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lundi 25 février 2019

Planète centrale #PLIB2019


©Rivière blanche

🌏🌠 🌌🌟🚀

Planète centrale
Nahon, Yaël-July
Rivière Blanche
avril 2018
171 p.
#ISBN9781612277578

La petite histoire

Aya Stilstone vient de la Planète Centrale colonisée par les humains depuis des temps immémoriaux. Elle est la jeune capitaine d’un gigantesque vaisseau-déchets, le 55B. Elle vogue seule de planète en planète pour accomplir sa tâche routinière.
L’abordage du 55B par un navire-corsaire va bouleverser la monotonie de sa vie.
Les révélations du Commandant Shamgar sur la réalité de sa planète, régie par un système autoritaire fait d’intrigues, de guerres larvées, de coups d’État feront s’effondrer les certitudes de l’indisciplinée Aya. En découvrant un nouvel univers où le pouvoir n’est pas là où on le pense, un univers où l’obéissance aveugle n’est pas une fatalité, un univers où les guerres sont légion tout comme l’émerveillement et l'amitié qui lui était jusqu’alors inconnue, Aya devra s’affranchir du système d'enfermement imposé par la Planète Centrale pour concrétiser son désir de liberté.
Des aventures l’emmèneront dans des mondes inconnus, à la rencontre de peuples fantastiques et attachants aux coutumes étranges sur fond de guerres inter-galactiques.


Le contexte de lecture

Lecture en vue d'une sélection pour Les Imaginaires, lecture SF et qui valide ma lecture pour le challenge SF un jour, SF toujours. 

Ce que je retiens de cette lecture...

L'intrigue

On se retrouve à bord d'un immense vaisseau-déchets avec une jeune capitaine solitaire, Aya Stilstone, qui au milieu d'un quotidien loin de tous, va se retrouver aux prises avec des pirates qui semblent en vouloir à son chargement de déchets. Elle va leur échapper et se retrouver devant le haut conseil de sa compagnie où son caractère bien trempé va être remarqué. Une nouvelle vie va alors commencer pour elle...

Une aventure trépidante avec un mystérieux corsaire, des vaisseaux spatiaux aux technologies innovantes ou faits de bric et de broc recyclé, des tractations,  des extraterrestres sages ou fous, mais souvent touchants et une guerre pour le pouvoir.

Les personnages

Aya Stilstone est une jeune femme, intelligente, émotive qui fonctionne à l'instinct. J'ai adoré l'accompagner dans son voyage intergalactique et intérieur, la voir évoluer, faire ses choix et rester intègre malgré l'adversité.  

Le commandant Shamgar est un homme au charisme séduisant, cultivé, généreux, dans la maîtrise, toujours. Ce qui est un brin agaçant. Il est le pendant parfait d'Aya. 

Ce duo fonctionne parfaitement et fait la force de cette histoire de complot, trahison et espionnage sur fond de guerre des étoiles.  

Écriture et style 

Une écriture fluide avec une construction de l'intrigue qui rend le récit addictif.


 Un petit space-opera avec une héroïne attachante et sensible qui va voir ses illusions voler en éclats et découvrir les rouages qui régissent sa compagnie de traitement de déchets et la Planète centrale. Des personnages que l'on espère retrouver dans de nouvelles aventures. 

vendredi 25 janvier 2019

Planète centrale


©Rivière blanche

🌏🌠 🌌🌟🚀

Planète centrale
Nahon, Yaël-July
Rivière Blanche
avril 2018
171 p.
9781612277578

