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jeudi 22 octobre 2020

La Fille du chasse-neige

 


🎵🎸🐝💘
La Fille du chasse-neige
Fabrice Capizzano
Au diable Vauvert
juin 2020
526 p.
 
 La petite histoire
Une histoire de famille. Une histoire d'amour.
De la musique, des abeilles, de la colère, de l'amour. Mais aussi un tas de bûche,s, des fausses notes et des anicroches, du gravier, une culotte à pois sur un fil à linge. Un tilleul pour la sieste, un saule pleureur pour les jurés-crachés. Et la vie et l'amour, un point c'est tout.

 "Dis-moi Tom, qu'as-tu fait pour ton rêve aujourd'hui ? "

 

Whaou ! Coup de chaud ! Recommandation à mille % à ceux qui aiment une écriture coup de poing, coup de gueule. 

 " Les migrants s'entassent aux frontières comme des sacs poubelles bons pour des incinérateurs. "

 Une écriture lapidaire. Incendiaire. Vibrante. Vivante.

 "Ça ne sert à rien de parler avec les pleins et les déliés si ton coeur est vide. "

  C'est une écriture qui griffe, qui gifle...

 "Les larmes effacèrent les slogans, les cris couvrirent les huées, la colère avala la révolte, la peur étouffa la passion et alluma la télévision."

... mais qui caresse aussi.

 "Je voulais de l'espace, des voix lactées et l'apesanteur.

Un tilleul pour la sieste. 

Un coin pour la fille du chasse-neige.

Des murs enregistreurs de sons. 

Un traducteur-mesureur d'émotions. 

Un captureur de couleurs. 

L'odeur du printemps toute l'année.

Des trucs comme ça.  "

 J'y retrouve la jouissance des mots de Mathieu Malzieu, Joanne Richoux , Axl Cendres, Anne-Laure Bondoux... Une écriture de l'émotion. 


L'auteur nous renvoie à la gueule, tel un Emilio rageur, une photo dans un cadre en acier trempé de notre société en compostage, pourrissante, fuyant ses responsabilités, cultivant les non-dits, polissant le miroir aux alouettes, se perdant dans la futilité loin des valeurs terriennes...  et aériennes. 

 "On s'extasie face au côté vintage des vieilles valeurs sans se les appliquer. Amitié, fidélité, solidarité. "

La plume est incisive, précise et aussi métaphorique, poétique. Une écriture métamorphique comme la pierre volcanique :  brûlante et fascinante. 

 Un portrait de famille sans condescendance et sensible. 

"A bien y réfléchir, alors quand ces jours d'été caniculaires elle luttait contre la mort, je me disais que contrairement à ce que je pensais, le feu de ma mère ne s'était jamais éteint. oui elle était résiliente, oui elle avait courbé l'échine pour éviter les coups, oui la rage avait laissé la place à la cage, oui, oui, oui, mais lorsque je repense à la scène où elle demanda à papa d'arrêter de me faire chier ou à ses mots pour ma sœur avant de plonger dans le coma, je me dis que ce sont bien les mots d'une femme vivante qui n'en avait pas fini, et que son rôle de mère, de femme, de lumière éclairante dans les nuits d'orage et de tempête, ne s'arrêtait pas là. Je crois bien qu'elle avait remis la main sur son rêve et qu'elle comptait bien s'en occuper.

Que des dièses. Un bémol : l'absence d'une playlist en fin de roman pour prolongée la musique des mots.


dimanche 16 août 2020

#PLIB2020 Les Brumes de Cendrelune tome 1 : Le jardin des âmes

 

  🌫❤🌫❤🌫

Les Brumes de Cendrelune tome 1 : le jardin des âmes

Georgia Caldera

J'ai lu

octobre 2019

358 p.

#ISBN:9782290165614

 

La petite histoire

Nous suivons Céphise une jeune fille qui a perdu sa famille victime du dieu Orion à Cendrelune, un Royaume de cendres et de poussières, gris et où l'espoir est ténu. Parallèlement à cette jeune rapiécée, paria de la société, nous rencontrons Verlaine, un demi-dieu aux pouvoirs maudits dans le palais au centre de la ville. Le destin va les réunir : face blanche et lumineuse, face noire et ombreuse et soulever des secrets...

Le contexte de lecture

Lecture dans le cadre du PLIB et ma dernière découverte des finalistes du #plib2020. Les pages comptent pour l'ultime épreuve. 

le plib


 L'univers

Georgia Caldera propose un monde apocalyptique à la nature inexistante et aux animaux disparus sous l'emprise du Panthéon des Dieux et surtout du Dieu Orion qui pénètre les esprits dissidents et les détruit, avec l'aide de l'Ombre, le Grand Exécuteur. Le monde des dieux semble pourtant en déchéance malgré sa suprématie, une révolte gronde pour renverser le pouvoir injuste. C'est un monde morne, sans couleur où une neige de cendres pleut régulièrement. 

