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lundi 8 juillet 2019

Le Dernier Héraut-mage, tome 1: la proie de la magie



 🔮💔🐴⚔

Le Dernier Héraut-Mage, tome 1: la proie de la magie(intégrale)
Mercedes Lackey
Milady
juin 2015
427 p.

Le texte d'éditeur

Le jeune Vanyel est l'Héritier du Domaine de son père. A ce titre, on attend de lui qu'il se comporte comme les guerriers de sa famille. Mais le jeune homme, beau et fragile, n'aspire qu'à la musique dans laquelle il se réfugie. Méprisé par son père et ses frères, il est envoyé auprès de sa tante Savil, Héraut-Mage chargée de reprendre en main son éducation.
Mais ce sont des leçons bien différentes qu'il y recevra: là-bas, Vanyel va plonger dans les intrigues de cour, et rencontrer l'amour. Un amour profond et absolu, qui lui fera découvrir ses propres Dons magiques... impossibles à contrôler, même par Savil. Or, tant que Vanyel n'aura pas appris à les maîtriser, ils menaceront non seulement sa vie, mais aussi tout Valdemar.

La petite histoire

Vanyel, jeune homme de 16 ans, est envoyé par son père chez sa tante pour qu'elle fasse de lui un guerrier. Seul, rejeté, Vanyel a du mal à se faire une place au palais et montre aux autres un visage arrogant et suffisant, détestable pour éviter qu'ils voient qu'il souffre. Même si il essaie degarder ce masque, il ne peux s'empêcher d'éprouver des sentiments de plus en plus forts pour Tylendel, l'apprenti Héraut-Mage de sa tante Savil. Leur relation secrète et fusionnelle va les entraîner vers des dangers qu'ils ne mesurent pas.

Ce que je retiens de ce roman

Ce qui fait la force de ce roman fantasy initiatique c'est le personnage de Vanyel : d'abord assez lisse, et plaintif, il va se révéler plus nuancé et évoluer, mûrir, se découvrir. J'aurai souhaité plus de développement dans la relation des hérauts et de leur compagnon et une psychologie plus poussée des personnages pour pouvoir avoir plus d'empathie pour eux.


 Les thèmes de la famille, de la différence sont très bien amenés et traités dans ce premier tome. 

L'intrigue est bien menée, l'introduction de la magie est assez tardive mais l'univers est riche. 

Un bémol : l'écriture, qui a des longueurs inutiles ou redondantes lors des dialogues et des pensées notamment. 

Sinon c'est une aventure plaisante à suivre et que je conseille aux amateurs de Romantic Fantasy. 

dimanche 16 décembre 2018

#PLIB2019 Les Nuages de Magellan


©Scrineo
⭐💫⭐🤖⭐
Les Nuages de Magellan
Estelle Faye
Scrineo
octobre 2018
274 p.
#ISBN9782367405858


La petite histoire

 27ème siècle. L’Humanité s’est étendue à toute la Voie Lactée. La nouvelle frontière, ce sont désormais les Nuages de Magellan, mais les Compagnies ont fini par renoncer à tout projet de colonisation, préférant les affaires aux rêves d’exploration spatiale. Deux siècles auparavant, l’humanité a pourtant maîtrisé l’énergie sombre, une ressource quasi illimitée, mettant ainsi fin aux guerres pour les énergies fossiles. Ont suivi plusieurs siècles de liberté, d’exploration, d’avancées… Puis, insidieusement, de nouveaux jeux de pouvoir et d’influence se sont mis en place, conduisant à la multiplication des hors-la-loi. Depuis, un mythe court la galaxie : des pirates auraient créé sur Carabe, une planète perdue, une république idéale, hors d’atteinte du pouvoir des Compagnies. Dans l’un des derniers postes frontières avant les Nuages, Dan, une jeune serveuse idéaliste, chante du blues dans un bar pseudo texan tout en rêvant d’aventures stellaires. Elle est fascinée par Mary, une cliente taciturne dont on dit qu’elle serait peut-être une ex-pirate… Les Nuages de Magellan n’ont pas dit leur dernier mot !

Le contexte de lecture

Lu dans le cadre de la sélection des 21 pour le PLIB 2019 et aussi parce qu'estelle Faye m'avait bluffé avec Les Seigneurs de Bohen (prix PLIB 2018). 

L'autrice et son écriture

J'ai beaucoup apprécié encore une fois la plume de l'autrice qui sait très bien créer des personnages et les mettre en action, dans l'action.  Nous partons à la découverte de plusieurs planètes, mondes et l'on retrouve une même volonté de liberté qui anime les personnages (comme dans Les Seigneurs de Bohen). Estelle Faye nous entraîne dans un voyage intergalactique sans temps mort à la rencontre de personnages forts et qui s'affirment au gré des événements, des péripéties. 


Dès la couverture nous sommes emportés dans un monde "far far away", sans limite, faisant référence à cette bonne vieille Terre avec le Frontier (bar perdu sur la route 66) et le chapeau de Cow-boy de Liliam. le vaisseau spatial rappelle les navires pirates et autre galion. D'entrée de jeu, science-fiction et monde historique se mêle donnant le ton à une histoire sans temporalité ou plutôt intemporelle s'enracianant profondement dans les racines de la Terre et visant pourtant les mirages des Nuages de Magellan loin de la dictature écrasante des Compagnies.

