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samedi 4 janvier 2020

Aiden Jones, tome 1 : La marque #PLIB2020


Crédits : Au Loup

Aiden Jones, tome 1 : La marque #PLIB2020
Catherine Loiseau
Au Loup
Mondes infinis
septembre 2019
244 p.
#ISBN:9791093950730 

 Le texte d'éditeur
 Londres, 1880, quelques décennies après l’invasion de la ville par des elfes, dragons et fées. Ces êtres magiques ne furent vaincus qu’au prix d’une guerre dévastatrice menée par les Magiciens du Collegium.
Aiden Jones est chasseur de critters, ces lutins, gnomes et autres pixies qui infestent encore les quartiers de Londres. Doté de pouvoirs magiques latents, il rêve d’entrer à son tour au Collegium qui forme les magiciens de la Reine Victoria.
La possibilité d’activer ses pouvoirs semble enfin à portée de main lorsqu’il apprend qu’une prime exceptionnelle sera accordée pour la capture d’un essaim de critters.
Sa quête le mène alors dans les beaux quartiers où il croise la route de Grace Fairchild, une jeune noble qui va lui proposer un pacte inattendu. Une rencontre qui le mènera peut-être plus loin encore que ce qu’il avait prévu…

Le contexte de lecture

Lecture pour le Tournoi des élites et l'Epreuve des stratèges dans le cadre du PLIB 2020.  je valide une partie du Menu Gourmand avec cette lecture d'un pré-sélectionné. J'avais envie de lire de la fantasy et ce roman me tentait bien, la couverture avait accroché mon regard dès sa sorite, elle est signée Sarah Feruglio.


crédits : PLIB
La petite histoire

Nous suivons un chasseur de critters, Aiden Jones, jeune garçon de 14 ans, dans un Londres steampunk du 19ème siècle. ce dernier travaille seul dans les égouts de la capitale pour traquer fées, lutins et autres gnomes qui parasitent la cité. Son monde bien ordonné et peu enrichissant dans tous les sens du termes va être chamboulé par une tornade blonde et riche du nom de Grace qui va mettre à mal ses convictions et son rapport aux créatures  magiques. 


Ce que je retiens de cette lecture...

L'univers steampunk dans un Londres ayant connu une fracture entre monde réel et magique est très réussi; J'aime beaucoup l'univers steampunk, même si ici il n'est qu'en toile de fond. Très vite l'autrice nous entraîne dans le sillage d'Aiden à travers les quartiers pauvres et les égouts de Londres puis vers les quartiers plus huppés. Nous explorons un microcosme où les petits métiers ont leur importance dans cette cité. 

On retrouve la débrouillardise d'un Oliver Twist incarné par Aiden, la magie de Mary Poppins dans l'air ambiant et la fantaisie et l'espièglerie d'une Fifi Brindacier avec Grace. C'est très palpitant, le rythme est soutenu, on ne s'ennuie pas dans les dédales des égouts à la recherche des petites créatures magiques. La relation des deux personnages principaux évolue pour notre plus grand plaisir : chacun apprend de l'autre. Une amitié solide se crée au fil des aventures. 

J'ai trouvé la plume addictive et fluide, un vrai régal. 


Un roman de fantasy jeunesse réussi : j'ai adoré découvrir Aiden, un personnage sensible qui va évoluer tout au long du roman. Grace est un personnage féminin haut en couleurs qui complète harmonieusement le héros. L'univers développé avec la chasse des critters, un Londres steampunk est bien construit. Y a plus qu'à attendre la suite ! 

jeudi 3 janvier 2019

La Fille qui a sauvé Noël


©Hélium
⛄🌨❄🏔🎅

La Fille qui a sauvé Noël
The Girl Who Saved Christmas
Matt Haig
Chris Mould
Hélium (Actes Sud)
novembre 2017
320 p.
9782330079390

La petite histoire

 1840. La petite Amélia S. Perrance vit à Londres avec sa mère, très malade, et Capitaine Suie, son chat noir. Elle souhaite plus que tout que sa maman guérisse. Malheureusement, en cette veille de fête, le Père Noël, à qui elle écrit pour lui demander son aide, a bien d'autres chats à fouetter : les lutins sont en colère, les rennes tombent du ciel et les horribles trolls menacent de détruire Lutinbourg. Ses efforts pour rétablir le calme semblent vains, et la magie risque de s'éteindre pour toujours... Qui parviendra à sauver Noël ?

" La vie est comme une cheminée : il faut parfois passer dans le noir avant de voir la lumière."

Le contexte de lecture
  
Cette histoire de Noël a été lu dans le cadre des challenge de Noël et de l'hiver. J'avais lu l'année dernière Un Garçon nommé Noël. Il me restera à découvrir l'année prochaine : 
Le Père Noël et moi toujours des mêmes auteur et illustrateur.

