La petite histoire
Ou
comment plonger dans ce roman-labyrinthe à la suite de Noemy vers des
impasses, des rêves, des détours en poésie et en introspection. Entre
rêve et réalité, où le temps est aboli, où l'on croise un Minotaure, un
pyjama bleu, un monde à la Alice aux Pays des Merveilles, l'odeur de la
pluie, une vieille croûte de fromage, des personnages de contes...
"Dehors
la nuit n'est pas loin de tomber, mais pas encore posée sur la ville.
Alors la pénombre s'installe l'air de rien sous la lampe pas encore
allumée. "
Mon ressenti
L'autrice amène le lecteur dans un monde
flou, brisé et nous perd dans la brume de souvenirs ? Rêves? C'est
déstabilisant, grisant... les mots s'appellent, se heurtent, tissent un
fil d'Ariane auquel on s'accroche comme Noemy suit des lignes de
couleurs dans sa solitude, sa recherche d'elle-même. C'est poétique,
poignant. Aux frontières du réel, en dormance, dans un état second, l'on
progresse dans cette tragédie en V actes qui emprunte aux classiques, à
la mythologie, aux contes et m'a transporté au-delà des mots vers les
sensations et les émotions brutes.
"- Bisous, maman... mes yeux sont secs comme ton oreille."
Très belle plume à découvrir...
samedi 1 octobre 2022
Noemy dans la brume d'Alexandra Fresse
samedi 20 février 2021
Crocs & Alambics
Crocs et alambics, recueil de nouvelles
janvier 2021
230 p.
ISBN : 9782491874131
Un recueil de 10 nouvelles qui tourne autour de la notion de monstruosité avec des savants fous aux expérimentations horribles, en passant par des vies extraterrestres asservies par les humains, des androïdes à l'humanité avérée, des hommes dépourvus d'empathie avec des nouvelles de science-fiction, de steampunk, de fantasy pirate voire de conte. La monstruosité sous toutes ses formes.
Merci aux éditions Crin de chimère pour cet envoi.
Mes préférées sont la plus belle des réussites de @alexandre.fritz.karol une nouvelle fantasy mêlant habilement steampunk et piraterie au milieu de monstres et créatures ; Partie de chasse de @fabrice.pittet.auteur
dans la veine d'un space opera déjanté avec un duo hilarant et une
créature hybride entre Jabba le Hutt et le Sarlacc ; j'ai aussi apprécié
le conte fantastique de Kaegor de Rion Xoth : la Mort personnifiée et
la recherche d'immortalité d'un alchimiste rendu fou par ses
expérimentations.
Un bon recueil pour frissonner et s'interroger sur
ce qui fait de nous un monstre ou un être pensant doué d'empathie pour
l'autre.
vendredi 19 février 2021
Mes cinq sélectionnés du #PLIB2021
⭐⭐⭐⭐⭐
Mes 5 sélectionnés du #plib2021
un fantastique : La Princesse au visage de nuit de David Bry, et quatre fantasy : Rose éternelle d'Ophélie Duchemin, Les Aînés tome 1 de Serenya Howell , la Ville sans vent tome 1 de Eléonore Devillepoix, Steam Sailors tome 1 Ellie S.Green J'ai lu 13 sélectionnés dont 4 sont en cours de lecture.
J'ai fait trois autres très belles découvertes que j'ai laissé de côté (mes 8 sélectionnés !!!!) à savoir Rocaille de Pauline Sidre (un univers incroyable, des personnages atypiques et une intrigue originale mais quelques longueurs) Bpocalypse d'Ariel Holzl un Young Adult que l'on dévore, un vrai plaisir de lecture post-apocalyptique avec son bestiaire riche et encombrant, des personnages prônant la diversité et l'audace, un univers bien construit (mis de côté pour découvrir de nouvelles plumes) et Vaisseau d'arcane d'Adrien Tomas ( une intrigue pleine de complots et des personnages attachants, je lirai la suite...).
Une très belle réécriture de contes avec Les Dragons de l'impératrice d'Alice Solas, Un jeunesse mordant et moderne avec Alana et l'enfant vampire de Cordélia .
J'ai été ravie de relire la plume de Céline Chevet qui a été un poil trop contemplative dans ces deux récits pour mon goût personnel : à savoir Les Chaînes du silence (vampire, récits à deux voix, nature et notion de mortalité et d'immortalité) et Sous les sabots des dieux (dépaysant dans l'espace et le temps avec une héroïne singulière) mais avec des messages distillés tout en subtilité : une vraie conteuse qui sait diversifier ses univers.
Une bonne lecture également avec les Noces mécaniques de Marie Kneib qui allie un trio de choc, du steampunk, de l'alchimie et de l'action.
Deux romans très divertissants et foisonnants avec Les tribulations d'Esther Parmentier de Maëlle Desard et Ordo d'Anthony Combrexelles.
Que la mort soit douce de Laetitia Danae a été une lecture très fluide qui m'a laissé sur ma faim (frustration ! j'attends le tome 2 !).
En cours Rouge de Pascaline Nolot ....
Je n'ai pas eu de déceptions dans la lecture de ces sélectionnés et je reste intriguée par Carne et Ariadné... J'ai également envie de découvrir des pré-sélectionnés la période qui arrive ne sera pas exempte de découvertes. En attendant la découverte des 5, bonnes lectures !