Les personnages

Georgia Caldera crée des personnages attachants que l'on a envie de découvrir, voir évoluer et grandir. Céphise et Verlaine font part de leur ressenti, leurs réactions et actions. Les différents points de vue permettent de nuancer le récit et d'ouvrir des possibles. 

L'écriture

La plume de l'autrice est fluide tout en étant structurée proposant un récit qui se développe d'abord tranquillement pour dévoiler univers et personnages et la tension monte progressivement jusqu'à un final qui fait rager le lecteur dépourvu du tome suivant pour assouvir sa soif de découverte.


Ce que je retiens de cette lecture...

Un très bon premier tome au suspense bien dosé laissant l'univers se mettre en place et la présentation des personnages. Mais une fin qui nous fait regretter de ne pas avoir le tome 2 sous la main et qui présage une action trépidente...

 

jeudi 30 avril 2020

AliN


Crédits : Noir d'Absinthe / illustration : Thibault Benett
💜💙🎔💙💜

AliN
Axelle Colau
Noir d'Absinthe
janvier 2020
180 p.
 
La petite histoire

Nous suivons Adrien en fin d'année de 3ème au collège. Il est harcelé par Guillaume et deux de ses sbires. Mais il ne dit rien car une autre personne subit bien pire et c'est Lili, son amie d'enfance. Alors que lui encaisse coups et brimades, la jeune fille ronde connaît insultes, sur insultes et aucun répit et moqueries de la part de la bande mais surtout de la classe suiveuse ou silencieuse. Adrien souhaiterait tant ne pas être lâche pour aider celle qu'il aime.

Ce que je retiens de cette lecture...

Axelle Colau propose au lecteur une thématique forte et que celui-ci connaît pour l'avoir côtoyer forcément de près ou de loin : la question du harcèlement. Par le biais de la fiction, elle amène tout un chacun à réfléchir à ce problème grave, insidieux, sournois, souvent difficile à démêler. 

J'ai apprécié de ne pas être confronté au point de vue direct de la victime première du harcèlement à savoir Lili. Il est souvent difficile de prendre du recul quand on s'identifie au personnage, l'émotion prime sur la réflexion. Je ne dis pas que l'émotion est absente du récit, loin de là : j'ai versé ma larme. Mais la subtilité de l'écriture d'Axelle, ces choix de narration rendent pleinement justice aux rouages du harcèlement. 

Parlons des personnages
Adrien, Lili, Guillaume, Gabin, les parents et les autres collégiens sont développés dans leur caractère avec toutes leurs contradictions, ce qui en font des personnages crédibles et rend le récit juste et vrai. 
J'aime la lumière qui entoure les deux personnages principaux Adrien et Lili, malgré la noirceur qui les oppresse. Une douceur et une tendresse émanent de leur relation et de l'amour discret qu'ils éprouvent l'un pour l'autre. 

Et pourtant l'histoire est loin de la mièvrerie et de la guimauve et une force, une dynamique anime le roman. 

En effet, Axelle ne nous lâche pas une minute, elle crée du rythme et une tension qui attache le lecteur aux pages qu'il tourne. Il y a une construction maîtrisée qui évite le pathos en introduisant une part haletante apparentée au thriller.


 
Roman lumineux et sombre à la fois sur le harcèlement scolaire : l'amour transcende l'horreur du harcèlement. Beaucoup d'émotions dans ce roman et une écriture captivante qui ne fait lâcher le bouquin qu'à la toute fin. A la fois, thriller, contemporain et romance, cet ovni littéraire pulvérise les genres pour parler vrai et droit dans le coeur. 
 A mettre dans toutes les mains pour réfléchir.

mercredi 22 janvier 2020

Love, be loved, leave, be left de Io Sakisaka




Love, be loved, leave, be left
Io SAKISAKA
Kana
environ 190 pages

tome 1

sorti en juillet 2016
mon avis :
tome 2
sorti en octobre 2016
mon avis : Yuna et Rio sont ici mis en avant et Yuna est ici en plein questionnement sur ses sentiments, sa confiance en elle. c'est un personnage assez naïf mais sincère. Toujours aussi mignon ce manga.

tome 3
sorti en janvier 2017
mon avis : Les relations se croisent et se complexifient un peu plus. J'aime voir les incertitudes envahir le coeur d'Akari qui est ici touchante. Le dessin est parfait, j'adore les regards et les inserts.

tome 4
sorti en juillet 2017
mon avis : L'amitié entre Yuna et Akari est solide et se construit malgré ou plutôt grâce à leurs différences. Des quiproquos rendent les situations (presque)inextricables pour ces cœurs sensibles. C'est toujours aussi kawaï.




tome 5
sorti en novembre 2017
mon avis : Entre les prises de conscience, les avancées de certains : tout devient confusion des sentiments dans ce tome fort charmant !

tome 6
sorti en mai 2018
mon avis : Les garçons de cette série évoluent dans leurs sentiments : Rio ouvre enfin les yeux et sort de sa boucle quand Kazu, plus discret privilégie l'amitié à l'amour. C'est tendre à souhait !