La petite histoire

Aya Stilstone vient de la Planète Centrale colonisée par les humains depuis des temps immémoriaux. Elle est la jeune capitaine d’un gigantesque vaisseau-déchets, le 55B. Elle vogue seule de planète en planète pour accomplir sa tâche routinière.
L’abordage du 55B par un navire-corsaire va bouleverser la monotonie de sa vie.
Les révélations du Commandant Shamgar sur la réalité de sa planète, régie par un système autoritaire fait d’intrigues, de guerres larvées, de coups d’État feront s’effondrer les certitudes de l’indisciplinée Aya. En découvrant un nouvel univers où le pouvoir n’est pas là où on le pense, un univers où l’obéissance aveugle n’est pas une fatalité, un univers où les guerres sont légion tout comme l’émerveillement et l'amitié qui lui était jusqu’alors inconnue, Aya devra s’affranchir du système d'enfermement imposé par la Planète Centrale pour concrétiser son désir de liberté.
Des aventures l’emmèneront dans des mondes inconnus, à la rencontre de peuples fantastiques et attachants aux coutumes étranges sur fond de guerres inter-galactiques.


Le contexte de lecture

Lecture en vue d'une sélection pour Les Imaginaires, lecture SF et qui valide ma lecture pour le challenge SF un jour, SF toujours. 

Ce que je retiens de cette lecture...

L'intrigue

On se retrouve à bord d'un immense vaisseau-déchets avec une jeune capitaine solitaire, Aya Stilstone, qui au milieu d'un quotidien loin de tous, va se retrouver aux prises avec des pirates qui semblent en vouloir à son chargement de déchets. Elle va leur échapper et se retrouver devant le haut conseil de sa compagnie où son caractère bien trempé va être remarqué. Une nouvelle vie va alors commencer pour elle...

Une aventure trépidante avec un mystérieux corsaire, des vaisseaux spatiaux aux technologies innovantes ou faits de bric et de broc recyclé, des tractations,  des extraterrestres sages ou fous, mais souvent touchants et une guerre pour le pouvoir.

Les personnages

Aya Stilstone est une jeune femme, intelligente, émotive qui fonctionne à l'instinct. J'ai adoré l'accompagner dans son voyage intergalactique et intérieur, la voir évoluer, faire ses choix et rester intègre malgré l'adversité.  

Le commandant Shamgar est un homme au charisme séduisant, cultivé, généreux, dans la maîtrise, toujours. Ce qui est un brin agaçant. Il est le pendant parfait d'Aya. 

Ce duo fonctionne parfaitement et fait la force de cette histoire de complot, trahison et espionnage sur fond de guerre des étoiles.  

Écriture et style 

Une écriture fluide avec une construction de l'intrigue qui rend le récit addictif.


 Un petit space-opera avec une héroïne attachante et sensible qui va voir ses illusions voler en éclats et découvrir les rouages qui régissent sa compagnie de traitement de déchets et la Planète centrale. Des personnages que l'on espère retrouver dans de nouvelles aventures. 

dimanche 6 janvier 2019

Arcandria


©Rebelle éditions
❤❤❤❤
Arcandria
Delphine Journaud
Rebelle
avril 2018
152 p.
9782365386869


La petite histoire 

En 2018, une épidémie d’Hyrra a ravagé 26 % de la population mondiale. Trois ans après la découverte d’un vaccin ayant permis d’éradiquer la maladie, une nouvelle infection se propage. Un scientifique solitaire trouve finalement le remède miracle. En 2026, vingt-cinq enfants disparaissent au même moment. Malgré les recherches acharnées des unités spéciales, de la police, des meilleurs détectives et des parents aucune trace des enfants n’est retrouvée. Les années suivantes, le cauchemar recommence. Ce récit se déroule en 2073 et suit l’histoire de quatre protagonistes liés de près ou de loin à ces disparitions.

Le contexte de lecture

Lu pour la sélection Les Imaginaires 2019/2020.

Ce que je retiens de cette lecture...

 Un premier roman très bien construit, concis mais efficace. 

L'intrigue et l'agencement du récit

Forme originale avec plusieurs points de vue, des sauts temporels qui dynamisent ce récit dystopique autour de disparitions inexplicables, qui prend place après une épidémie et questionne sur l'humanité. Nous sommes en 2072-2073, après plusieurs vagues d'épidémies et des disparitions récurrentes de 25 enfants à chaque fois. Un climat de peur est sous-jacent et matérialisé dans le comportement d'Holly, prisonnière de cet état de fait. Elle s'empêche de vivre sa vie d'adolescente insouciante.