#isbn9782354887759 #isbn9791094786673 #isbn9791094786680 #isbn9782017108443
#isbn9782918541721 @leplib2021
@ophelie_duchemin @serenyahowell @eleonore_devillepoix @david__bry @ellie.s.green @edplumeblanche @hachetteromans @gulfstreameditions @editionshsn
dimanche 16 août 2020
#PLIB2020 Mers mortes
☠🌊🕱👻🐬
Mers mortes
Aurélie Wellenstein
Scrineo
mars 2019
364 p.
#ISBN:9782367406602
#ISBN9782367406602
La petite histoire
C'est un roman de l'imaginaire où la survie de l'humanité est en jeu suite aux dérives climatiques, de pollutions et de massacres d'animaux.
On se retrouve avec des pirates bravant les mers mortes où sévissent des fantômes d'animaux marins dévorant les âmes humaines en guise de châtiment. Oural un exorciste pourra peut-être infléchir cette malédiction.
Le contexte de lecture
Ce roman fait partie des cinq finalistes du Plib 2020 et de ma sélection finale. J'avais découvert la plume d'Aurélie Wellenstein avec le fiévreux et percutant Dieu oiseau. C'est avec curiosité et envie que je me suis lancée dans cette lecture.
![]() |
| le PLIB |
L'univers et l'intrigue imaginée par Aurélie Wellenstein
Nous sommes dans un monde futuriste apocalyptique où quelques humains survivent malgré l'assaut de marées fantômes qui déciment les âmes. Même si l'on se trouve dans une histoire complètement ancrée dans l'imaginaire avec son vaisseau fantôme piloté par un pirate hors norme, le contenu est criant d'actualité et nous alerte sur nos responsabilités d'ici et maintenant, urgentes. Par le biais d'un monde ravagé et habité de surnaturel, Aurélie questionne le monde d'aujourd'hui et ses dérives désastreuses. Elle allie son talent de conteuse à son souci de prise de conscience. Elle lance une alerte comme on lance une bouteille à la mer... L'humanité est-elle consciente de l'urgence ?
Les personnages
Je
ne ferai pas le tour de tous les personnages qui sont choisis avec soin
et présentent des personnalités complexes et crédibles. Je m'attache à
présenter trois d'entre eux.
Oural, exorciste
Il
est le héros, un peu naïf, enfermé dans son bastion, à l'imagination
bridée par l'étroitesse de son refuge et qui rêve d'espace et
d'exploration. Il va être entraîné dans une épopée digne d'Ulysse sur
une mer de monstres qui le conduit de Charybde en Scylla à chaque
nouvelle étape. Il rappelle un autre héros grec : Enée descendant aux
Enfers, sauf que les Enfers sont notre Terre dans quelques décennies.
Bengale, pirate énigmatique et meneur de troupe
C'est
mon personnage préféré car il va se révéler au fil de l'histoire et
provoquer des émotions contradictoires. Son identité crée un trouble et
une fascination autour de lui, de son équipage mais aussi pour le
lecteur qui guette chacun de ses gestes, chacune de ses décisions.
Trellia, delphine empathique
Le rapport qu'entretient le dauphin avec Oural est une relation presque fusionnelle. Ils s'aiment, se comprennent par delà les mots. Cette relation unique pose question tout au long du récit et est porteuse d'espoir. Parmi les fantômes d'animaux, elle fait exception dans son attitude vis-à-vis des hommes et de ses congénères qu'elle préfère occire pour préserver, protéger Oural.
La plume d'Aurélie Wellenstein
Comme
dans son précédent roman, Aurélie tire les ficelles de la tension avec
maestria même si ici le rythme est différent. La tension monte
progressivement et l'addiction s'intensifie au fil des pages. Elle
adopte le rythme des marées avec une amplification de celles-ci à chaque
flux. Les rebondissements s'enchaînent, les questions se bousculent
jusqu'au final "wellensteinien", c'est-à-dire inattendu, cinglant,
absolu.
Ce que je retiens de cette lecture
C'est haletant et avec un message non poussif de responsabilité humaine vis-à-vis de la planète.Une belle découverte qui rend compte de l'imagination florissante de l'autrice mais également de son engagement écologique. Distraction et réflexion se mêlent avec brio.
dimanche 9 août 2020
#plib2020 Mers mortes
☠🌊🕱👻🐬
Mers mortes
Aurélie Wellenstein
Scrineo
mars 2019
364 p.
#ISBN:9782367406602
#ISBN9782367406602
La petite histoire
C'est un roman de l'imaginaire où la survie de l'humanité est en jeu suite aux dérives climatiques, de pollutions et de massacres d'animaux.
On se retrouve avec des pirates bravant les mers mortes où sévissent des fantômes d'animaux marins dévorant les âmes humaines en guise de châtiment. Oural un exorciste pourra peut-être infléchir cette malédiction.
Le contexte de lecture
Ce roman fait partie des cinq finalistes du Plib 2020 et de ma sélection finale. J'avais découvert la plume d'Aurélie Wellenstein avec le fiévreux et percutant Dieu oiseau. C'est avec curiosité et envie que je me suis lancée dans cette lecture.