tome 7
sorti en novembre 2018
mon avis : La fête du lycée une bonne occasion d'emmêler les coeurs ! Un tome réussi et qui va être révélateur et accélérateur pour certains dans leur rapprochement. J'aime toujours autant les personnages auxquels je m'attache à chaque tome un peu plus.

tome 8
sorti en mai 2019
mon avis : Arrivé d'un nouveau garçon dans l'histoire qui ajoute un peu de tension et des questions à tous ces cœurs palpitants. Toujours aussi mimi !

tome 9
sorti en novembre 2019
mon avis : La Saint-Valentin et son lot de doute, de joie et de déception ! Un tome qui nous laisse dans l'attente d'une réaction de Kazu (mon personnage préféré). Il va être long d'attendre le tome suivant.





 Yuna et Akari sont deux lycéennes aux caractères fort différents (l'une timide, l'autre confiante, en apparence). Leur amitié va se renforcer et les faire évoluer au fil de leurs rencontres amoureuses et de leur confidences. L'amour et le sentiment amoureux sont au centre de leurs préoccupations. Les quiproquos, les non-dits vont se succéder et provoquer des situations embarrassantes, problématiques et empêcher les relations de s'épanouir sereinement. Ce manga est aussi l'occasion de parler des relations jeunes/parents, du divorce, de l'orientation, des choix de vie et bien sûr des moments forts de la vie lycéenne. Le dessin est très doux et expressif. Le point fort de cette série reste la relation des personnages entre eux, leur questionnement et leur évolution au contact des autres. Une série toute mignonne et sensible, idéale pour les fleurs bleues comme moi. 

plus que trois tomes pour conclure cette saga shojo bien mignonne.

samedi 4 janvier 2020

L'Arrache-Mots #PLIB2020

 
Crédits : Hachette

 📚📙💖📗📚
L'Arrache-Mots #PLIB2020
Judith Bouilloc
Hachette
mai 2019
295 p.
#ISBN:9782016270080 

" Je n'ai pas le même rapport aux livres que vous. Si j'aime les livres, ce n'est pas pour l'évasion qu'ils me procurent, c'est parce qu'ils rendent claires les pensées humaines qui autrement sont troubles, décousues et intempestives. "

Le texte d'éditeur

La jeune Iliade a un don merveilleux : le pouvoir de donner vie aux mots et aux histoires. Ce don fait d’elle la bibliothécaire la plus célèbre de tout le royaume d’Esmérie.

Le matin où elle reçoit une demande en mariage presque anonyme, elle n’est sûre que d’une chose : son prétendant est un membre de la famille royale !

Bien décidée à comprendre qui s’intéresse à elle et surtout, pourquoi cette personne lui propose un contrat de mariage si avantageux, Iliade se rend dans la capitale. Là-bas, elle découvre les fastes de la cour… et la froideur de son fiancé. Pourtant, elle finit par s’attacher et à lui et se retrouve, bien malgré elle, propulsée au cœur d’intrigues et de complots auxquels rien ne la préparait.


" Toute lecture est une représentation. Je donne mon propre sens à ce que je lis."

Le contexte de lecture

Lecture dans le cadre d'un challenge le Tournoi des élites et l'épreuve des startèges pour la team guérisseurs du PLIB. 

Crédits : PLIB
 " Le terme arrache-mots désigne quelqu'un qui intériorise tellement sa lecture à voix haute que les phrases se décollent des pages. Grâce à la puissance de son imaginaire, elles peuvent se transformer en décors ou en silhouettes mouvantes."

La Petite histoire

Iliade, après une déception amoureuse, accepte de partir pour la Cour royale et de rencontrer son futur époux, un homme secret et distant. Elle va également distraire la reine grâce à son don magique qui lui permet de donner vie aux récits qu'elle conte.  Iliade est une indécrottable romantique, comment va-t-elle épouser un homme à la réputation d'intransigeance et de rigueur. Parmi les habitués de la Cour, se cachent des intrigants qui complotent pour destituer le Roi. Quel rôle Iliade va-t-elle prendre dans ces jeux dangereux ?

" Peut-être lisez-vous trop de romans ? Peut-être que les mots forment une barrière autour de votre conscience ? Ce ne sont que des hypothèses. En vérité, vous êtes un mystère. En votre présence, je n’entends que le silence, comme le rêve d’une pensée libre."

Ce que je retiens de ce roman...

 L'autrice grande admiratrice de la Passe-Miroir nous plonge dans un univers de fantasy où la nature et les intrigues de cour prennent la part belle. Il y a de la magie mais distillée à petites doses notamment à travers le don de lectrice de l'héroïne. 

" Et comment travailler mon imagination ?
- En croisant les univers, en inventant ce que les mots ne disent pas. Rêve les blancs entre les lignes, déploie tes propres histoires et tes propres visions."