Les personnages

 On commence l'histoire de façon neutre avec des extraits de compte-rendus et de journaux de bord qui mettent en place le moment et le lieu de l'action et nous passons très vite de l'objectivité, l'impersonnel au sensible avec des personnages qui vont nous toucher et les deux personnes qui nous émeuvent  le plus sont Holly et son oncle Hugo. 
Les autres personnages sont mis à distance de part leur appartenance à Arcandria.

Holly est une adolescente toujours sur le qui-vive sans lâcher-prise. Elle est une écorchée de la vie. 

Hugo est alcoolique, sans plus d'espoir dans la vie jusqu'à une rencontre décisive.

Le style de l'autrice

L'écriture est fluide et addictive. L'alternance des propos de chaque individu nous entraîne à un rythme effréné vers la fin quelque peu frustrante pour la lectrice que je suis. On aurait voulu plus,mais cette conclusion se justifie pleinement, elle reste ouverte pour bien mettre en évidence la difficulté des choix de chacun. Rien n'est simple, tout est dilemme.   J'adore la référence au conte d'Hamelin, véritable métaphore filée de ce récit de vengeance.

vendredi 5 octobre 2018

Les Oubliés de Léna Jomahé


©France Loisirs
🌰☕🍁🍂🍎
Titre : Les Oubliés
Autrice : Léna Jomahé
Maison d'édition : Plume Blanche
Date d'édition : septembre 2017
Nombre de pages : 820
ISBN : 9782298134278

La petite histoire

 An 250 après la IVème guerre mondiale. Seules quelques grandes villes parviennent à subsister et leurs populations à survivre grâce aux coupoles qui les protègent du monde extérieur. Chaque année, le Nouvel Ordre Mondial détermine l'avenir des jeunes de seize ans. Et chaque année, certains d'entre eux disparaissent. On les appelle les Oubliés.

Le contexte de lecture

 Cela faisait quelques mois que cette intégrale était dans ma PAL, je l'ai sorti à l'occasion du salon du livre les Montluçonniales auquel Léna Jomahé participait.

L'autrice

 Léna Jomahé a également écrit Blood Witch réédité par les éditions Plume Blanche et disponible en avril 2019 en intégrale. 
©Plume blanche



L'intrigue

  Dans ce monde post-apocalyptique nous suivons Eléa et ses deux meilleurs amis Aurore et Simon au moment où la Rafle va les séparer et décider de leurs destins respectifs. Le décor dystopique est posé d'entrer de jeu et rappelle les classiques du genre (Hunger Games, Divergente) mais l'originalité réside dans le groupuscule des Oubliés. Ces derniers sont soustraits à la société et deviennent propriété du gouvernement. Nous découvrons ce monde totalitaire à travers les yeux d'Eléa qui a tout juste 16 ans lors de la Rafle. Son point de vue est entrecoupé au deux tiers du livre avec celui d'une autre jeune fille au tempérament de feu Clara. Les parties du récit qui la concerne sont beaucoup plus sombres et inquiétants. 

L'autrice ne ménage pas nos nerfs et entretient le suspense et l'action de façon soutenue. J'ai adoré le rythme et l'enchaînement des chapitres.

Les personnages

 Une belle palette de personnages nous est proposée qui gravite autour d'Eléa. 
Aurore et Simon, ses amis qui temporisent son caractère spontané et impulsif.
Gabriel, le beau gosse, amoureux et protecteur.
Alex, l'ennemi juré depuis l'enfance.
Anaïs la grande sœur brillante et rebelle. 
Des ennemis beaucoup plus retors et psychopathes. 
Une nouvelle famille à Marseille.
Une inconnue intrépide à New York.
Des Oubliés, armée du gouvernement avec lesquels elle tisse un lien.