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| le PLIB |
L'univers et l'intrigue imaginée par Aurélie Wellenstein
Nous sommes dans un monde futuriste apocalyptique où quelques humains survivent malgré l'assaut de marées fantômes qui déciment les âmes. Même si l'on se trouve dans une histoire complètement ancrée dans l'imaginaire avec son vaisseau fantôme piloté par un pirate hors norme, le contenu est criant d'actualité et nous alerte sur nos responsabilités d'ici et maintenant, urgentes. Par le biais d'un monde ravagé et habité de surnaturel, Aurélie questionne le monde d'aujourd'hui et ses dérives désastreuses. Elle allie son talent de conteuse à son souci de prise de conscience. Elle lance une alerte comme on lance une bouteille à la mer... L'humanité est-elle consciente de l'urgence ?
Les personnages
Je ne ferai pas le tour de tous les personnages qui sont choisis avec soin et présentent des personnalités complexes et crédibles. Je m'attache à présenter trois d'entre eux.
Oural, exorciste
Il est le héros, un peu naïf, enfermé dans son bastion, à l'imagination bridée par l'étroitesse de son refuge et qui rêve d'espace et d'exploration. Il va être entraîné dans une épopée digne d'Ulysse sur une mer de monstres qui le conduit de Charybde en Scylla à chaque nouvelle étape. Il rappelle un autre héros grec : Enée descendant aux Enfers, sauf que les Enfers sont notre Terre dans quelques décennies.
Bengale, pirate énigmatique et meneur de troupe
C'est mon personnage préféré car il va se révéler au fil de l'histoire et provoquer des émotions contradictoires. Son identité crée un trouble et une fascination autour de lui, de son équipage mais aussi pour le lecteur qui guette chacun de ses gestes, chacune de ses décisions.
Trellia, delphine empathique
Le rapport qu'entretient le dauphin avec Oural est une relation presque fusionnelle. Ils s'aiment, se comprennent par delà les mots. Cette relation unique pose question tout au long du récit et est porteuse d'espoir. Parmi les fantômes d'animaux, elle fait exception dans son attitude vis-à-vis des hommes et de ses congénères qu'elle préfère occire pour préserver, protéger Oural.
La plume d'Aurélie Wellenstein
Comme dans son précédent roman, Aurélie tire les ficelles de la tension avec maestria même si ici le rythme est différent. La tension monte progressivement et l'addiction s'intensifie au fil des pages. Elle adopte le rythme des marées avec une amplification de celles-ci à chaque flux. Les rebondissements s'enchaînent, les questions se bousculent jusqu'au final "wellensteinien", c'est-à-dire inattendu, cinglant, absolu.
Ce que je retiens de cette lecture
C'est haletant et avec un message non poussif de responsabilité humaine vis-à-vis de la planète.Une belle découverte qui rend compte de l'imagination florissante de l'autrice mais également de son engagement écologique. Distraction et réflexion se mêlent avec brio.
mardi 21 juillet 2020
Seirens, tome 1 : Rivage
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| Editions Plume Blanche |
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Seirens, tome 1 : Rivage
Melissa Scanu
Editions Plume Blanche
Plume d'Azur
327 p.
février 2019
La petite histoire
Nous suivons Fey, une jeune fille vivant au bord de la mer avec ses parents. Elle ressent de drôles de sensations et ces troubles perturbent de plus en plus son quotidien. Elle va chercher à comprendre ses malaises jusqu'à ce jour tragique qui va précipiter son destin et l'amener à la rencontre des Seirens, peuple auquel elle appartient.
Contexte de lecture
Lu dans le cadre de plusieurs challenges de l'été, à savoir Magical Summer Challenge (Mermaid Squad), Livre à la plage Challenge (Deep Blue/La Sirène), Sweety Gourmet Challenge (Joker : lire une autrice), le Bingo de l'été 2020 (Couverture bleue/Notion d'eau).
L'objet-livre
Magnifique maquette avec les illustrations de Jean-Mathias Xavier.
L'univers
La première partie du roman se déroule en bord de mer sur Terre. Ensuite nous basculons dans un nouveau monde, en parallèle simplement acessible par un portail marin. Incursion réussie chez les Seirens, qui revisite le mythe des sirènes. Melissa propose un univers cohérent, riche et original. L'on découvre deux civilisations de Seirens : les Rénatiens et les Lamyntiens. Les premiers vivent en surface dans un lagon alors que les derniers vivent en profondeur ce qui influe sur leur physionomie.
J'ai adoré les détails qui enrichissent le récit et permettent une immersion totale dans les eaux troubles autour de Rénatia et Lamyntia. Une faune et une flore propre à chaque milieu confèrent une véritable épaisseur au texte.
Les personnages
Fey, l'héroïne, est attachante. On suit ses émotions et ses décisions au fil des événements pas toujours faciles à vivre, on la voit s'affirmer mais surtout conforter sa curiosité insatiable et son goût du risque; sa ténacité. Fey est un personnage sans faux-semblants; très franche qui trouve presque un alter ego en Arthur; lui aussi lancé dans l'aventure en même temps qu'elle.
Nous allons ensuite découvrir d'autres personnages importants et intéressants à suivre comme Garten, Tyfenn.
Les personnages secondaires ne sont pas en reste et étoffent agréablement le staff de ce récit.
