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vendredi 4 octobre 2019

Blood Witch, intégrale



Crédits : Plume blanche
 🩸🩸🩸🩸🩸

Blood Witch, intégrale
Léna Jomahé
Plume Blanche
avril 2019
512 p.


Le texte d'éditeur

Ah merde !
Encore un !
Bon alors ? Oui, c’est à toi que je parle, là ! Tu crois vraiment avoir les reins suffisamment solides pour découvrir mon histoire ? J’en suis pas si sûre, moi !
Si je te dis que je suis une sorcière dans un monde timbré avec des vampires et des loups-garous en autre chose, toujours partant ?
Bien ! Comme tu voudras.
Alors vas-y, prends-le ce bouquin, installe-toi confortablement et surtout, amène-moi un verre de tequila.


La petite histoire

Nous allons suivre Erika, jeune femme de bientôt 22 ans, qui travaille en ville dans un bar pour financer ses études. Elle a une vie somme toute assez banale jusqu'à ce soir où elle va croiser Stan... Elle se réveille le lendemain avec une douleur dans la nuque et un drôle de tatouage. C'est le début des "emmerdes" pour Erika. A partir de ce moment tout va s'enchaîner très vite et des vérités vont éclater sur sa famille et sur sa nature particulière.

Ce que je retiens de cette lecture 

Un univers fantastique et déjanté

L'univers exploité est celui de l'urban fantasy et de la bit lit avec vampires assoiffés, loups-garous féroces et sorcières à la magie puissante. Avec un je-ne-sais-quoi d'humour bien pourri qui casse les codes du genre et font d'Erika une héroïne atypique et je m'en foutiste fort attirante. Nous allons suivre son apprentissage de sorcière qui joue avec les éléments, sa métamorphose progressive (dont je ne peux parler sans spoiler). 


Le rythme et les réparties : ça pulse, ça fuse !

J'ai adoré les échanges verbaux d'Erika avec son entourage que ce soit avec Stan, Gordon, Isabelle ou Soraya : c'est vif et piquant et toujours frappé (comme la vodka). Pas de temps mort dans cette intégrale qui se dévore goulûment. On arrive à la fin de la première partie et l'on a ressenti des émotions très variées : de la tension sexuelle avec Stan, de la haine pure pour Gordon en passant par de la tendresse pour Oma, de l'amitié qui charrie (qui aime bien châtie bien) entre Erika et Soraya.

Les personnages pour la plupart pâles mais hauts-en couleurs quand même

Revenons un peu sur le personnage plein de contradictions et tellement attachant d'Erika : boule d'énergie toujours au bord de l'implosion. C'est la force de ce roman : cette fille qui ne mâche pas ses mots et agit avant de réfléchir, elle suit son instinct ou son coeur, rarement la raison pour se fourrer dans un merdier toujours plus fangeux. 

Nous rencontrons très vite le charismatique et séduisant Stan. Qui malheur pour moi, n'apparaît pas suffisamment à mon goût (ouais, mes hormones n'ont pas 20 ans mais même les personnages de papier peuvent me mettre en émoi). 
J'adore son flegme qui est aux antipodes du volcanisme qui anime la belliqueuse Erika.

Oma, la grand-mère est un personnage clairvoyant et sage mais elle est aussi très malicieuse, farceuse et déterminée.

Soraya, la mélangeuse est une humaine qui apporte fraîcheur et franchise dans ce récit où les faux-semblants sont les maîtres-mots.

Gordon, le grand méchant vampire est assez décrédibilisé, ridiculisé et pourtant il n'en reste pas moins dangereux. 

Mon chouchou reste quand même Charles, le majordome de Gordon, un humain à la vie prolongée, pince-sans-rire  fort sympathique.

 Une autrice diabolique, démoniaque, belzébuthienne, luciférine et j'en passe...

L'autrice torture ses personnages, elle ne les épargne aucunement.  On sent qu'elle s'amuse comme une folle avec eux et indirectement elle mène son lecteur par le bout du nez jusqu'au final époustouflant et qui ne le laisse pas indemne lui non plus.