J'aime l'humanité qui se dégage des personnages auxquels on s'attache très vite. 
Le monde cyborg, "l'interracialité", les écosystèmes de vie innombrables créent une toile de fond  riche et dense.

C'est véritablement une Odyssée de l'espace  car l'on passe de Charybde en Scylla et le voyage s'étale sur plusieurs années. Point de Pénélope attendant son héros ici : chacun est maître et acteur de son destin. La mythique Carabe est en point de mire et après quelques détours, faux-semblants sera révéler aux yeux des plus intrépides. L'autrice crée un univers complexe en quelques pages et nous le fait traverser à la vitesse de la lumière pour magnifier sa beauté à la fois éphémère et continuellement renouvelée. Même si il nous semble que ce monde n'a plus d'espoir voit son déclin inévitable : l'esprit farouche et libertaire d'une poignée de personnages ravive la flamme de la révolte ... 

"...Si nous ne pouvons pas être le remède, alors nous serons la fièvre."

Les personnages

Revenons aux personnages, clé de voûte de ce récit : nous sommes confrontés à une "vétérante" pirate, Liliam, alias Mary Reed, blessée  au coeur et à la mémoire fragmentée, à une jeune femme, Dan, pleine de rêve de liberté et ingénue. Ce duo va rencontrer de nombreux personnages sur sa route mais celui qui retiendra notre attention est l'Arlésienne de cette histoire et son centre névralgique Sol Saint-Clair : une légende, une héroïne cyborg du temps de la Grande Piraterie. Les personnages masculins sont présents mais n'ont aucunement l'étoffe de ces trois entités féminines fort différentes et complémentaires.

Ce que je retiens de cette lecture...

Une aventure interstellaire où les personnages sont touchants et attachants, j'ai apprécié ce voyage vers Carabe, vers un rêve de liberté...


lundi 2 avril 2018

Le Temps des râteaux

©Zinedi

Le Temps des râteaux, Hervé Mestron, Zinedi, mars 2018, 137 p. 
La petite histoire

Edouard est un adolescent  avec tous les travers connus (addictions diverses au sucre, à l'alcool, la cigarette, les jeux vidéos...), malchanceux en amour et avec une mère envahissante qui cherche à le sortir de sa léthargie. Après un rendez-vous chez le médecin qui décrète que la marche est le meilleur moyen pour décrocher, voilà Edouard promeneur pour chien. 
 Édouard se retrouve en laisse avec Princesse Butterfly, un Yorkshire de concours.
Mais comme de bien entendu : un malheur n'arrive jamais seul, cette dernière parle en pensée à Edouard... 
Situations cocasses vont donc découler de cette relation canin-humain.

Le contexte de lecture

Envoi en service presse du livre par la maison d'édition Zinedi que je remercie. 

L'auteur

J'ai déjà lu deux autres romans jeunesse d'Hervé Mestron, à savoir Touche pas à ma mère (une histoire de femme battue) et Enterrement d'une vie de cancre (sur le handicap et la différence). J'ai également reçu de la part de l'auteur une nouvelle intitulée Cendres de Marbella (petit avis ici : La vie ne fait pas de cadeau à Ziz qui lorgne vers les sirènes andalouses et la blanche pour s'évader de sa banlieue clivante. Un ado en perdition qui se cherche, expérimente. Une écriture alerte. Cette concision sied parfaitement au propos et au personnage.

L'objet-livre et le titre

La couverture et le titre donnent le ton du récit et semblent nous diriger vers une comédie
La couverture est plutôt "peps" avec ses couleurs vitaminées (jaune, rouge, bleu). Le personnage ahuri (Édouard) avec ses lunettes à double foyer, n'est absolument pas mis en valeur avec ce cadrage en plongée qui grossit exagérément sa tête. De plus, il se tient dans une attitude qui le fait passer pour le débile de base. 

L'intrigue 

On découvre Édouard en pleine thérapie pour remédier à ses "vices". C'est assez drôle dès le début.  

"J'essaie de remplir le temps à mesure qu'il se vide."

Mais je suis très frustrée par la fin qui arrive d'un coup et manque de développement alors que la première partie m'a semblé plus longuette et avec peu d'actions percutantes.   
 
Les personnages
Édouard
   
"...je n'étais plus l'Edouard aux mains maculées de problèmes."

J'aime beaucoup ce personnage tout en auto dérision, qui me rappelle un autre adolescent dégingandé Maxime dans Comment (bien) rater ses vacances d'Anne Percin.  

" En gros, la vie devait commencer par un bon râteau, si on voulait, un jour, espérer rouler des pelles. Je me suis marré, j'aimais bien cette phrase bien lourde, comme moi. "

Les autres personnages sont assez peu développés et restent très en surface, c'est dommage car on ne peut pas s'attacher à eux où leur trouver une réelle personnalité, même antipathique. Les personnages sont sans relief, même tante Gazou et ses formes généreuses. 

"Mais ce sont parfois les petits mensonges qui font grandir les vérités."

Ce que je retiens de ce livre...

Une lecture sympathique, sans plus. Elle permet de passer un bon moment de détente mais j'aurai aimé voir la relation mère-fils évoluer vers la fin, être plus approfondie.  


 



Le Garçon de feu

  Le Garçon de feu Sarthak Sinha Editions Du Ricochet EAN : 9782352635512      Un petit album plein de tendresse avec ce feu follet. Tim se...