Un dernier mot pour parler de l'écriture de Melissa qui est addictive et fluide, qui donne à voir un monde fantastique enchanteur dans des eaux troublées par des secrets, des complots. Bons divertissement et dépaysement pour une lecture estivale fort plaisante.
jeudi 30 avril 2020
#plib2019 Les Prières de sang
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| Crédits : taurnada |
👻👻👻👻
Les Prières de sang
Jean-Marc Dhaignaut
Taurnada
juillet 2018
218 p.
#plib2019
#ISBN:9782372580441
Chronique à quatre mains avec Corinne Bertrand sur Les Prières de sang de Jean-Marc Dhainaut publié par Taurnada à la suite du défi lectures duo lancé par Jean-Yves Loisy, une lecture commune à deux (pour ceux qui n'auraient pas suivi).
Deuxième volume des aventures d'Alan Lambin et Mina Arletti, "détectives de l'étrange". Ce livre est cependant indépendant et peut se lire sans problème, même si l'on n'a pas lu le premier tome La Maison bleu horizon. Les personnages sont en effet brièvement, mais efficacement présentés, si bien que l'on a l'impression de les connaître.
Nous suivons donc Alan Lambin et Mina Arletti dans une nouvelle enquête paranormale. Céline, une jeune femme enceinte contacte Alan et Mina afin qu'ils l'aident. Elle est désespérée : des voix, des bruits se matérialisent dans sa maison, même les objets volent depuis qu'elle a acheté une armoire datant du Moyen Age.
Après quelques hésitations, Alan et Mina décident de rejoindre la Normandie et de découvrir ce que cachent ces phénomènes inexpliqués.
Et si on parlait des personnages pour commencer ?
Corinne Bertrand :
Alain Lambin et son assistante Mina enquêtent sur tout ce qui est phénomène paranormal et travaillent ensemble depuis trois ans. Mina est médium et ressent très fortement les choses. Alain a lui aussi un don, qui s’éveille petit à petit mais qu’il refuse. C’est en outre quelqu’un de généreux et qui a les pieds sur terre. Lorsqu’il commence une enquête, il cherche avant tout une explication rationnelle et ce côté que j’aime beaucoup chez lui. Il ne va pas foncer tête baissée dans des histoires de revenants et c’est ce qui amène une certaine crédibilité à l’histoire. Ces deux-là, sans se l’avouer, ressentent une attirance mutuelle. Leur côté « adolescent » dans cette relation apportent une note de fraîcheur et fait même sourire.
Moi : Les personnages ne sont pas communs : ils ont tous deux la quarantaine passée, ils sont timides, un peu empotés surtout Alan ; ce sont de vrais adulescents, mais pas seulement. Ils ont par ailleurs des dons médiumniques. Leur relation va évoluer à tout petits pas mais une chose après l'autre ils se rapprochent. Un binôme d'enquêteurs qui fonctionne bien.
Corinne Bertrand :
Et qu'as-tu pensé de l’ambiance, de l'intrigue ?
Moi : L'auteur installe très vite l'époque (années 80 bien réussies en passant), puis il nous entraîne dans le monde des "chasseurs de fantômes" tranquillement et au fur et à mesure que l'on progresse dans le récit, la tension monte, monte. Les éléments inexpliqués s'accumulent .
Corinne Bertrand : J'ai beaucoup apprécié qu'on rentre tout de suite dans l'histoire. C'est très accrocheur dès le début , l'ambiance s'installe tranquillement , la tension monte au fil des pages.
Moi : Pour l'intrigue, elle fonctionne comme dans un roman policier pas de grosse surprise mais une construction où Alan procède comme un détective il avance des hypothèses et essaie de justifier les faits par des arguments concrets, factuels avant de se tourner vers le paranormal. Le fantastique est omniprésent et à un moment l'on bascule vraiment de l'autre côté du réel.
Pour ce qui est de l'écriture et du ressenti global, quel est ton avis ?
Corinne Bertrand : Pour l'écriture, elle est fluide et agréable à lire... Le style est accrocheur. Chaque fin de chapitre te donne envie de tourner la page pour en savoir plus. En ressenti global : un bon moment de lecture. Comme le livre n'est pas très long, je pense qu'il vaut mieux le lire d'une traite pour rester dans l'ambiance.
Et toi , ton avis ?
Moi : Un roman qui se lit très vite, pas de temps mort. J'ai passé un bon moment et j'ai pris plaisir à suivre Alan dans cette enquête où le diable n'est pas loin. C'était divertissant.
Une expérience de co-chronique enrichissante. J'ai pris plaisir à l'échange. Merci Corinne.
mercredi 18 mars 2020
Je suis fille de rage #plib2020
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| Crédits : ActuSF |
💀💀💀💀💀
Je suis fille de rage
Jean-Laurent Del Socorro
ActuSF
octobre 2019
519 p.
#ISBN:9782366294774
Le texte d'éditeur
1861 : la guerre de Sécession vient de commencer. Du général Grant à la simple soldate, de la forceuse de blocus à l'esclave affranchie… Autant de personnages pour décrire tous les visages de cette Amérique ensanglantée pendant quatre années de conflit.
La mort se réincarne pour arpenter ce Nord et ce Sud qui se déchirent. Elle va faire face à celui qui la convoque, le président Abraham Lincoln, pour lui faire comprendre que cette guerre doit désormais épouser une cause plus grande : celle de l’abolition de l’esclavage.