 En résumé : Blood Witch, c'est une héroïne étonnante et détonante, déjantée aussi. Erika est une sorcière végétarienne qui ne manque pas de mordant. Les vampires, sorcières et humains qui gravitent au sens propre comme au sens figuré autour d' Erika ne sont pas en reste. Les dialogues sont la force de ce récit et sont tordants, désopilants, véritable exutoire. Un bit lit au sang frais revigorant (veggies avertis !).


samedi 10 août 2019

Indiana Teller, tome 2 : lune d'été



Crédits : Michel Lafon

🐺🧛⏳💑
Indiana Teller, tome 2 : lune d'été 
Sophie Audouin-Mamikonian
Michel Lafon
novembre 2015
354 p.
 
La petite histoire

Retour au MontanaSeamus, le père de Katerina a été agressé et se trouve actuellement entre la vie et la mort. Indiana pense que c'est un piège mais il s'y jette à corps perdu par amour et pour son clan. Il va rencontrer des semis, des loups-garou mais aussi des vampires. Son amour pour Katerina va être ébranlé par un envoûtement puissant...


Ce que j'ai pensé de ce deuxième tome...

 Ravie de retrouver Indiana,  aux prises avec les vampires cette fois-ci. C'est très divertissant et plein de rebondissements. 
J'apprécie de suivre Indiana qui est un personnage désinvolte et dont la réaction me surprend. 
J'aime également beaucoup une certaine vampire chasseuse qui se coordonne parfaitement avec le semi sexy Axel. La glace et le feu : explosif !
On retrouve le fidèle Chuck, une nounou amoureuse, une grand-mère pas si insensible. le personnage qui me touche le moins c'est Katerina, j'espère la voir plus affirmée dans le prochain tome. 
Le suspense est au rendez-vous, et l'on tourne les pages sans s'en rendre compte.
L'autrice distille des quelques touches d'humour bienvenues dans ses dialogues. Tous ces éléments s'agencent harmonieusement pour que l'on passe un agréable moment. 
J'attends l'automne pour me plonger dans le tome 3 pour retrouver des personnages attachants et faire de nouvelles rencontres, mais aussi pour avoir des réponses par rapport au pouvoir du héros. 

Un deuxième tome fort sympathique et addictif avec des vampires qui se mêlent aux loups-garou pour plus d'intensité, d'interaction et d'humour. Un chouette tome qui donne envie de replonger à la poursuite du rebrousse-temps.

dimanche 31 mars 2019

Indiana Teller, tome 1 : Lune de Printemps




Indiana Teller, tome 1 : Lune de Printemps
Sophie Audouin-Mamikonian
Michel Lafon
2011 (décembre 2015)
375p.
ISBN:9782749913872

La petite histoire

Dans les interminables plaines du Montana s'étend le ranch des Lykos. Les voisins alentour sont loin de se douter que ses habitants sont les membres de l'un des clans de loups-garous les plus puissants d'Amérique du Nord. Parmi eux, un seul humain a sa place : Indiana Teller, 17 ans. Né de l'union d'une humaine aux pouvoirs mystérieux et d'un loup-garou, Indiana est le petit-fils et le seul héritier de Karl, le chef de la meute. Se sentant comme un étranger parmi les siens, il lutte pour trouver sa place dans la hiérarchie codifiée imposée par son peuple : des créatures fantastiques qui vivent cachées au milieu des hommes. (texte d'éditeur)

Mon avis

Dans la même veine que Twilight ou Rebecca Kean, c'est addictif, et j'aime particulièrement le personnage d'Indiana. Un young adult trépident. L'autrice crée un univers immersif où les héros grands adolescents côtoient loups-garous et autres monstres. Il y a également en plus de l'intrigue fantastique, des complots, un triangle amoureux.

Ma chronique

L'univers créé et l'intrigue

On se retrouve dans un monde où les créatures fantastiques se côtoient : loups-garous, semi, vampires, elfes, fées, sorcières. Il y a des alliances et des complots entre chaque clan qui a ses propres règles vis-à-vis des humains notamment. 
Nous suivons Indiana Teller, fils d'un loup et d'une humaine aux pouvoirs très rares (elle est rebrousse-temps). Il a du mal à trouver sa place dans une lignées de loups alpha, dominants dans la meute. Sa fragilité humaine en fait un être différent qui a soif de reconnaissance. Il va vouloir très tôt acquérir son indépendance et vivre au milieu des humains. Son arrivée à l'université va lui faire découvrir les codes de la société humaine. 

