup à son instinct et qui sous des dehors fragiles montre une force hors du commun.

Isarn est un personnage à la psychologie complexe ; il a un instinct de survie exacerbé presque bestial. C'est une sorte de savant fou qui recherche l'amour à tout prix.

Esteban est un geek adolescent assez nonchalant au début de ce récit qui va se révéler en découvrant Forestelle. Il est le grand-frère de l'amie de Coline, Maëlle. C'est Coline qui décide de l'emmener dans l'autre monde.

Sorin est très mystérieux, c'est un taseux au passé tragique. Mon personnage préféré dans la sylve.

J'ai beaucoup aimé le couple Oan/ Jodelle, la famille Tirin, les guérisseuses, le Conseil des Justes, Martin un liant.

Des créatures fantastiques : le compagnon sacré, l'écurlette, les bantyx et autres oursards sillonnent Forestelle et apportent tension et réconfort aux héros.


   L'écriture, le style de l'autrice

Le choix d'alterner les points de vue dynamise le récit et apporte des précisions sur le monde de Forestelle. J'aime avoir le point de vue d'Isarn, sa vision très spéciale et son ressenti étoffent cette histoire de fantasy.
L'alternance des récits s'enchaînent de façon très fluide, c'est très plaisant comme lecture. 

L'auteure fait preuve d'une imagination débordante avec la richesse de l'univers qu'elle nous propose, dans les moindres détails ( la vie quotidienne, les plantes, les animaux, les rites...). 


C'est une lecture que j'ai beaucoup apprécié pour ses personnages très attachants et les relations entre eux, pour l'univers créé : Forestelle m'a conquise, l'écriture immersive a elle aussi fait mouche.

lundi 25 février 2019

Planète centrale #PLIB2019


©Rivière blanche

🌏🌠 🌌🌟🚀

Planète centrale
Nahon, Yaël-July
Rivière Blanche
avril 2018
171 p.
#ISBN9781612277578

La petite histoire

Aya Stilstone vient de la Planète Centrale colonisée par les humains depuis des temps immémoriaux. Elle est la jeune capitaine d’un gigantesque vaisseau-déchets, le 55B. Elle vogue seule de planète en planète pour accomplir sa tâche routinière.
L’abordage du 55B par un navire-corsaire va bouleverser la monotonie de sa vie.
Les révélations du Commandant Shamgar sur la réalité de sa planète, régie par un système autoritaire fait d’intrigues, de guerres larvées, de coups d’État feront s’effondrer les certitudes de l’indisciplinée Aya. En découvrant un nouvel univers où le pouvoir n’est pas là où on le pense, un univers où l’obéissance aveugle n’est pas une fatalité, un univers où les guerres sont légion tout comme l’émerveillement et l'amitié qui lui était jusqu’alors inconnue, Aya devra s’affranchir du système d'enfermement imposé par la Planète Centrale pour concrétiser son désir de liberté.
Des aventures l’emmèneront dans des mondes inconnus, à la rencontre de peuples fantastiques et attachants aux coutumes étranges sur fond de guerres inter-galactiques.


Le contexte de lecture

Lecture en vue d'une sélection pour Les Imaginaires, lecture SF et qui valide ma lecture pour le challenge SF un jour, SF toujours. 

Ce que je retiens de cette lecture...

L'intrigue

On se retrouve à bord d'un immense vaisseau-déchets avec une jeune capitaine solitaire, Aya Stilstone, qui au milieu d'un quotidien loin de tous, va se retrouver aux prises avec des pirates qui semblent en vouloir à son chargement de déchets. Elle va leur échapper et se retrouver devant le haut conseil de sa compagnie où son caractère bien trempé va être remarqué. Une nouvelle vie va alors commencer pour elle...

Une aventure trépidante avec un mystérieux corsaire, des vaisseaux spatiaux aux technologies innovantes ou faits de bric et de broc recyclé, des tractations,  des extraterrestres sages ou fous, mais souvent touchants et une guerre pour le pouvoir.

Les personnages

Aya Stilstone est une jeune femme, intelligente, émotive qui fonctionne à l'instinct. J'ai adoré l'accompagner dans son voyage intergalactique et intérieur, la voir évoluer, faire ses choix et rester intègre malgré l'adversité.  

Le commandant Shamgar est un homme au charisme séduisant, cultivé, généreux, dans la maîtrise, toujours. Ce qui est un brin agaçant. Il est le pendant parfait d'Aya. 

Ce duo fonctionne parfaitement et fait la force de cette histoire de complot, trahison et espionnage sur fond de guerre des étoiles.  

Écriture et style 

Une écriture fluide avec une construction de l'intrigue qui rend le récit addictif.


 Un petit space-opera avec une héroïne attachante et sensible qui va voir ses illusions voler en éclats et découvrir les rouages qui régissent sa compagnie de traitement de déchets et la Planète centrale. Des personnages que l'on espère retrouver dans de nouvelles aventures. 

Le Garçon de feu

  Le Garçon de feu Sarthak Sinha Editions Du Ricochet EAN : 9782352635512      Un petit album plein de tendresse avec ce feu follet. Tim se...