Le contexte de lecture
Je suis fille de rage est un des 5 finalistes de cette saison fort riche et de qualité du PLIB 2020. Il fait partie de ma sélection des 5. C'est donc avec un réel plaisir que je me suis plongée dans cet ouvrage. Je ne suis foncièrement pas une adepte des romans historiques mais les oui-dire sur les talents de conteur de Jean-Laurent Del Socorro m'ont convaincu.
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| le plib |
L'univers de ce roman
Histoire et....
Jean-Laurent Del Soccoro nous fait vivre 5 années terribles pour les Etats-Unis à savoir le temps qu'à durer la Guerre de Sécession. Il choisit de mêler éléments fictifs et documents d'époques (titres de journaux, lettres personnelles et communiqués politiques, militaires ou administratifs). Le travail documentaire a dû être énorme pour ensuite créer un véritable puzzle narratif avec dates, lieux, personnages historiques, et j'en passe. Tout ce travail détaillé et précis s'efface derrière la fluidité, l'Histoire est dépassée par l'histoire, pour plus de vivacité.
... fantastique
Le fictif a une part conséquente et donne toute la structure et la fluidité à ce récit. L'auteur n'a pas peur d'introduire des héros de fiction dans sa fiction avec les personnages d'Autant en emporte le vent. En créant cette mise en abyme, il contrecarre le sérieux de l'événement relaté. Il apporte une dérision salvatrice et sape le réalisme de ce qu'il raconte.
Mais, surtout, c'est l'introduction de la Mort elle-même dans le récit qui fait basculer celui-ci dans une nouvelle dimension. Ce personnage emblématique apporte un supplément d'âme, une réflexion philosophique, un éclairage plus sensible sur les tenants et aboutissants d'une guerre "absurde" (comme souvent pour ne pas dire toujours, c'est presque "pléonastique"). Le fantastique interroge le lecteur, insuffle le doute dans sa réflexion.
La structure du récit
fragmentée mais chronologique, plurielle mais "universelle"
Il propose une multitude de points de vue qui alternent et qui se complètent, proposant une vision dans les deux camps, voire également de personnes neutres au conflit, journalistiques ou intimes.
Points de vue factuels, réels (mais pas toujours vrais pour ménager les bienséances, les sensibilités), points de vue romanesques plus poignants car au coeur de l'action (justes et vrais dans les émotions et ressentis alors que fictifs).
Cette diversité fait nombre et donne un message cohérent et unanime. Il laisse la parole à chacun dans cette guerre qui a voulu museler chacun.
Car au fond, quel est la raison première de ce conflit ? N'est-ce pas celui de la liberté... liberté pour soi ou liberté de disposer de l'autre pour son propre intérêt.
Le rôle de la Mort est essentiel et intrinsèque à ce roman, à cette guerre. L'auteur a personnifié la mort en général tout de blanc vêtu (neutralité ?). Elle discourt avec le président Lincoln avec les acteurs et victimes de cette guerre. Sa sagesse et son calme sont mis en avant. L'auteur l'humanise et elle est plus humaine que l'homme assis à son bureau. Elle apporte la réflexion là où il n'y a que calcul.
L'écriture
Jean-Laurent Del Socorro m'a cueilli avec ce roman. J'ai apprécié de découvrir la Guerre de Sécession à travers sa plume d'abord pour m'instruire d'un événement que je méconnaissais mais surtout pour le simple plaisir de lire, d'écouter une histoire au combien bien menée et vibrante.
En bref
Un roman fantastico-historique pour parler d'humanité.
Mon avis est très décousu, mais j'ai apprécié cette œuvre originale et profonde.
Jean-Laurent Del Socorro est un conteur hors pair. Les points de vue sont multiples mais le fil conducteur entre les événements n'est jamais rompu. Une très belle découverte. Le travail éditorial est à saluer également.
dimanche 9 février 2020
Rouge sang et Noir corbeau, tome 1 : l'apprentie faucheuse #PLIB2020
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| Crédits : éditions Le Héron d'Argent |
Justine Robin
Editions Le Héron d'Argent
mars 2019
273 p.
#ISBN:9791094173374
Le texte d'éditeur
« Aujourd’hui, je suis morte. »
Amélia Pratt était une simple domestique, pauvre et sans avenir. Mais par une froide nuit d’hiver de l’année 1850, un homme la précipite dans la mort.
Elle renaît alors sous les traits de Red Death, l’une des sept petites faucheuses. Désormais, son rôle est de pourchasser les esprits errants et les fantômes. Et à ce petit jeu-là, elle est la meilleure !
Pourtant, elle n’a pas choisi l’Ankou le plus docile pour la seconder dans sa tâche. En effet, le beau Rain n’est autre que son propre meurtrier, désormais contraint de lui obéir pour l’éternité…
Entre complots, dangers et trahisons, parviendra t-elle à accomplir son rêve : devenir la prochaine Grande Faucheuse du Sanctuaire de la Mort ?
Le contexte de lecture
Découverte de ce roman grâce à ma participation en tant que juré au #PLIB2020. Merci à la maison d'édition pour l'envoi du ebook. Je me suis quand même procurée le tome 1 en papier pour un confort de lecture et je ne regrette absolument pas cette acquisition. Le tome 2 rejoindra rapidement mon butin livresque.