Les personnages sont très bien construits on s'attache à chacun d'eux, on les apprivoise petit à petit. 
L'évolution de la relation entre Iliade et son futur époux est magistralement menée. 

L'intrigue se complexifie au fil du récit et s'agrémente de citations littéraires qui apportent un supplément d'âme à une écriture déjà très poétique, fraîche et fluide. La plume donne à voir un monde imaginaire doux, désuet et romantique. Dans la tour de Babel, j'ai cru un moment être perdue dans la bibliothèque du Nom de la Rose, comme ensorcelée. 

" L'imagination est comme un muscle. Pour la développer, tu dois la nourrir et la faire travailler."

La romance est réussie, l'émotion et la tension arrivent à point nommé. 


De nombreuses références littéraires, une forte influence de la Passe-Miroir sont à la fois un hommage et la faiblesse de ce roman. Mais la magie des mots opère et la lectrice que je suis est conquise. L'écriture est fluide et addictive. J'ai dévoré ce livre, au sens figuré et sans goût d'encre amère. Une fois le livre refermé, un doux parfum de jasmin laisse son empreinte dans l'air...



" La phrase se recolla sagement sur la feuille et Iliade compris, à la faveur d’un long baiser, qu’il existait un langage aussi puissant que celui des mots."




Trois histoires de Noël : Qui a embrassé le Père Noël ?/Sous le gui


Crédits : France Loisirs/ HQN

Trois histoires de Noël : 
Qui a embrassé le Père Noël ?
Louisa Méonis
France loisirs
octobre 2018
 114 p.

Le texte d'éditeur
Cette fois-ci, c’en est trop ! Gwenlan veut bien faire un effort, mais il devrait y avoir des limites à la torture quand même. C’est une chose qu’Étienne, son ex-mari, l’ait quittée il y a deux ans pour se mettre en couple avec son collègue et meilleur ami, mais voilà qu’elle doit maintenant assister à leur mariage qui aura lieu… la veille de Noël ! Autant dire qu’elle se serait volontiers passée de ce cadeau. D’autant plus que, pour faire bonne figure, Gwenlan va devoir trouver quelqu’un pour l’accompagner et, même si elle a cédé à la pression de son entourage en s’inscrivant sur un site de rencontres, c’est loin, très loin d’être gagné. Mais tout n’est pas encore perdu : peut-être que le père Noël pensera à elle cette année ?
 

Ce que je retiens de cette lecture
 Une histoire de Noël coquine et drôle, sans prétention. Smarties, le personnage féminin est le point fort de cette histoire (mère de 3 enfants, divorcée, en galère et avec quelques kilos en trop, 36 ans, recherche l'amour désespérément et sans le savoir).
 

Crédits : France Loisirs/ HQN
Trois histoires de Noël :
Sous le gui
Angela Morelli
France loisirs
octobre 2018
46 p.


Le texte d'éditeur
 Quand Julie se retrouve coincée dans le hall de son immeuble, incapable de débloquer la serrure de sa boîte aux lettres où sont enfermés les cadeaux de Noël de ses enfants, c’est Nicolas, son nouveau voisin, qui vient à son secours. Une aide providentielle, qui la trouble infiniment. D’abord parce que, d’habitude, c’est son rôle d’aider les autres ! Mais surtout parce que Nicolas est terriblement séduisant, et qu’il éveille en elle des émotions qu’elle croyait disparues à jamais, depuis qu’elle a perdu son mari, trois ans plus tôt. Et comme, dans les jours qui suivent, elle ne cesse de penser à son mystérieux voisin, elle finit par décider de suivre son instinct et lui propose de passer le réveillon de Noël chez elle…

Ce que je retiens de cette lecture

Une romance toute mignonne mais qui aurait supporté un développement pour plus d'émotions.

Pour ce recueil de nouvelles, mon avis : 
 
Trois histoires de Noël fort différentes avec chacune leur point fort : j'ai adoré la première où l'humour et la romance sont justement dosés, la deuxième est toute mignonne et un poil trop courte, la troisième vaut le détour pour le personnage féminin drôle et sans chichi. 

Le Bois-sans-Songe #PLIB2019

crédits : Magic Mirror
Le Bois-sans-Songe
Laetitia Arnould
Magic Mirror
octobre 2018
456 p.
#ISBN:9791097222086


Le texte d'éditeur
Il est des larmes qui ne sèchent pas. Il est des blessures qui restent ouvertes.
Il est des êtres qui les surmontent quand d’autres finissent par sombrer.
Il est ceux qui les gardent en eux. À jamais.
-

Comment survivre quand on est la seule personne éveillée parmi des êtres en proie à des cauchemars éternels ?

Princesse héritière de Modighjem, Liv se retrouve isolée, prisonnière de son pays désormais morne, séparée du reste du monde par un bois infranchissable, né le soir de la malédiction. Jusqu’au jour où son destin erratique croise celui de ce personnage entouré de ténèbres, avec son parapluie pagode et ses airs de prince maudit…
-
Pourquoi continuer à vivre quand les personnes qui nous étaient chères ont été massacrées, quand une principauté entière a sombré face à la rage des hommes et que l’on est seul, le dernier représentant de son peuple ?