Écriture et style de l'autrice

Léna Jomahé a su créer des personnages attachants, crédibles dans un univers maîtrisé et fouillé. La lecture est sans temps mort, addictive.


Ce que je retiens de cette lecture

 Un pur divertissement que je recommande aux amateurs de dystopies.





dimanche 22 juillet 2018

Les Filles de la pluie de Jérôme Leroy

 
©Syros

Titre : Les Filles de la pluie 
Auteur : Jérôme LEROY
Maison d'édition : Syros (Soon, Mini  Syros +)
Date de publication : mars 2018
Nombre de pages : 138 p.
ISBN : 9782748524789

La petite histoire

Malika vit dans un monde pluvieux, toxique. 
Avec son amie Chloé, elles critiquent presque ouvertement les dirigeants qui les contraignent à vivre dans une zone restreinte, sans soleil et sans évolution. 
Mais attention à ne pas parler trop fort, elles sont suivies par un jeune garçon, fait-il partie de la milice ?

Un monde post-apocalyptique et dystopique

 Le monde de Malika et Chloé est très restreint, clos. C'est une zone qui ne connaît qu'une pluie incessante et un air irrespirable. Pourtant, grâce à Assia, les filles de la pluie pensent qu'il existe d'autres endroits comme leur bloc et peut-être d'autres lieux plus favorables. 
Une milice patrouille constamment dans la zone à l'affût de comportements déviants, ne suivant pas les règles établies par des dirigeants inaccessibles. 
Les habitants du bloc prennent régulièrement des comprimés qui les assomment et empêchent de réfléchir.
Les personnages

 Malika est une fille réfléchie, indignée par sa situation. Elle rêve d'un monde inondé par le soleil et refuse d'accepter sa condition au risque de finir dans une "clinique" et ne plus revoir parents et amis.
Chloé est l'amie de Malika : très enjouée, elle reste positive dans ce monde qui propose peu de perspectives d'avenir.
Samy, vit dans les Tours. C'est un jeune homme privilégié qui explore le monde des Pluvieux pour découvrir leur quotidien, loin du soleil et de ses rayons salvateurs.
Dans le Vieux Quartier, Malika et Chloé discutent avec grand-mère Assia qui parle d'un monde avec un soleil brillant et chaud. Elle a gardé des livres et cultivent légumes et fruits sous une serre. Elle est la mémoire vivante d'un passé oublié.

Ce que je retiens de cette lecture...

Une dystopie courte mais dense et efficace. J'ai beaucoup aimé le personnage de Malika qui est une rebelle dans l'âme. L'univers pluvieux et post-apocalyptique décrit est très bien réussi. Une bonne SF adolescente, sans prétention mais bien menée.

mardi 3 avril 2018

#PLIB2018 Lebenstunnel 1 : Allégeance d'Oxanna Hope (rappel)

Lebenstunnel 1 : Allégeance

Oxanna Hope
Éditions Rebelle
mai 2017
294 p.
#ISBN:9782365386104


Comment peut-on réagir quand on découvre une personne dans l'illégalité qui vous demande de l'aider, alors que vous savez pertinemment que vous allez aux devants de graves ennuis si vous ne suivez pas le règlement ?  Krista, jeune aryenne de 17 ans, décide pourtant d'aider cette femme enceinte en la suivant ,malgré elle, dans les égouts de Germania... Commence alors une course effrénée où de nombreuses illusions tombent, des rebondissements s'enchaînent et placent notre jeune héroïne face à ses propres contradictions, ses convictions émiettées. 

Le contexte de lecture

Une découverte liée à la sélection du Prix Littéraire de l'Imaginaire Booktubers App 2018 (#PLIB 2018)  et à l'envoi de l'epub par la maison d'édition Rebelle que je remercie. L'accroche du synopsis était très tentante avec cette uchronie où Hitler gagne la guerre et impose sa volonté. 