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| Crédits : le plib |
Ce tome 1 fait partie des 20 sélectionnés du PLIB 2020 et il ne démérite en aucun cas de ce trouver ici. J'ai été ravie de voir une petite maison d'édition gravir cette marche, c'est toujours un plaisir et une curiosité de lire une nouvelle plume et appréhender une nouvelle démarche éditoriale.
La petite histoire
Amelia travaille pour une riche famille dans les plantations du Colorado quand sa mort survient. Elle va alors devenir Faucheuse et entraîner avec elle le ténébreux Rain. S'ensuivent des centaines d'années de conflits entre eux et d'âmes récoltées non sans peine, mais... les événements vont bousculer les certitudes autour du Sanctuaire de la Mort.
Ce que je retiens de cette lecture...
Le travail éditorial autour de ce livre est impressionnant autant pour la qualité et le soin apportés à la couverture et aux illustrations centrales que pour tous les détails autour des chapitres et des paragraphes avec les miniatures en noir et blanc et les fioritures précieuses en accord avec le récit. Quelques coquilles dans le texte cependant (oubli de déterminant et autres anicroches surtout sur le dernier tiers). Mais l'harmonie de l'ensemble est vraiment à souligner.
Parlons maintenant de l'intrigue et des personnages sans trop en dire.
Justine Robin nous présente d'abord deux personnages antagonistes, foncièrement différents dans leurs caractères : Amelia Pratt une jeune fille gauche et naïve assez mièvre de prime abord et Gabriel Hauwnkins, un jeune homme diablement beau mais prétentieux, voleur et sournois,... et même meurtrier, ne le cachons pas. Deux personnages détestables : l'un par son insignifiance l'autre par son mépris.
J'avoue que je ne savais pas trop quoi penser de ce début... jusqu'à ce que la Mort intervienne d'abord bien réellement puis sous diverses personnalités.
Et là encore, l'autrice décide de donner à Amelia et Gabriel de nouvelles identités très figées et une relation de dominant-dominé qui les enferment dans un cercle vicieux de conflits de plusieurs décennies (la vengeance a la dent dure!). Cette relation crée une distance avec les personnages pendant une grande partie du récit. J'ai réellement eu de l'empathie pour eux que dans le dernier tiers du livre. Heureusement, que les carapaces de ces personnages présentent quelques fissures. Un peu d'humanité est bien venue.
L'autrice a décidé de faire alterner le point de vue de Gabriel/Black Rainbow et celui d'Amelia/Red Death. J'aime bien cette approche mais j'aurai apprécié d'entrer un peu plus dans leurs "âmes" respectives ce que ce procédé aurait permis, mais on reste en surface, face à un mur qui nous cache les émotions, les ressentis réels et complexes des anti-héros qui nous font face. Je suis une lectrice qui aime vibrer avec ses personnages faire corps avec eux et là... j'avoue que je n'ai pas pu (une petite frustration). J'ai de l'espoir cependant pour la suite (le tome 2 ), il semblerait au vu des derniers événements que les personnages évoluent, s'ouvrent (hâte! hâte de voir ça...)
J'aime sinon beaucoup les personnages secondaires Guerre, Alice, Agathe, les différents Ankous. Heaven, Graal et plus particulièrement le charisme de la Santa Muerte. Là, rien à dire, la galerie de portraits est impressionnante et j'ai envie de les retrouver rapidement pour voir leurs interactions.
Justine Robin excelle dans la création d'un monde de la Mort cohérent et riche qui regroupe plusieurs mythologies et croyances. L'agencement de ce petit monde est bien retranscrit et se visualise aisément. Beaucoup d'interrogations restent en suspens quant aux semeurs de Vie, le pendant des émissaires de la Mort et à leurs réelles motivations. Et la Mort dans tout ça...
Je trouve que les moments de combats et d'"aventures" sont très bien menés. J'ai aimé l'atmosphère du bateau fantôme ou du manoir hanté. L'autrice nous embarque avec elle à chaque fois.
Ce qui pêche à mon sens dans ce récit c'est le rythme et l'enchaînement des événements, cela manque de fluidité par moment. J'ai décroché de ma lecture à certains passages sans trop savoir pourquoi, c'est dommage.
Ce n'est donc pas un coup de coeur mais j'ai passé un bon moment, c'est indéniable.
Malgré quelques maladresses dans le rythme de l'histoire, j'ai plutôt bien aimé l'univers créé autour de la Mort avec les Faucheuses, les Ankous, les Fossoyeuses et autres Cavaliers de l'Apocalypse. La deuxième partie palpitante m'a réconcilié avec les personnages principaux d'abord antipathiques et me donne grandement envie de poursuivre Amelia et Rain vers une quête sulfureusement périlleuse.
samedi 25 janvier 2020
Les Noces de la renarde #PLIB2020
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| Crédits : Scrineo |
Floriane Soulas
Scrinéo
mai 2019
586 p.
#ISBN9782367407043
Le texte d'éditeur
1461, Japon.
Hikari, une mystérieuse jeune femme, vit avec ses sœurs dans une forêt peuplée de petits Dieux de la province d'Izumi. Fascinée depuis toujours par les humains, elle s'intéresse de près aux villageois installés au pied de la montagne, et plus particulièrement à Jun, l'un des bûcherons. Mais le contact avec les hommes est formellement interdit par son clan...
2016, Tokyo.