J'ai beaucoup aimé l'évocation de l'adolescence d'Indiana et ses entraînements avec Axel, un semi. 

les personnages

un triangle amoureux : Tyler, le loup /Indiana, l'humain à l'héritage lourd à porter/Katerina, une humaine qui fait chavirer les cœurs

la meute de Teller : Chuck, Serafina, Karl, Nanny...

les semis et surtout Axel (mordu et mystérieux )

les ennemis loups : Louis Brandkel

 Style de l'autrice

De l'humour et des dialogues pour dynamiser un récit plein de péripéties. Une écriture de l'action bien maîtrisée liée à des personnages bien campés. 

J'ai passé un bon moment de lecture détente, sans prise de tête et je lirai le tome 2 déjà dans ma PAL.

dimanche 6 mai 2018

Rebecca Kean, tome 1 : Traquée


©J'ai lu

 ❤❤❤❤

Rebecca Kean, tome 1 : Traquée, Cassandra O'DONNELL, J'ai lu, 2011, 474 p., 9782290032069


La Petite histoire

Rebecca Kean est une sorcière en cavale, avec sa fille Leonora. Elle a posé dernièrement ses valises dans le Vermont dans une ville , qui de prime abord semble bien calme mais qui, en fait, rassemble des créatures surnaturelles en tout genre à savoir : vampires, démons, chamans, sorcières potioneuses, ou encore loups -garous et autres muteurs. Rebecca semble s'être littéralement jetée dans la gueule du loup...
Le contexte de lecture

 Je découvre l'Urban Fantasy avec ce titre et je valide également plusieurs challenges : le PIF 2018, le challenge de la littérature de l'Imaginaire 2018 sur Livraddict, le challenge 50 objets.
 https://malecturotheque.files.wordpress.com/2017/11/cli6c-poumonvert_ianrmacleod.png?w=300&h=300
L'autrice

J'ai déjà lu de Cassandra O'Donnell les trois premiers tomes de sa saga Malenfer pour les 9-12 ans (une saga très distrayante au milieu de la magie et des dragons avec un frère et une sœur très unis), j'ai dans ma PAL, le tome 1 de Le Monde secret de Sombreterre pour les 9-12 ans et également le tome 1 de la saga pour adolescents La Légende des Quatre.

 
 L'intrigue


Cassandra O'Donnell maîtrise tous les codes d'une aventure trépidante, sans temps mort et distille dans son récit pointes d'humour dans les dialogues et des soupçons de soufre entre les personnages. Une lecture addictive que l'on ne lâche pas comme une bonne série TV avec des personnages auxquels on s'attache sans problème et dont on veut suivre le destin coûte que coûte. Du rythme, des chapitres courts qui appellent la lecture du suivant, un véritable page turner
L'intrigue n'a rien d'extraordinaire : une sorcière puissante, en cavale et à ses trousses la moitié du monde magique : son clan, son ex. Et comme si cela ne suffisait pas, elle accepte un job d'exécutrice pour une alliance de créatures surnaturelles de quoi augmenter puissance 10 ses "soucis".
 Les personnages

Cassandra O'Donnell nous dévoile d'entrée de jeu une galerie de portraits bien chiadés mais un tantinet conventionnelle à commencer par Rebecca. 
Rebecca est l'héroïne badass par excellence : vive, guerrière, indépendante, avec un self-contrôle à toute épreuve (quoique...), bien sûr avec des cicatrices (visibles et invisibles), des fêlures.
Beth, une amie loup-garou, dans un monde très masculin quand même. C'est un personnage que je souhaite voir prendre de l'envergure par la suite. Une grande amitié unie les deux héroïnes. 
Leonora, la fille de Rebecca, est peu développée dans cet opus, à voir...
Passons aux garçons, ils sont nombreux...
 Honneur aux vampires...
 avec Raphael, le pendant masculin de Rebecca. Je ne développe pas sur son physique et son intelligence (s'approche d'un idéal pour beaucoup). 
Il y a aussi Hector, le majordome (personnage secondaire) prévenant mais qui m'intrigue tout particulièrement.  
Mark, le semi-démon qui met notre chère Rebecca dans tous ses états, physiquement.
Enfin, je termine (même si la liste est longue) avec Bruce, le loup-garou des steppes qui apporte protection et douceur dans ce monde de brutes.  
 Ce que je retiens de ce début de saga...