Lennart Leifsen a choisi la vengeance comme raison d’exister. Retranché dans son lugubre manoir, penché sur son rouet, il tisse chaque soir, à partir de ses larmes, le sort qui maintient les Modigs sous le joug de ses tourments. Jusqu’à ce que survienne cette jeune fille dépenaillée, aussi agaçante qu’inconsciente, et que les larmes providentielles se refusent à lui…


Le contexte de lecture

Une lecture de saison, j'adore lire des contes à cette période de l'année et ce roman me fait de l’œil depuis un moment. J'ai adoré plonger dans ce monde de fééries et de maléfices.
La couverture réalisée par Mina M. est magnifique et totalement raccord avec cette histoire.

La petite histoire

Liv, fille du roi de Modighjem va se retrouver plongée comme son peuple dans une malédiction cauchemardesque, mais elle sera la seule à pouvoir agir et se mouvoir alors que tous les sujets du royaume vivent un cauchemar éveillé. La cité est totalement enclavée par un bois ensorcelé qui les tient prisonnier. Liv va échapper à cette forêt maléfique et rencontré Lennart Leifsen, l'habitant d'un manoir à proximité du bois maudit. Un personnage glacial, guindé et au regard d'une infinie tristesse. Le feu qui brûle dans le coeur de Liv va rencontrer la glace de son hôte hautain... des étincelles ne vont pas tarder à apparaître entre ses deux êtres. 

Ce que je retiens de cette réécriture de conte...

 J'ai apprécié l'univers magique créé : rien n'est laissé au hasard et les réminescences du conte de la Belle au Bois Dormant trouve une résonnance nouvelle et fraîche, revigorante. J'aime ce bois sensible qui reproduit les états d'âmes de son créateur tout comme le manoir qu'il habite. La nature et les objets s'animent, la magie sature l'air alors qu'elle aurait dû disparaître complètement de ce monde. Les pouvoirs de Lennart sont magnifiques et j'aurai voulu plus d'intéraction avec le parapluie magique. La richesse du monde imaginaire créé et des éléments magiques disséminés est fabuleuse.

L'intrigue retravaillée ici, nous mène de fausses pistes en révélations vers une vérité plus nuancée que celle des contes. J'ai aimé la plume de bout en bout, elle m'a emporté avec ses moments de pause et ses reprises effrénées. L'écriture est fluide et délicate, vive et précieuse à la fois, idéale pour ce texte merveilleux.

Venons-en aux personnages qui ont été particulièrement soignés. 
Liv est un personnage solaire qui voit le bon en toute personne mais qui est loin d'être niaise pour autant. Elle n'apprécie pas la guerre qui fait des victimes dans les deux camps. Elle déplore les méthodes expéditives avec lesquelles sont pères à repousser leurs ennemis. Elle est une fille d'action, curieuse et déterminée. Sa force réside dans sa volonté quasi inébranlable.

Mon personnage préféré est un être torturé à la beauté glaciale :  le bien nommé Lennart. Sa fêlure date de son enfance et du désamour de sa mère.  J'ai apprécié toutes ses confrontations avec Liv et son évolution au fil de l'histoire. Il va s'affranchir de son passé pour se donner le droit de vivre ou de mourir comme il l'entend.
C'est le point fort de cette histoire : la relation , la rencontre de ces deux-là.

Les autres personnages ont leur place et leur rôle bien établi, ils sont très bien travaillés et apportent les éléments nécessaires pour éclairer l'intrigue mais ce conte est avant tout une magnifique romance où la tension est vive à chaque instant.



Une belle écriture et une revisite pleine de magie et d'émotions avec un univers sombre et des personnages intrigants. Cette réécriture du conte la Belle au Bois dormant vaut que l'on se perde dans la forêt. La couverture réalisée par Mina M. est un enchantement qui retranscrit l'atmosphère et les personnages à merveille.

mercredi 6 novembre 2019

Incroyable Charlotte



Séma éditions
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Incroyable Charlotte
Camille Adler et Flora Pialot
Séma éditions
février 2019
300 p.
ISBN : 9782930880747

 Le texte d'éditeur


La petite histoire

Charlotte vient d'apprendre la mort de son mari. Jeune veuve, elle respecte le deuil d'un an avant de se jeter dans les nuits parisiennes en compagnie de son amie anglaises Miss Emily Bingley. Elle va faire tourner les têtes avec son charme et son caractère vif. Mais les ressorts de cette société policée vont se révéler petit à petit à cette jeune femme un rien impertinente qui est au fond une grande romantique. 


Le contexte de lecture

Découverte de cette romance historique grâce au partenariat avec la maison d'édition Séma que je remercie chaleureusement. 