L'autrice

Elle a notamment écrit une saga d'Urban Fantasy (bit-lit): Go to Hell qui compte actuellement 4 tomes : 
Elle écrit donc essentiellement de la littérature SFFF.





L'intrigue 

 Le décor est planté d'entrée de jeu  : nous sommes à Germania, une nation dominante qui en 2145, impose sa volonté à travers le monde. Cette communauté est composée exclusivement d'Aryens, élevés selon une idéologie stricte qui rejette le faible, depuis la victoire, 200 ans plus tôt, du Fürher Hitler lors de la seconde guerre mondiale. Nous sommes à la fois dans une dystopie et une uchronie bien orchestrée

Et c'est dans cet environnement très structuré et dirigiste que nous faisons la connaissance de Krista, une jeune Aryenne de 17 ans, travaillant à la régulation des naissances de la maternité.

 L'autrice nous embarque très vite dans l'action après une mise en situation brève, mais efficace. A partir du chapitre 3, tout s'enchaîne très vite et les rebondissements fusent. Nous suivons Krista d'un bout à l'autre du roman. Une action en entraîne une autre, sans temps mort. En effet, dans ce récit, on ne s'ennuie pas. Pas le temps de réfléchir, les héros sont obligés d'agir car il y est toujours question de vie et de mort, les choix ont tous des incidences définitives. L'instinct de survie prime et sauvegarde les héros de cette histoire. On ne peut pas parler d'une montée en puissance de la tension. La tension est constante et soutenue tout au long du récit, ce qui fait de ce roman un récit addictif et où l'on tourne les pages sans voir défiler les chapitres.
Les thématiques abordées
L'auteure aborde la notion de manipulation, d'embrigadement, avec richesse et finesse. Elle insiste sur la difficulté de sortir de ses a priori, de ses convictions, de chercher à comprendre l'autre qui est différent dans ses croyances, son physique, ses idées. 
Elle aborde ainsi le racisme, l'eugénisme, l'intolérance, la violence, la notion de vengeance.  
Et finalement, elle propose la rébellion, l'insoumission, l'inverse de l'allégeance : la révolte, le souci de liberté et de tolérance. 
 
Les personnages
Krista est l'héroïne principale de cette histoire, qu'elle subit au début, mais qui la fait grandir très vite et ouvrir les yeux sur une réalité scandaleuse, l'obligeant à faire des choix en âme et conscience.
Cette descente aux Enfers à travers des tunnels dédaléens pour rencontrer l'autre est une véritable quête initiatique
 [spoiler]
Elle assiste une naissance dans les entrailles de la Terre, un épisode qui la marque inconsciemment et durablement et orientera ses choix futurs.
C'est un personnage plein de contradictions mais qui va toujours choisir d'agir en fonction de son coeur, mettant de côté son éducation, son endoctrinement, pour regarder d'un oeil neuf l'être humain en face d'elle et non la race.
De prime abord, frêle et fragile, avec une propension à l'altruisme, l'empathie (considérés comme des faiblesses dans un monde sans fantaisie et et où la rigueur règne en maîtresse) ; ce qui semble être un défaut se révèle être une force dans l'action et lui permet d'avancer de progresser. 
On s'attache vite à ce petit bout de femme malmenée, insultée, violentée, rejetée de toute part, mais qui ne sombre jamais dans le désespoir en raison d'un caractère fort, pas optimiste mais pragmatique.

Elias est un personnage masculin assez complexe. On a du mal à le cerner. Il ne réagit pas violemment avec Krista, il est plutôt ouvert au dialogue, mais ses réactions sont parfois déroutantes. Les explications sur son comportement viendront au fur et à mesure du développement de l'intrigue. Il a la stature physique et intellectuelle d'un leader. Il est par ailleurs assez réfractaire aux règles, indépendant et il a une irrésistible envie de liberté et de vie à l'air libre.

Une galerie de personnages gravitent autour des deux héros principaux avec toutes les nuances possibles de douceur et de violence.