©Hélium
©Hélium
Lu dans le cadre du challenge de littérature de l'Imaginaire. 
  https://malecturotheque.files.wordpress.com/2018/11/cli7a.png?w=300&h=300


L'atmosphère de l'histoire

Matt Haig nous plonge d'emblée dans deux ambiances diamétralement opposée celle de Lutinbourg où la magie domine ainsi que l'abondance de jouets, nourriture délicieuse et chaleur malgré le décor neigeux et celle grise, triste, glaciale du Londres miséreux de Dickens avec les enfants pauvres, orphelins et maltraités. 
©Hélium
  
 Les personnages de l'histoire


J'adore les personnages hauts en couleur que nous concocte l'imagination fertile de l'auteur : un Père Noël joufflu et ventripotent, un chat Capitaine Suie qui n'a rien à envier à la souris de Nicolas du tome 1. Une frêle et tonique Amélia S Perrance, qui n'aurait pas dépareillé sur les toits au côté de Mary Poppins et de son ramoneur.  M. Villain est le personnage méchant par excellence flanqué d'acolytes tous plus grossiers, hideux et abjects les uns que les autres, Mme Tranchant, M. Boiteux. 
Nous retrouvons toute une ribambelle de lutins aux caractères marqués, les rennes volants, des trolls et des fées facétieuses. 
Nous avons également droit à un lutin rebelle, détestant Noël et inventant des tas de mots hilarants. 

" Il n'y a pas de bon côté. C'est une catastrophe. Une calamité abracadabrantesque. Un cataclysme. La ruine et la désolation... une cacafouillaruination ! "

 L'intrigue

Cette histoire virevolte, comme le vent dans la chanson bien nommé "vive le vent" reprise dans l'histoire et de circonstance. Le récit au pays des Lutins alterne avec celui d'Amélia en Angleterre en 1841.
Les chapitres s'enchaînent comme les péripéties à la vitesse d'Éclair "l'ami de toujours du Père Noël". 
Les chaos du temps permettent des moments cocasses et l'humour n'est jamais loin derrière les larmes. L'auteur joue donc avec notre émotion mais j'ai trouvé ce deuxième opus moins poignant que le premier, plus désinvolte.  

 "C'est énorme. Gargantuesque, éléphantesque, extravagant, épastrouillant."

 Ce que je retiens de ce roman jeunesse
 
Magnifique histoire de Noël avec un soupçon de Dickens et une pincée de magie drimwick.



©Hélium


dimanche 9 décembre 2018

La princesse et le Père Noël



©Gründ



❆❆❆❆

La princesse et le Père Noël
The Princess and the Christmas Rescue
Caryl Hart
Sarah Warburton
Gründ
octobre 2017
36 p.
9782324019487

©Gründ


La petite histoire

La princesse Elisa s’ennuie, solitaire, dans son magnifique palais au milieu de la forêt. 
Elle n’a qu’une passion : le bricolage. Elle fabrique tout et n’importe quoi ! 
Un jour, bien décidée à se faire des amis, elle s’aventure et s’égare dans la forêt. Heureusement, un renne de passage va la conduire dans l’atelier… des lutins du Père Noël. 
Elle les découvre totalement paniqués car leur maître est alité ! Son ingéniosité va faire merveille. Elle va les aider, emballer, trier, expédier et bien sûr, rencontrer le Père Noël...

©Gründ


Le contexte de lecture

Lu dans le cadre de mes challenges d'hiver, à savoir :

le Cold Winter Challenge (menu la magie de Noël),
le challenge Christmas Time (version album sapin traditionnel : rouge/doré sur la couverture)
le Sweet Winter Reading menu 12 : bonhomme de neige. 

©Gründ


L'objet-livre

Magnifique album pour Noël en dominante rouge et paillettes dorées, il donne d'entrée le ton pour une lecture pleine de magie et de tendresse. 

Une alternance d'illustrations pleine double-page et de miniatures dynamise le récit. 

Très colorées, les illustrations avec des animaux et des détails sont réalisées pour exercer les yeux observateurs des petits et grands lecteurs. 

Sarah Warburton telle une Quentin Blake au féminin nous propose des personnages expressifs et drôles, attachants.

©Gründ




Le texte, l'intrigue et les personnages


Le récit est rythmé et "rimé" pour être conté à voix haute. c'est agréable de lire cette histoire en donnant le ton dans les dialogues et en posant sa voix lors de l'introduction.
L'histoire alterne harmonieusement récits et dialogues. 

Des contes classiques sont évoqués et tournés en dérision avant la rencontre avec les lutins du Père Noël. Cette mise en abyme crée de la complicité entre grand et petits et enrichit le fond de l'histoire avec ces références communes.

La petite princesse Eliza est un personnage très positif, qui prend des initiatives et est très ingénieuse. La petite bande de lutins est croquignolette. On attend la venue du Père Noël qui daigne pointer le bout de son nez en fin d'album pour le plus grand bonheur des petits.

Ce que je retiens de cet album...