Ce que je retiens de ce roman...

 Je ne suis pas une grande lectrice de romances et qui plus est de romances historiques. 
J'ai beaucoup aimé le badinage amoureux et les dialogues entre les personnages. J'ai eu l'impression de retrouver certaines impertinences des Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos ou encore les jeux de conversation comme dans le théâtre de Marivaux.  

Le plaisir des mots, donc, dans ce texte est très appréciable. La langue est fluide, perfide, à demi-mots ou franche mais cela apporte fraîcheur et pertinence et un certain dynamisme dans cette romance. 

La période historique m'est peu connue mais j'ai trouvé que soufflait un vent de modernité dans les rapports homme-femme. Les traditions et surtout la noblesse perdent de leur élan au profit de la bourgeoisie et des parvenus ambitieux.
La société parisienne semble changer en très peu d'années et le personnage de Charlotte s'inscrit dans ce changement.

Charlotte et Armand existent en tant qu'individus par-delà les convictions et les conventions de l'époque. Ce sont des héros à part entière qui prennent leur destin en main faisant fi des bienséances. 

J'ai beaucoup aimé le personnage d'Emily tout en délicatesse et finesse psychologique qui est résolument la plus moderne de tous sans heurt mais avec détermination. Charlotte incarne le feu, l'émotion, elle est impulsion quand son amie est calme et perspicacité. C'est un duo féminin qui fonctionne à merveille. 

J'aime beaucoup les personnages masculins de ce roman mais ils me semblent idéalement modernes dans leur rapport avec la gente féminine prenant en compte leur ressenti. C'est le seul bémol que je soulignerais dans ce récit qui a été très distrayant et bien mené de bout en bout. 


Une romance historique aux dialogues vifs avec des personnages attachants et non manichéens, un brin modernes.

dimanche 3 novembre 2019

Semblables, tome 1 #PLIB2020



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Semblables, tome 1
Julie Jodts
Plume Blanche
240 p.
décembre 2018
#ISBN:9791094786345

Ce roman est pré-sélectionné pour le #PLIB2020
Le Plib
  Le contexte de lecture

Lecture pour le mois de la Fantasy et découverte d'une jeune autrice : Julie Jodts à la plume agréable, fluide qui sait nous tenir en haleine surtout avec cette fin qui appelle à grands cris la suite ! La couverture est signée Tiph's : une beauté avec  ce regard envoûtant, hypnotique et l'ambiance ensablée du désert...
Mais revenons au récit...


Le texte d'éditeur

 À toi, l’aîné,
Guerrier, courageux et vaillant
Fier protecteur de la cité
Et de ses enfants

Que les Dieux
Soient miséricordieux
Et t’accordent la paix
Celle que tu ne trouveras sans doute jamais

À toi, le cadet,
À l’amour pur et sincère
Seul à pouvoir enfanter
Tu deviendras père ou mère

Que les Dieux
Soient miséricordieux
Et t’accordent la fertilité
Car sans elle, tu es condamné

À toi, le benjamin,
Dévoué et polyvalent
Savant, artisan, ou médecin
Ta famille sera la cité dorénavant

Que les Dieux
Soient miséricordieux
Et t’accordent la compassion
Puisses-tu exercer le métier choisi avec passion

Que les Dieux protègent et guident,
Tous ces enfants au destin scellé
Car entre leurs mains frêles et timides
Se joue l’avenir du monde entier.



 La petite histoire

 Nous suivons Mia, une jeune femme, qui vit sur une île : Ambroisie, dans le royaume de Navissa en guerre contre le royaume des Knhaies. Comme l'introduit bien la quatrième de couverture, chacun dans le royaume de Navissa a un rôle à tenir : guerrier-ère, nourricier-ière, artisan-e et ne peut y déroger, sinon c'est le déshonneur et le bannissement. Mia est la cadette de la famille, elle a une sœur jumelle Léna, soldate et une plus jeune Siviane, apprentie boulangère. Par ailleurs, chacun se voit attribuer vers 8 ans, un aniphore qui vit à son côté toute son existence et reflète son tempérament.
 Lorsque débute le récit, nous sommes dans la capitale du royaume loin des troubles des conflits armés, le jour du mariage de Mia avec Hans et rien ne va se passer dans l'ordre des choses ni pour cette journée, ni pour celles qui vont suivre.

"  Nous ne choisissons pas ce que nous sommes, notre plus grande liberté est de choisir ce que nous serons. Ce sont nos actes qui nous caractérisent.  " 

 L'univers

Ambroisie est une île à moitié recouverte de déserts surtout dans sa partie méridionale (Terres Arides, Royaume des Knhaies).  La vie dans ce monde de fantasy n'est pas très éloignée de la nôtre avec moins de technologie, semble-t-il. Ce sont les règles édictées plus haut et la vénération de dieux et de déesses de la nature qui structurent cette civilisation. Le palais royal et sa garde protègent les habitants de Navissa de l'invasion par les Knhaies, qui restent un mystère tout au long de ce récit.