C'est clairement une lecture plaisir sans prise de tête, un pur divertissement, qui fait son job à 100 %. Je pense lire la suite à l'occasion, comme j'aime a regardé une série TV pour me détendre. J'ai eu l'impression , tout au long de ma lecture de revoir des épisodes de Buffy contre les vampires ou de retrouver les sœurs Halliwell de Charmed.
La potion d'envoûtement est passée crème.
 

dimanche 5 novembre 2017

Le Petit Chaperon-Loup d'Audrey CALVIAC


🐺🐺🐺🐺

Le Petit Chaperon-Loup

Audrey CALVIAC

Boz'dodor

Mars 2017


L'Histoire


Bienvenue aux pays des contes !
Oubliez les nobles princes, les belles princesses et les dragons défaits.
Les fins heureuses ne font pas forcément partie des pays des contes. Leurs habitants l’ont bien compris et rêvent à une vie paisible et ennuyeuse que cherchent à fuir les petits humains.

Cette nouvelle histoire ne se déroule pas chez le terrible Patapaf, mais chez nous, au royaume des hommes. Une jeune fille du nom de Kahina s’y réfugie après s’être échappée des pays des contes. Elle va faire la connaissance d’Azad, un petit humain. Ils vont apprendre à se découvrir tout en dissimulant à l’autre leur plus terrible secret.


Mon avis 

 Pourquoi cette lecture ? 
Lecture de ce petit conte pour la sélection du Prix des Littératures  de l'Imaginaire des Booktubers 2018.
C'est une revisite du conte le petit chaperon rouge qui me donnait envie et qui me permet de découvrir une petite maison d'éditions Boz'dodor
 
L'autrice

 Audrey Calviac écrit surtout des contes pour enfants mais pas seulement. Voici deux livres à découvrir et qui me font envie. J'ai déjà acquis les suites du Petit Chaperon-Loup dont je parlerai en fin de chronique.

 
  De nouveaux contes vont très vite paraître ainsi qu'un conte pour adolescents. A suivre donc ! 

La couverture et les illustrations


La couverture et les illustrations sont d'Anaïs Calviac
J'ai été attiré par cette première de couverture intrigante avec cet immense loup dans l'ombre de la forêt et ce chaperon rouge aux cheveux noirs et aux yeux brillants. 
La 4ème de couverture présente une fille-louve espiègle, cartoonesque et le texte de présentation a fini de me convaincre avec cette revisite d'un conte que j'adore. On nous annonce des secrets, une amitié naissante, tous les ingrédients pour un conte réussi. Il n'y a plus qu'à plonger !
 
Organisation du récit

Le conte se divise en 5 chapitres qui marquent bien l'avancée dans le récit sans titre sibyllin bien au contraire l'auteur guide son lecteur de prédilection : l'enfant
La typographie est là aussi pour faciliter la lecture des dyslexique certes mais également d'un lecteur débutant en espaçant bien les mots. 

 L'univers et l'intrigue 

 J'aime l'idée de me trouver entre deux mondes différents et qu'un passage les relie. La forêt, monde du merveilleux est le lieu rêvé pour ce lien.  
Le contexte du conte du chaperon rouge est vite évoqué et nous fuyons vite vers la surface, la réalité pour rencontrer un monde d'humains plutôt gris et peu accueillant
L'ambiance est morose et pourtant les personnages vont se faire confiance contre l'adversité.

Les personnages

Revenons vers les personnages : il y a d'abord, Kahina, cette fille-louve rejetée par son monde par superstition, par peur.  C'est un personnage qui apparaît très vite comme autonome et fort. 
Azad est un garçon de ferme, vivant dans une famille peu aimante, qui protège sa petite soeur Yuna d'un père que l'on sent brutal, violent dès le début de l'histoire.   
C'est ce souci de protection qui prévaut chez Azad. D'instinct, il protège Kahina qui s'est réfugiée chez lui.
On sait déjà que ces deux-là vont se comprendre et trouver une résonance dans leur vie qui les rapproche.

 "Un lien fort s'était créé entre eux deux : Elle le sentait, même si ce lien était composé de fils de tristesse, de blessures et de ténèbres."