L'univers créé

L'univers créé par l'auteur est très crédible à Germaia, avec la vie au-dessus asepisée et une vie plus rudimentaire et insalubre en dessous. un dôme de verre protège les Aryens des éruptions solaires et les isole du monde extérieur, que l'on suppose vivre sous bulle également. Ce microcosme, en vase clos, rend la tension plus palpable. j'aime la dichotomie entre extérieur /intérieur, entre monde d'en-haut et monde d'en-bas
Le réseau de tunnels constitue un véritable labyrinthe au coeur de la Terre avec ses dangers, ses obstacles et ses sans issue.

L'écriture et le style de l'autrice
 
L'écriture est agréable et fluide, tournée vers l'action et les dialogues. C'est une écriture de l'immédiateté, de l'urgence. L'auteure propose à la fois un récit dense avec des réflexions philosophiques sur l'être humain et sa nature profonde et un pur divertissement où l'on aime se plonger porté par l'action.

Mon ressenti

Que dire après cela : j'ai adoré plonger dans les  profondeurs de la terre et les ténèbres avec cette héroïne pleine de ressources et je pense lire très prochainement la suite de ses aventures pour avoir le plaisir de la retrouver dans une nouvelle perspective. C'est un coup de coeur, un réel plaisir de lecture.

Booktrailer réalisé pour la chronique


dimanche 28 janvier 2018

#PLIB2018 Lebenstunnel 1 : Allégeance d'Oxanna Hope


Lebenstunnel 1 : Allégeance

Oxanna Hope

Éditions Rebelle
mai 2017
294 p.
#ISBN:9782365386104

Comment peut-on réagir quand on découvre une personne dans l'illégalité qui vous demande de l'aider, alors que vous savez pertinemment que vous allez aux devants de graves ennuis si vous ne suivez pas le règlement ?  Krista, jeune aryenne de 17 ans, décide pourtant d'aider cette femme enceinte en la suivant ,malgré elle, dans les égouts de Germania... Commence alors une course effrénée où de nombreuses illusions tombent, des rebondissements s'enchaînent et placent notre jeune héroïne face à ses propres contradictions, ses convictions émiettées. 

Le contexte de lecture

Une découverte liée à la sélection du Prix Littéraire de l'Imaginaire Booktubers App 2018 (#PLIB 2018)  et à l'envoi de l'epub par la maison d'édition Rebelle que je remercie. L'accroche du synopsis était très tentante avec cette uchronie où Hitler gagne la guerre et impose sa volonté. 

L'autrice

Elle a notamment écrit une saga d'Urban Fantasy (bit-lit): Go to Hell qui compte actuellement 4 tomes : 
Elle écrit donc essentiellement de la littérature SFFF.





L'intrigue 
 Le décor est planté d'entrée de jeu  : nous sommes à Germania, une nation dominante qui en 2145, impose sa volonté à travers le monde. Cette communauté est composée exclusivement d'Aryens, élevés selon une idéologie stricte qui rejette le faible, depuis la victoire, 200 ans plus tôt, du Fürher Hitler lors de la seconde guerre mondiale. Nous sommes à la fois dans une dystopie et une uchronie bien orchestrée.

Et c'est dans cet environnement très structuré et dirigiste que nous faisons la connaissance de Krista, une jeune Aryenne de 17 ans, travaillant à la régulation des naissances dans une maternité.