 " Si tu peux échapper à ton devoir, ton destin lui, irrévocable, reste collé à ta peau, telle une ombre."

 La première partie de l'histoire se déroule à Navissa entre le palais, la maison de Mia et sa famille et le bord de l'océan, ensuite nous traversons le royaume vers un camp militaire à la frontière. Mia va y faire la connaissance d'amis de Léna : Saya et James
Les deux parties ont leur propre rythme. La première, introductive, permet de mettre en place le monde de Mia, de découvrir sa famille, la société dans laquelle elle évolue et existe sans trop d'action sur les événements. Au contraire, dès le choix qu'elle affirme tout se cristallise et elle prend pleinement sa place en tant qu'actrice de son destin. Ma partie préférée. 

Le point de vue adopté 

J'apprécie de me trouver dans la tête de l'héroïne qui n'a pas tous les tenants et aboutissants de l'histoire. Beaucoup de zones d'ombres et de questions subsistent à la fin de ce tome comme dans l'esprit de la jeune fille. Cela permet une grande empathie pour le personnage.

Les personnages 

 J'ai trouvé tous les personnages attachants, bien construits avec des personnalités bien distinctes sans trop de déjà vu.  La galerie de portraits est bien fournie pour un roman relativement court (moins de 250 pages). Les relations entre les personnages ne sont pas figées et j'attends de les retrouver pour voir l'évolution qui ne manquera pas d'opérer au vu des derniers événements, chez chacun des protagonistes principaux.

Ce que je retiens de cette lecture...

 J'ai adoré suivre Mia et son monde où chacun a une place déterminée. Nous sommes à l'intérieur de son corps et de son esprit au plus près de ses sensations, de ses émotions. Un régal ! ... mais vite la suite !!!

" On ne s'habitue jamais à être quelqu'un d'autre. Chaque jour qui passe, je sens une part de moi qui disparaît à jamais. Chaque jour qui passe, je me sens un peu moins vivante. "


vendredi 4 octobre 2019

Blood Witch, intégrale



Crédits : Plume blanche
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Blood Witch, intégrale
Léna Jomahé
Plume Blanche
avril 2019
512 p.


Le texte d'éditeur

Ah merde !
Encore un !
Bon alors ? Oui, c’est à toi que je parle, là ! Tu crois vraiment avoir les reins suffisamment solides pour découvrir mon histoire ? J’en suis pas si sûre, moi !
Si je te dis que je suis une sorcière dans un monde timbré avec des vampires et des loups-garous en autre chose, toujours partant ?
Bien ! Comme tu voudras.
Alors vas-y, prends-le ce bouquin, installe-toi confortablement et surtout, amène-moi un verre de tequila.


La petite histoire

Nous allons suivre Erika, jeune femme de bientôt 22 ans, qui travaille en ville dans un bar pour financer ses études. Elle a une vie somme toute assez banale jusqu'à ce soir où elle va croiser Stan... Elle se réveille le lendemain avec une douleur dans la nuque et un drôle de tatouage. C'est le début des "emmerdes" pour Erika. A partir de ce moment tout va s'enchaîner très vite et des vérités vont éclater sur sa famille et sur sa nature particulière.

Ce que je retiens de cette lecture 

Un univers fantastique et déjanté

L'univers exploité est celui de l'urban fantasy et de la bit lit avec vampires assoiffés, loups-garous féroces et sorcières à la magie puissante. Avec un je-ne-sais-quoi d'humour bien pourri qui casse les codes du genre et font d'Erika une héroïne atypique et je m'en foutiste fort attirante. Nous allons suivre son apprentissage de sorcière qui joue avec les éléments, sa métamorphose progressive (dont je ne peux parler sans spoiler). 


Le rythme et les réparties : ça pulse, ça fuse !

J'ai adoré les échanges verbaux d'Erika avec son entourage que ce soit avec Stan, Gordon, Isabelle ou Soraya : c'est vif et piquant et toujours frappé (comme la vodka). Pas de temps mort dans cette intégrale qui se dévore goulûment. On arrive à la fin de la première partie et l'on a ressenti des émotions très variées : de la tension sexuelle avec Stan, de la haine pure pour Gordon en passant par de la tendresse pour Oma, de l'amitié qui charrie (qui aime bien châtie bien) entre Erika et Soraya.

Les personnages pour la plupart pâles mais hauts-en couleurs quand même

Revenons un peu sur le personnage plein de contradictions et tellement attachant d'Erika : boule d'énergie toujours au bord de l'implosion. C'est la force de ce roman : cette fille qui ne mâche pas ses mots et agit avant de réfléchir, elle suit son instinct ou son coeur, rarement la raison pour se fourrer dans un merdier toujours plus fangeux. 

Nous rencontrons très vite le charismatique et séduisant Stan. Qui malheur pour moi, n'apparaît pas suffisamment à mon goût (ouais, mes hormones n'ont pas 20 ans mais même les personnages de papier peuvent me mettre en émoi). 
J'adore son flegme qui est aux antipodes du volcanisme qui anime la belliqueuse Erika.