Depuis toujours, Mina a le pouvoir de voir et de côtoyer les yokaï, esprits et monstres du folklore japonais. Solitaire à cause de ce don qu'elle doit cacher à tous, la jeune fille ne se sent pas à sa place dans la société.
Jusqu'au jour où un esprit tente de s'introduire dans ses rêves et que Natsume, une fille de sa classe, l'entraîne dans une chasse au démon à travers la capitale...
Deux univers qui se croisent, deux destins qui s'entremêlent, entre quête d'identité et désir d'émancipation.
Le contexte de lecture
Lu dans le cadre d'un challenge le Tournoi des élites et l'épreuve des stratèges pour la team guérisseurs du PLIB. J'avais déjà découvert l'année dernière Rouille de Floriane Soulas dont j'avais apprécié la plume et le sens du rythme.
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| Crédits : PLIB |
La petite histoire
Deux histoires s'alternent une dans le Japon médiéval merveilleux avec magie et esprits Yokaï notamment l'envoûtante Hikari , l'autre avec une adolescente Mina dans un Japon contemporain à l'ambiance fantastique souvent oppressante. Deux époques et pourtant un fil conducteur, un lien rouge sang.
Ce que je retiens de cette lecture...
La couverture
La couverture du livre, d'abord, elle est signée Aurélien Police dont le travail est toujours aussi soigné et empreint d'émotion, de poésie, de mélancolie. Une très belle interprétation de cette histoire.
" Un craquement retentit dans le ciel moucheté d'étoiles. Mina leva la tête, juste à temps pour voir la lune se fendre en deux comme une mâchoire toute en dents déchiquetées."
L'univers proposé
Alternance de deux périodes : le Japon contemporain avec Mina et ses visions de fantômes et êtres surnaturels et un Japon médiéval empreint de légendes et de sacré où les petits dieux enchantent et/ou enchaînent de leurs sortilèges les hommes qui les aperçoivent.
J'aime ce chassé-croisé entre passé et présent pour petit à petit reconstruire deux histoires qui s'appellent, se font écho.
Le Japon médiéval magnifie les saisons et la nature, l'instinct et le sacré. J'ai beaucoup aimé l'atmosphère feutrée et magique de ce temps suspendu à la frontière du réel.
Le Japon contemporain, par contraste, est très peuplé, foisonnant, toujours saturé de bruits, de personnes, d'odeurs et de couleurs ; il est en accord avec le ressenti confus de Mina, toujours happée par les appels des fantômes. La nature y est quasi absente.
Les personnages
Hikari est une kitsune, un yokaï renard, c'est-à-dire un esprit métamorphe sorte de petit dieu vivant dans la nature et dans des lieux sacrés vénérés et craints par les hommes. Nous suivons cette chasseresse qui vit en clan. Ce clan est exclusivement composé de femmes aux pouvoirs enchanteurs. Ces esprits vivent dans les forêts reculées loin des hommes. Hikari n'est pas sujette aux affres du temps pourtant elle s'émerveille de petits moments offerts par la beauté de la nature et elle se pique de découvrir les humains qui l'intriguent et la fascinent. Elle fait montre d'une curiosité avide de connaître l'humanité.Une distance doit être gardée entre hommes et dieux que Hikari va franchir au grand dam de son clan et pour le malheur d'un village. Elle est attirée par Jun, un jeune bûcheron, un rien intrépide. Mais Hikari est jalousée par plusieurs femmes du clan notamment Ino, la cheffe et Morio. De ces envies vont naître une rivalité qui va bouleverser le destin d'Hikari.
Indépendante, Hikari n'en ai pas moins sensible.
Par ce dernier trait, elle se rapproche de sa sœur Akane qui est douceur et compréhension, sagesse et intelligence. Akane respecte le besoin de liberté de sa sœur a contrario du reste du clan qui réagit en meute, très possessif.
L'instinct animal prédateur n'est jamais bien loin, gare aux hommes imprudents qui s'approchent de trop près !
Nous découvrons également Mina, une lycéenne, sujette à des visions quasi permanentes de fantômes et entités surnaturelles. C'est une jeune fille qui nous apparaît d'abord comme apeurée, acculée et ployant sous le poids d'un pouvoir qui est pour elle une malédiction. Elle subit des cauchemars récurrents et énigmatiques qui la laisse épuisée. Ce personnage va beaucoup évoluer au fil de ses découvertes et des révélations qui vont être levées sur son père et la nature de ses dons. Elle va pouvoir avancer grâce à sa rencontre avec une apprentie chasseuse d'esprit Natsume. Toutes deux vont se lancer à la poursuite d'un tueur en série qui s'attaque essentiellement à des Yokaïs dans un Tokyo nocturne et inquiétant.
On avance à tâtons dans cette histoire, les tenants et aboutissants sont dévoilés par bribes, lentement et l'on s'attache progressivement à chaque personnage.
Patte de l'autrice
J'aime beaucoup le rythme de ce double récit qui prend son temps et pourtant ne ménage pas nos émotions et sait être tendu par moment voire haletant. Une atmosphère d'insécurité, de menace, de tension plane constamment sur les personnages. Le lecteur n'est jamais serein.
"Le chant des oiseaux dans les arbres redoubla d’intensité et une pluie fine et miroitante se mit à tomber d’un ciel sans nuages.