 L'autrice nous embarque très vite dans l'action après une mise en situation brève, mais efficace. A partir du chapitre 3, tout s'enchaîne très vite et les rebondissements fusent. Nous suivons Krista d'un bout à l'autre du roman. Une action en entraîne une autre, sans temps mort. En effet, dans ce récit, on ne s'ennuie pas. Pas le temps de réfléchir, les héros sont obligés d'agir car il y est toujours question de vie et de mort, les choix ont tous des incidences définitives. L'instinct de survie prime et sauvegarde les héros de cette histoire. On ne peut pas parler d'une montée en puissance de la tension. La tension est constante et soutenue tout au long du récit, ce qui fait de ce roman un récit addictif et où l'on tourne les pages sans voir défiler les chapitres.
Les thématiques abordées
L'auteure aborde la notion de manipulation, d'embrigadement, avec richesse et finesse. Elle insiste sur la difficulté de sortir de ses a priori, de ses convictions, de chercher à comprendre l'autre qui est différent dans ses croyances, son physique, ses idées. 
Elle aborde ainsi le racisme, l'eugénisme, l'intolérance, la violence, la notion de vengeance.  
Et finalement, elle propose la rébellion, l'insoumission, l'inverse de l'allégeance : la révolte, le souci de liberté et de tolérance. 
 
Les personnages
Krista est l'héroïne principale de cette histoire qu'elle subit au début mais qui la fait grandir très vite, l'oblige à faire des choix en son âme et conscience. Cette descente aux enfers à travers des tunnels pour rencontrer l'autre est une véritable quête initiatique. Elle assiste une naissance dans les entrailles de la terre, un épisode qui la marque inconsciemment et oriente ses choix futurs. C'est un personnage plein de contradictions mais qui va agir avec son coeur, mettant de côté son éducation, son endoctrinement pour regarder avec un œil neuf l'être humain en face d'elle et non la race. De prime abord frêle et fragile avec une propension à l'altruisme, l'empathie ; ce qui semble être une faiblesse se révèle être une force qui la fait avancer et progresser. On s'attache vite à ce petit bout de femme malmenée, insultée, violentée, rejetée de toute part mais qui ne sombre jamais dans le désespoir par manque de pauses, certes,mais aussi en raison d'un caractère fort. 

Elias est un personnage masculin assez complexe. On a du mal à le cerner. Il ne réagit pas violemment avec Krista, il est plutôt ouvert au dialogue, mais ses réactions sont parfois déroutantes. Les explications sur son comportement viendront au fur et à mesure du développement de l'intrigue. Il a la stature physique et intellectuelle d'un leader. Il est par ailleurs assez réfractaire aux règles, indépendant et il a une irrésistible envie de liberté et de vie à l'air libre.

Une galerie de personnages gravitent autour des deux héros principaux avec toutes les nuances possibles de douceur et de violence.


L'univers créé

L'univers que créé l'auteur est très crédible à Germania avec la vie au-dessus aseptisée, une vie plus rudimentaire et insalubre en dessous. Un dôme de verre protège les Aryens des éruptions solaires et les isole du monde extérieur. Ce microcosme en vase clos rend la tension plus palpable. J'aime la dichotomie entre l'extérieur et l'intérieur (le monde d'en-haut et le monde d'en-bas). Le réseau de tunnels constitue un véritable labyrinthe avec ses dangers, ses sans issue.

L'écriture et le style de l'autrice

 L'écriture est agréable et fluide, tournée vers l'action et les dialogues. C'est une écriture de l'immédiateté, de l'urgence. L'auteure propose à la fois un récit dense avec des réflexions philosophiques sur l'être humain et sa nature profonde et un pur divertissement où l'on aime se plonger porté par l'action.

Mon ressenti

Que dire après cela : j'ai adoré plonger dans les  profondeurs de la terre et les ténèbres avec cette héroïne pleine de ressources et je pense lire très prochainement la suite de ses aventures pour avoir le plaisir de la retrouver dans une nouvelle perspective. C'est un coup de coeur, un réel plaisir de lecture.







dimanche 14 janvier 2018

Un hiver en enfer


🔫🔪❄🌢






Un Hiver en enfer

Jo WITEK

Actes Sud

DoAdo

Août 2014


333 p.


L'histoire

Nous suivons le parcours chaotique d’Edward Barzac, adolescent de 15 ans, à la suite d’événements tragiques qui vont le mener aux portes de la folie.


Ma chronique

Le contexte de lecture


Découverte de ce roman jeunesse dans le cadre du Cold Winter Challenge, menu « stalactites ensanglantées ».