Oma, la grand-mère est un personnage clairvoyant et sage mais elle est aussi très malicieuse, farceuse et déterminée.

Soraya, la mélangeuse est une humaine qui apporte fraîcheur et franchise dans ce récit où les faux-semblants sont les maîtres-mots.

Gordon, le grand méchant vampire est assez décrédibilisé, ridiculisé et pourtant il n'en reste pas moins dangereux. 

Mon chouchou reste quand même Charles, le majordome de Gordon, un humain à la vie prolongée, pince-sans-rire  fort sympathique.

 Une autrice diabolique, démoniaque, belzébuthienne, luciférine et j'en passe...

L'autrice torture ses personnages, elle ne les épargne aucunement.  On sent qu'elle s'amuse comme une folle avec eux et indirectement elle mène son lecteur par le bout du nez jusqu'au final époustouflant et qui ne le laisse pas indemne lui non plus.


 En résumé : Blood Witch, c'est une héroïne étonnante et détonante, déjantée aussi. Erika est une sorcière végétarienne qui ne manque pas de mordant. Les vampires, sorcières et humains qui gravitent au sens propre comme au sens figuré autour d' Erika ne sont pas en reste. Les dialogues sont la force de ce récit et sont tordants, désopilants, véritable exutoire. Un bit lit au sang frais revigorant (veggies avertis !).


mercredi 28 août 2019

Mille baisers pour un garçon


Crédits : Le Livre de Poche
 

Mille baisers pour un garçon
Tillie Cole
Le Livre de Poche
février 2018
280 p.

" Pourquoi être triste quand on peut être heureux ? Pour moi, la question ne se pose même pas."


 Le texte d'éditeur

Crédits : Le Livre de Poche


" Poppy était une fleur de cerisier. Ma fleur de cerisier. Une fleur sans égale, trop belle pour durer. Une fleur qui embellissait nos vies pendant un court instant, avant de disparaître dans le vent. Poppy nous rappelait qu'il fallait vivre. Que l'amour existait. Que notre vie avait un sens et que nos jours étaient comptés. "

La petite histoire

 Poppy et Rune, c'est une amitié soudaine, Poppy et Rune, c'est un amour incommensurable. Et pourtant la vie les sépare... Rune repart dans son pays de Viking loin des yeux de sa belle. Il reviendra changé, incarnation d'une colère rentrée. Poppy restera Poppy malgré tout...

" Elle disait qu'elle avait un clair de lune dans le cœur et des rayons de soleil sur les lèvres. Elle était heureuse. Et elle me rendait heureuse, moi aussi."

Ce que je retiens de cette lecture...

Beaucoup d'émotions, beaucoup de larmes...
J'adore la rencontre de Poppy et Rune, qui tout de suite, les montre dans leur caractère profond :  la lumineuse et le taciturne. 

 " Elle disait aussi que les plus belles choses sont éphémères. Elles meurent trop tôt pour nous rappeler que la vie est courte et précieuse. Comme les fleurs de cerisier. Comme les étoiles filantes. On est tellement habitué aux autres étoiles qu’on les oublie. Mais quand on voit une étoile filante, on se souvient de ce moment à jamais."

Tillie Cole va tisser tranquillement la relation de Poppy et Rune, une relation faite de fusion, d'amour profond, de complicité, de complémentarité puis tout défiler pour recommencer... autrement. 

Les événements qui surviennent vont faire grandir les personnages, tous sans exception. Chacun est impacté par les aléas de la vie.  

" Toi et moi, on est comme les fleurs de cerisier, Rune. Comme les étoiles filantes. On s'est aimés trop fort et trop jeunes. Notre amour a brulé si fort qu'il s'éteint trop tôt. Notre histoire nous aura apprit une leçon. Elle nous aura montré qu'on est capable d'aimer. "

L'autrice trace le portrait de deux familles autour de ce couple fusionnel. Les relations sont décrites avec justesse, la psychologie des personnages, leur ressenti nous sont donnés à voir, à vibrer.


" J’aime la vie, Rune. J’ai toujours aimé la vie. Je suis la fille qui se lève tôt pour voir le soleil se lever, celle qui voit le bien chez les autres, que la musique fait voyager et que l’art inspire. Celle qui brave l’orage pour voir l’arc-en-ciel. Pourquoi être triste quand on peut être heureux ? "

Magnifique histoire d'amour de Poppy et Rune. J'ai beaucoup pleuré : de l'émotion donc. 
L'écriture est sensible et poétique.
Tillie Cole nous immerge dans les ressentis de ces personnages attachants, bouleversants de fragilité.

Le Garçon de feu

  Le Garçon de feu Sarthak Sinha Editions Du Ricochet EAN : 9782352635512      Un petit album plein de tendresse avec ce feu follet. Tim se...