C'est un album typiquement "magie de Noël", avec des bons sentiments (la recherche de l'amitié), un récit enjoué et des dessins vifs et pétillants pour une lecture en famille autour du sapin.



dimanche 7 janvier 2018

Un Garçon nommé Noël

Santa Claus on Samsung Wrapped Gift on Samsung Deer on Google Snowflake on WhatsApp



Un Garçon nommé Noël  



Matt HAIG
Chris MOULD (illustrations)

Hélium

Octobre 2016

255 p.


« une impossibilité,

c’est juste une possibilité que tu n’as pas encore comprise... »



L'histoire

  Nicolas vit en Finlande avec son père Joël le bûcheron. Mais un jour, le chasseur propose à Joël de Partir en expédition pour trouver Lutinbourg et ramener un preuve de son existence au roi pour recevoir une récompense sonnante et trébuchante. Nicolas va donc se retrouver en mauvaise compagnie avec sa détestable tante Carlotta….

 

 Ma chronique



Le contexte de lecture


Découverte de ce roman jeunesse dans le cadre du Cold Winter Challenge menu « magie de Noël ».


L’auteur et l’illustrateur


Un duo excellent entre le romancier et l’illustrateur,que l’on pourra retrouver avec deux autres histoires de Noël : La fille qui a sauvé Noël et Father Christmas and me (non encore traduit). 




Les dessins complètent harmonieusement le propos, on se régale autant avec les yeux qu’avec la lecture du texte. 
 
L’Objet-livre


Un roman jeunesse à la couverture magnifique : autant pour l’illustration et le titre pailletés qui attirent l’œil et donne tout de suite envie de plonger dans ce récit de magie, de Noël et de lutins. 
 
J’aime beaucoup le format que l’on tient bien en main et qui permet un confort de lecture. 
 
Les chapitres sont très courts, illustrés de lettrine à chaque début et de miniatures.
La pagination est bien mise en valeur en bas de page, la typographie est très aérée. 
 
Le travail éditorial est très soigné.



L’intrigue


On retrouve toutes les émotions dans ce roman fantastique : de la tristesse, de la joie, de la peur, de la malice. 
 
« La tante Carlotta n’était pas plus capable d’aimer qu’un glaçon. Et encore, c’est un peu injuste pour les glaçons. Eux, au moins, ils fondent. Alors que cette femmeen était incapable, tant son coeur était congelé. »

L’auteur plante le décor autour du personnage principal et les péripéties vont très vite s’enchaîner surtout dès que Nicolas va se mettre en marche, le voyage vers le Grand Nord et Lutinbourg va voir le rythme s’accélérer.


Qui raconte ?


Un narrateur omniscient, sorte de conteur nous narre cette histoire, il interpelle le lecteur, joue avec lui. Ça ajoute une dimension humoristique à l’ensemble. 
 
« Vous êtes toujours là ?
Bravo. (Les Lutins seraient fiers de vous.)
Alors, commençons... »

L’univers magique créé par l’auteur correspond tout à fait à la magie de Noël comme je me la représente (sans formules magiques abracadabrantesques, d’explosions de fumées…).

« Et parfois, croire vaut aussi bien que savoir. »

J’aime la complicité de Nicolas avec les animaux (la souris et le renne) et leur dialogue « muet ». 

 
 
Les personnages


Nicolas est très attachant, j’aime aussi beaucoup Père Topo et la lutine Ti Nouch, qui se dressent contre l’ordre établi et défendent Nicolas. 
 
Les « méchants humains » sont également à l’image des méchants de Roald Dahl à la fois ridicules et cruels : la tante Carlotta est « sublime » avec la caricature aux petits oignons ciselée par l’auteur... 
 
« Même pour cette époque, où la plupart des tantes étaient affreuses et méchantes, la tante Carlotta était particulièrement horrible.
C’était une grande femme maigre, toujours vêtue de gris, aux cheveux blancs et au long visage sévère, avec une toute petite bouche qui ressemblait à un point final. Tout chez elle, même sa voix, paraissait recouvert de givre. »




Ecriture et style de l’auteur


Ce que je retiendrai de cette histoire, c’est l’humour omniprésent, parfois très trivial lorsque le renne pisse ou défèque par exemple ou encore un humour dénonciateur des travers du genre humain, excellent. 
 
J’adore également les comparaisons et les images mentales que l’auteur distille dans le récit, qui font sens et qui font sourire. 
 
«  -Ha ! Ha ! Hahahahaha ! » Ce rire lui échappa, soudain et terrifiant, comme un envol de chauve-souris surgissant d’une grotte. »

 

Le bonheur n’arrive jamais seul et la lecture de ce livre procure un petit moment de bonheur à ne pas négliger, pour les amoureux de la magie de Noël. 
 
C’est une version des origines du Père Noël que j’ai bien appréciée, drôle, fantaisiste et qui reprend les valeurs essentielles de cette période enchanteresse du calendrier (joie, espoir, partage).




























Le Garçon de feu

  Le Garçon de feu Sarthak Sinha Editions Du Ricochet EAN : 9782352635512      Un petit album plein de tendresse avec ce feu follet. Tim se...