- Je n’ai pas pris de parapluie, se lamenta Mina en regardant le ciel d’un bleu limpide qui pleurait pourtant des larmes fraîches.
- Ça ne va pas durer. C’est le kitsune no yomeiri, les noces de la renarde, dit Reika avec un sourire.
- Les noces de la renarde ? Qu’est-ce que c’est ? demanda Mina, intriguée.
- Une vieille légende qui dit que lorsqu’il pleut par beau temps, un kitsune se marie quelque part dans la montagne, répondit Natsume en fronçant les sourcils.
- C’est un présage, il faut prêter attention à ce qui nous entoure, renchérit la nourrice."
Je me suis laissée enchanter par ce récit exotique. Le sortilège d'envoûtement m'a transportée d'un mot à une page, d'un chapitre à l'autre, avec délice et effroi. J'ai vibré avec les personnages, sursauté souvent, serré les dents aussi. Comme pour Rouille, ce sont les sensations qui restent prégnantes encore, plusieurs jours après la lecture, des réminiscences d'un ressenti particulier et marquant pour un bon moment.
Une belle découverte : dans un Japon alternant entre époque contemporaine et Japon médiéval avec comme trait d'union la magie des Yokaïs.
Dimension Brocéliande
Chantal Robillard (présentation)
Claudine Glot (présentation)
Rivière Blanche
août 2017
265 p.
ISBN : 9781612276717
Le recueil de nouvelles
| 1 - Estelle FAYE Cent retours (deuil/amour/fée Morgane/Brocéliande) **** | ||||
| 2 - Sara DOKE Le Ventre de l'arbre (Lancelot/Brocéliande) **** | ||||
| 3 - Pierre DUBOIS L'Histoire du monsieur dans la forêt (Brocéliande / amour) *** | ||||
| 4 - Jacques JOUET, Le Fils unique du Merle et de ma mère (Merlin / amour / merle) *** | ||||
| 5 - Justine NIOGRET Le Souvenir de sa langue (Maternité/Brocéliande/fée/violence) **** | ||||
| 6 - Anne FAKHOURI Amours entérines (Lancelot/email/marketing/édition) *** | ||||
| 7 - Claudine GLOT Moi, j'y croirai jamais ! (Brocéliande/fantastique) *** | ||||
| 8 - Emmanuel HONEGGER La Fée et le hérisson (hérisson, fée/poésie) *** | ||||
| 9 - Lionel DAVOUST Le Meilleur d'entre eux (Lancelot/Graal/pouvoir/amour)**** | ||||
| 10 - Hélène M. LARBAIGT Feuille fée (Brocéliande/fée) **** | ||||
| 11 - Bernard VISSE You were only waiting for this moment (Merlin/Brocéliande) *** | ||||
| 12 - Pierre MARCHANT Sur les routes du Graal (Perceval/écuyer/Graal) **** | ||||
| 13 - OZÉGAN La Harpe de Merlin (conte/mythe/Brocéliande/poésie) **** | ||||
| 14 - Françoise URBAN-MENNINGER Biens mal acquis ne profitent jamais ! (conte/héritage/Brocéliande ) *** | ||||
| 15 - Marc NAGELS La Quête de Méliant (vieillesse/ chevalier de la Table Ronde/ Brocéliande/quête)*** | ||||
| 16 - Elisabeth CHAMONTIN Les Topinambours de Viviane (humour, jeu de mots)** | ||||
| 17 - Hélène MARCHETTO Cai Hir (Chevalier de la Table Ronde/Arthur/ fratrie)** | ||||
| 18 - Séverine PINEAUX La Forêt des songes (illustrations, fantasy, Merlin, conte, féérie, métamorphose)**** | ||||
| 19 - Frédéric REES Champlain l'Enchanteur (Québec, forêt, lettre) ** | ||||
| 20 - Nicolas MEZZALIRA Le Mystère de l'Étoile Verte (fragments, Jules Verne, SF, fée, société secrète)** | ||||
| 21 - Patrick FISCHMANN La Fleur du chevalier (chevalier de la Table Ronde, amour courtois, Gauvain, Arthur, épreuve)*** | ||||
| 22 - Hervé THIRY-DUVAL Le Fada de Féerie (fée, Brocéliande, imagination, solitude)*** | ||||
| 23 - Claudine GLOT La Mort est un cheval pâle (mort, Brcéliande)**** | ||||
| 24 - Chantal ROBILLARD Ne jamais baisser la garde ! (Brocéliande, brigade de police, contemporain)*** | ||||
| 25 - Nathalie DAU Dame du val et doux dormeur (Brocéliande, amour interdit, métamorphose, Viviane)**** | ||||
| 26 - Lionel DAVOUST L'Île close (Arthur, Mordred, conflit, père-fils, quête, combat, identité, réécriture)**** | ||||
| 27 - Isabelle MINIÈRE Le Mystère de la forêt (forêt, Brocéliande, identité, couple)** 27 nouvelles autour de la forêt enchantée de Brocéliande où des héros de la Légende arthurienne : Merlin, Viviane, Lancelot, les fées et autres enchantements bretons. C'est inégal mais surtout riches et très variés. Une bonne anthologie qui permet de découvrir ou redécouvrir la plume de certains auteurs : Davoust, Faye, Doke, Niogret, Larbaigt, Marchant, ... |
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