L'écriture

Une écriture fluide et simple. L'auteur s'adresse à un public d'enfant et ne l'oublie pas. La simplicité n'exclut pas la qualité et le style bien au contraire. Deux citations pour en juger que j'ai relevées.

"La végétation était moins dense et elle distinguait de temps à autre des bouts de ciel. Gris une fois de plus où s'échappaient, sans discontinuité, des larmes. Il était triste lui aussi. Pour qui pleurait-il ? Le soleil lui manquait peut-être. Il désirait sans doute que ses rayons lui redonnent sa couleur bleue si chère à son coeur."

"Demain, il irait la voir quoiqu'il arrive. Sur cette promesse, Morphée le saisit entre ses griffes et l'emporta dans son royaume qui ne fut peuplé que de démons aux grandes fourches et de femmes hurlantes."

Ressenti

Un beau message d'amitié et un aperçu d'un monde magique terrifiant et foisonnant (que l'on ne tardera pas à découvrir dans les autres contes).
Une lecture adaptée pour les petits lecteurs et plaisante pour les grands.  J'attends de retrouver Azad et Kahina pour de nouvelles aventures ainsi que le chat maléfique Patapaf. 


Mise en réseau

A rapprocher de deux autres histoires de fille-louve pour les plus grands des enfants, dès le collège :
Red sister de Jackson Pearce et le personnage de Ruby dans Once upon a time



J'ai lu récemment sur le thème du loup-garou : Louis le Galoup de Jean-Luc Marcastel que je recommande dès 11 ans. 


samedi 9 septembre 2017

Louis le Galoup 1 : le village au bout du monde de Jean-Luc MARCASTEL

❤❤❤❤

 Louis le Galoup 1 : le village au bout du monde

 Jean-Luc MARCASTEL

Nouvel Angle / Matagot

 décembre 2009


L'Histoire

Véritable conte qui se situe près de la Brèche, endroit maléfique, où des Malebestes surgissent et dévorent bétails et personnes sans distinction. C'est dans cette atmosphère de peur et de chaos que l'on découvre Louis, son amitié pour son frère Séverin et sa décision de fuir ce village au bout du monde. 
  

Mon avis 

Jean-Luc Marcastel nous plonge dans un monde médiéval et fantastique envoûtant et terrifiant. Son écriture est fluide comme celle d'un troubadour qui capte l'attention, enjolive ses phrases et happe son auditoire. 
Tel le Père Georges avec ses leçons, lui avec ses histoires, "il les tissait tellement bien, leur soufflait tant de vie, qu'on ne pouvait que s'y laisser prendre".  
Les scènes où la malebeste apparaît sont vibrantes d'émotions de sensations, tous nos sens sont à cran.

 "Les mâchoires de la bête, de cette ombre effroyable, toute tressée de cauchemars, qui approchait, claquaient encore et encore, rythmant l’œuvre de la Faucheuse, moissonnant vie à chaque coup..."
L'auteur utilise un vocabulaire désuet avec des régionalismes qui teinte le récit d'une gouaille médiévale un brin railleur surtout dans les portraits comme celui de Castanier, c'était un "couseur de mensonges","sa langue plantée de menteries".  Il dose le suspense avec efficacité, les actions sont vives et bien menées. C'est l'écriture qui fait l'originalité de l'histoire somme toute de facture classique avec une quête initiatique. 

"C'était un homme... Et un loup à la fois. 
Du premier, il avait la posture debout et deux bras puissants ; du second, le pelage hirsute et sombre, les pattes fines à la place des pieds et une queue épaisse et fournie." 

Très proche de La geste d'Alban 1 que j'avais trouvé plus ardu mais dans la même veine, dans le même univers. 

"La chose, quelle qu'elle fût, avait festoyé à sa guise. On avait passé le reste de la nuit à écouter avec angoisse le souper du monstre, jusqu'à sa lourde cavalcade finale, quand il avait regagné les bois qui l'avaient vomi sur le village." 

Les illustrations de Jean-Mathias Xavier, des crayonnés rendent compte des personnages et créatures du village au bout du monde. 


Le Garçon de feu

  Le Garçon de feu Sarthak Sinha Editions Du Ricochet EAN : 9782352635512      Un petit album plein de tendresse avec ce feu follet. Tim se...