L’auteur -illustrateur


J’avais découvert Jo Witek avec une héroïne et surtout une histoire plus légère que Un Hiver en enfer : avec la série des Mentine.  






Mais aussi avec une histoire de manipulation, de cyberharcèlement dans Mauvaise connexion.



  Et également, dans un registre plus léger, j’ai lu : Un jour, j’irai chercher mon prince en skate.


Je souhaiterai découvrir de cette auteure Fille de ... et Trop tôt.




"Edward avait compris que les individus ne naissent pas vierges d'histoire et que les nouveau-nés portent en leur sang le passé de leurs parents, parfois même de leurs aïeux. Un manteau de soie, de fer ou de sang qu'il est bon de revêtir ou de brûler pour se libérer des blessures des autres."

La couverture du livre


La couverture du livre nous plonge directement dans l’ambiance d’un thriller sanglant et glacial : avec cette empreinte dans la neige et le sang. 

De plus, le titre épouse les couleurs adéquates : noir, rouge et bleu glacier.
 
La 4ème de couverture et notamment le choix de l’extrait semble dévoiler un huis clos familial pesant et empreint de folie. 

"Seul dans ce labyrinthe mortel et sans issue que les autres nomment famille. Un refuge sacré pour la plupart des gens, un enfer pour les autres."
 
Mise en page et typographie du texte


Le récit est séparé en deux parties dont les titres résument parfaitement la relation d’Edward et de sa mère : 
 
« I. Pas du tout »
« II. A la folie »

46 chapitres structurent cette histoire où le lecteur lui-même à l’instar du personnage principal doute, se perd. 
 
Les chapitres courts favorisent une lecture haletante et addictive. 

On est impatient de comprendre, de démêler le vrai du faux et de sortir de cette atmosphère lourde, menaçante. 

 "Le pire ennemi de l'homme du XXIème siècle était l'empressement."


L’intrigue et les thématiques abordées


Un roman policier, un véritable thriller psychologique qui s’attache à montrer les relations tendues entre adolescents et adultes, mais aussi entre jeunes dans une relation de domination, de manipulation constante. 
 
L’amour est présent heureusement mais l’impression générale est plutôt négative, déprimante, déroutante. 
 
Le harcèlement occupe une bonne partie du roman ainsi que l’addiction au monde virtuel (échappatoire à une vie vidée de sens et d’amour), mais également le suicide adolescent.
 
La folie est une autre thématique abordée comme une fragilité due à un passé tabou ou un manque d’amour. 

"Un homme pour marcher droit doit sentir ses pieds toucher terre. Tenir solidement sur ses jambes."

 
Les personnages


L’auteur réalise des portraits sans concession des adultes et des jeunes également, sans les juger mais sans les épargner non plus.

Edward révèle de nombreuses facettes et incarne les dérives adolescentes, à un moment de la vie où tout est exacerbé, extrême. 
 
Paul-Thomas Barzac est une figure solaire du père, peu égratignée par l’auteur qui sert de pilier à son fils. 
 
Rose Barzac, présentée comme fragile psychologiquement, avec une difficulté à aimer criante pour son fils. 
 
L’agent de police Garideau est aussi un personnage fort de l’histoire, très logique et positif. 
 
J’aime également beaucoup le personnage de HP, ami d’Edward qui évolue tout au long de l’histoire et s’affirme. 
 
D’autres personnages secondaires apportent des nuances et permettent à cette histoire de ne pas trancher, de ne pas être manichéen dans le jugement des divers actes perpétrés tout au long du récit.


Mon ressenti

Beaucoup de tension, de suspense qui nous tiennent en haleine et une enquête emberlificotée et plausible qui procure un certain plaisir de lecture mêlé de frissons glacés à de nombreux moments.

Le Garçon de feu

  Le Garçon de feu Sarthak Sinha Editions Du Ricochet EAN : 9782352635512      Un petit album plein de tendresse avec ce feu follet. Tim se...